La rencontre opposant les Girondins au FC Nantes, dimanche (21h00), sonne comme un symbole fort pour les amateurs de beau jeu. La venue des Canaris n'est pas sans rappeler qu'autrefois les visiteurs proposaient un football séduisant, qualifié de «jeu à la nantaise». Une marque de fabrique labellisée «Jonelière», qui a fait ses preuves, et qui fut longtemps citée en référence (8 fois champion de France et 3 Coupes de France). Mais aujourd'hui, après trois saisons passées à flirter avec la relégation, puis une autre à l'échelon inférieur (interrompant ainsi 44 ans de présence en L1), l'équipe de Der Zakarian affrontera celle de Laurent Blanc, fer de lance d'un club possédant le deuxième centre de formation de l'Hexagone (derrière Rennes), et dépositaire d'un football reconnu comme l'un des plus attrayants du pays. Un groupe marine et blanc respectueux de son adversaire, mais unanime pour admettre un certain effritement de la réputation de celui-ci.
«Le jeu à la nantaise est quelque chose qui nous a fait plaisir à tous, nous, les amoureux du football. Mais depuis un certain temps, en étant réaliste, il faut reconnaître que celui-ci est beaucoup moins évident, constate avec regret Laurent Blanc. Et ce, d'une part parce que Nantes a malheureusement fait un passage en Ligue 2, et d'autre part, parce qu'au niveau le la formation, l'école nantaise jouissait depuis vingt ans d'une très grande réputation, tandis qu'elle est un peu plus en difficulté de nos jours. Actuellement, il y a des joueurs qui n'ont pas été formés au sein de celle-ci, ce qui fait que le jeu s'en ressent, forcément».
Diarra : «Un match pas facile»
Une vision partagée par un Alou Diarra circonspect. «Il nous faut à tout prix gagner à la maison face à Nantes, pour oublier la défaite frustrante à Paris (1-0), bien qu' avec cette équipe, nous partons un peu dans l'inconnue, concède l'international. Elle possède de très bons joueurs, même s'il y a eu beaucoup de changements dans ce que l'on appelait jeu à la nantaise, comme le montrent les nombreux recrutements effectués à l'intersaison, confirme-t-il. Nous devrons attaquer et marquer rapidement pour faire la différence plus vite et être plus sereins, et pour maîtriser notre sujet, dans un match pas facile».
Pour Ulrich Ramé, nantais de naissance, le profil du FCNA actuel pourrait ressembler à celui que bon nombre d'équipes adoptent désormais face au vice champion de France. «Je pense que l'on va tomber sur le mur de l'Atlantique, prévient avec humour le portier capitaine. Ce pourrait être comme face à Caen, un genre de matches auxquels nous serons de plus en plus confrontés. Nantes possède des joueurs relativement physiques, en plus d'atouts techniques. Mais ce sera à nous de trouver des solutions pour les contrer, et d'essayer d'ouvrir le score le plus rapidement possible. Nantes a souvent réussi à Chaban-Delmas, c'est vrai, mais d'une année sur l'autre, cela peut changer. La preuve, contre nous, avec le PSG dernièrement... » Attention donc, à la passation de témoin. - Laurent BRUN, à Bordeaux.

L1 Un jeu nantais «en difficulté»agrandir la photo

Commentaires 1 - 2 de 2
Par pitié! FCN! Et pas FCNA! et c'est tant mieux, ça sonne beaucoup mieux, et c'est moins ridicule, l'Atlantique s'arrête pas en Bretagne.
allez Nantes, AURORE JE T AIME, KIKI AUSSI, jéjé du 85
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