Avant la rencontre de 25e journée de L2 entre Bastia et Libourne, des spectateurs présents à Furiani ont brièvement déplié deux banderoles insultantes et racistes faisant implicitement référence à l'affaire Kébé, joueur de Libourne victime d'insultes en septembre lors du match aller. Le 14 septembre 2007, Kébé, blessé vendredi soir, avait été exclu à la 85e minute du match Libourne-Bastia pour un bras d'honneur contre des supporteurs corses soupçonnés d'avoir proféré des insultes racistes. Le club insulaire s'était vu retirer un point au classement à la suite de ces incidents.
Par ailleurs, des sifflets ont accueilli la lecture par le speaker d'un message de la LFP contre le racisme à la suite de l'affaire Ouaddou. Les joueurs sont ensuite rentrés sur les terrains vêtus de tee-shirts frappés du slogan « Racisme plus jamais ça », suivant une initiative de l'UNFP soutenue par la LFP.
La LFP a indiqué que suite à la banderole insultante dépliée, « un rapport sera transmis à la commission de discipline pour suites à donner ». Dans un communiqué, la LFP a précisé le déroulement des faits suite à l'apparition de la banderole : « Conformément aux consignes, le délégué de la Ligue et l'arbitre du match, M. Poulat, ont refusé de donner le coup d'envoi de la rencontre jusqu'au retrait de la banderole. Le coup d'envoi a donc été retardé de trois minutes ». Sur RTL, Jean-Pierre Hugues, directeur de la LFP, a dénoncé le « caractère raciste, homophobe » et « d'une totale stupidité » de la banderole insultant Boubacar Kébé.
Charles Orlanducci : « Il ne faut pas nous enfoncer à cause de ça »
Le président du club, Charles Orlanducci, est lui aussi intervenu sur RTL pour apporter sa vision des faits. « La banderole en elle-même n'était pas à caractère raciste mais elle s'adressait à M. Kébé, a-t-il déclaré . Ce n'est pas un incident à relever ça quand même! Ça se passe chaque semaine dans les stades! Il ne faut pas nous enfoncer à cause de cette banderole quand même! On espère beaucoup de compréhension de la part de la Ligue. » M.Orlanducci a indiqué qu'il avait été lui-même « retirer la banderole » et s'est déclaré impuissant face à ce problème de racisme à Furiani : « On les condamne, mais que voulez-vous qu'on fasse contre ça? Le message, on le passe sans arrêt et on l'a passé toute la semaine. Donnez-nous des solutions et ce sera fait! » (Avec AFP)


