Eurosport - mar, 22 juil 16:28:00 2008
Ricardo Penteadon, ingénieur Renault de Nelson Piquet, raconte les circonstances qui ont propulsé le Brésilien à la 2e place du GP d'Allemagne. Il avoue aussi : "En arrivant en F1, Nelson comptait beaucoup sur son talent naturel, ses aptitudes innées. Puis il a compris que cela ne suffisait pas".
Avec ses virages lents, Hockenheim s'annonçait comme un parcours du combattant pour Nelson Piquet. S'il n'a rien à envier à Fernando Alonso dans les courbes à haute et moyenne vitesses, le Brésilien éprouve depuis ses débuts en Formule 1, à Melbourne, des difficultés à gérer sa R28 dans les sinueux. Vendredi et samedi, les essais de la 10e manche du Mondial, à Hockenheim, l'avaient encore montré. Mais le pilote sud-américain s'est spectaculairement rétabli dimanche, en faisant de ses faiblesses -il a aussi du mal à exploiter les pneus en qualification- une force. Placé sur un arrêt, il évoluait de façon anonyme lorsque la neutralisation rendue nécessaire par l'accident de Timo Glock (Toyota), au 35e tour, l'a soudain mis dans un plan de course idéal. Ricardo Penteadon, son ingénieur motoriste, raconte ce mardi sur le site officiel de Renault l'enchaînement de faits dont le pilote a su tirer parti...
"Juste avant la course, j'ai discuté avec les stratèges de l'équipe et je leur ai demandé pourquoi ils n'avaient pas décidé d'opter pour une tactique agressive au sens conventionnel", rappelle le technicien brésilien. "Ils préféraient opter pour quelque chose de différent, de tenter le tout pour le tout avec une stratégie à un seul arrêt. A un moment du Grand Prix, nous avions la possibilité de conserver cette approche, ou de partir sur deux ravitaillements. Nous avons confirmé notre choix initial. Au moment où Nelson entrait dans la voie des stands, Timo Glock sortait de la piste et provoquait le déploiement de la voiture de sécurité. De manière providentielle, un boulevard s'ouvrait devant nous".
Propulsé en tête au 53e tour, à la rentrée au stand de Nick Heidfeld (BMW), Nelson Piquet a crânement tenu son rang jusqu'au retour de Lewis Hamilton (McLaren), contre lequel il n'avait pas les moyens de résister. "Il a fait preuve d'une grande maturité. De lui-même, il a décidé qu'il serait inutile de chercher à lutter contre Lewis Hamilton. Il a préféré ne pas batailler et jouer la deuxième position. C'était le meilleur choix à faire. Il n'a pas paniqué et savait parfaitement ce qu'il avait à faire" , se réjouit Ricardo Penteadon, qui connaît bien son compatriote.
Le fils du triple champion (1981, 83 et 87) a souligné dimanche à quel point il avait pris soin pendant 32 tours de ses pneus "medium", le mélange le plus tendre apporté à Bridgestone en Allemagne. Un défi réalisable sous conditions. "Nous savions qu'ils pouvaient tenir la distance", confie Ricardo Penteadon. "Il fallait néanmoins gérer leur usure avec précaution et nous lui avons demandé de les économiser le plus possible en début de relais. Son pilotage prudent a payé : en fin de course, il roulait dans les temps de Felipe Massa, qui avait alors les gommes les plus endurantes". Le pilote de la R28 N.6 a en effet descendu ses prestations sous les 1 min 17 sec, ce que seuls Lewis Hamilton (McLaren) et Felipe Massa (Ferrari) sont parvenus à faire. Il a même signé son meilleur tour dans l'avant-dernière rotation.
Et le motoriste du Losange d'ajouter à quel point son pilote s'est remis en question pour en arrivé-là. "Je crois que lorsqu'il est arrivé en F1, il comptait beaucoup sur son talent naturel, ses aptitudes innées. Puis il a compris que cela ne suffisait pas, il a retroussé ses manches et il s'est mis à travailler encore davantage. Aujourd'hui, il passe tous ses vendredis soir avec nous, à étudier la télémétrie, les vidéos embarquées, le positionnement GPS des voitures, etc Il est très impliqué".
Commentaires 1 - 6 de 6
Petite note à BALSIRT : Alesi a gagné une course - le Grand Prix du Canada 1995 sur Ferrari avec un tour d'honneur sur la voiture de son pote Schumacher (encore chez Benetton)... Juste comme ça... A plus
En quelle langue s'exprime tvvvli ? Rien compris...
Heu je suis d'accord pour parler "d'analyses simplistes" concernant Arnaud, mais j_oyone, tu en fais aussi!! Alesi n'a certes pas gagné de course mais il a fini seize fois deuxième... et quant à comparer la Ferrari de 1996 avec celle de 2000 qui remporta le titre ou même celle de 1998, certes c'est la même écurie, mais ce ne sont ni les mêmes moyens, ni les mêmes voitures!! Comparons les Honda de 2004 et de 2007, et tu vois la différence, y compris entre les Renault de 2006 et 2008...
Dire que Piquet n'a obtenu ses résultats qu'avec son nom est réducteur, mais tout de même son papa lui a apporté les moyens financiers dès le début, et on ne peut pas dire que sa course à Hokenheim n'a été que le fruit de son talent... il faut reconnaître qu'il a été au bon endroit au bon moment, et qu'il faut compter une grande part de chance dans son résultat. Malgré tout, je suis très heureux de ce résultat pour Renault et pour lui, et j'espère qu'il va persévérer dans son apprentissage du plus haut niveau!
Je crois qu'Arnaud a des analyses simplistes. Un nom ne suffit pas pour finir deuxième. Je ne suis pas un supporter de Piquet, mais il est passé par le GP2 où il a eu des résultats satisfaisants. Ce qui n'était pas le cas de Belmondo quand il a eu un baquet qui n'a d'aiilleurs rien prouvé. A-t'il marqué un point dans toue sa carrière ? Prends-tu en compte qu'il est jeune et que c'est un rookie ? Pourquoi tu ne parles pas d'Alesi qui a été tant adulé et qui n'a gagné qu'une course dans toute sa carrière alors que Schumi va gagner 5 titres plus tard avec la même écurie ?
Vettel est affublé d'un sobriquet "baby schumi", le pauvre !
il va se faire laminer par Alonso comme papy schumi.
Espérons que papy va apprendre à Vettel comment aller à l'abordage.
Il est arrivé en F1 grace a son nom ! Meme si le résultat de ce week end est bon, avec un peu de chance, de nombreux pilotes comme Montagny pourraient obtenir des résultats similaires. De toute façon, les pilotes se laissent porter par leurs écuries et ne gèrent meme pas leur stratégie. Le temps ou "le professeur" décidait avec son manager de la course à faire est loin, et c'est dommage.... mais j'espère que renault va enfin revenir un top team avec de vrais pilotes (je n'inclus pas Alonso)
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