Notre consultant Jean-François Bernard revient sur la victoire d'Alberto Contador dans la Vuelta qui conforte l'Espagnol comme le meilleur spécialiste de courses par étapes. Seule nouveauté : «Il a dû composer avec la pression. Je pense qu'il n'avait jamais été aussi attendu.» Plus largement, les cyclistes espagnols confirment leur mainmise sur la saison et abordent les championnats du monde en favoris.
Contador, le meilleur sur les courses par étapes
«En remportant le Tour d'Espagne, Alberto Contador a confirmé dimanche qu'il était actuellement le meilleur spécialiste des courses par étapes. Il a confirmé qu'il avait toute la palette pour s'imposer sur les Grands Tours : il est le meilleur des grimpeurs (cette année, il n'a été titillé que par Riccardo Ricco) et il est au niveau des meilleurs rouleurs en contre-la-montre. Il est sans rival. Finalement, son principal adversaire sur cette épreuve c'était lui-même. Il a été étiqueté comme grand favori dès le printemps et depuis il a dû composer avec la pression. Je pense qu'il n'avait jamais été aussi attendu : lors de sa victoire sur le Tour de France, il avait débarqué en outsider. Cette année, il est arrivé sur le Giro sans préparation et sans réelle attente. En Espagne, devant son public, il a répondu présent et évité les pièges, au contraire de Valverde qui a perdu gros dans une bordure.»
Son absence sur le Tour est un mal pour un bien
«La non-invitation d'Astana sur le Tour de France a poussé l'équipe et Contador à redéfinir leurs objectifs de la saison. La Grande Boucle accapare tellement l'attention des leaders que le Giro et la Vuelta étaient relativement délaissés ces dernières saisons. Là, le Tour d'Espagne a été l'objectif clair de la saison pour Johan Bruynel et ses coureurs. Depuis trois semaines, ils ont été au-dessus du lot, avec Levi Leipheimer qui finit très près au général. Carlos Sastre et Alejandro Valverde avaient axé leur préparation sur le Tour et ils ne sont pas arrivés au top de la forme. En remportant les trois Grands Tours, Contador rentre dans un cercle fermé de cinq coureurs (avec Jacques Anquetil, Felice Gimondi, Eddy Merckx et Bernard Hinault). Il réussit ce qu'un Miguel Indurain n'a jamais fait. Pour 2009, il n'a pas vraiment intérêt à s'attaquer aux classiques, sauf Liège-Bastogne et La Flèche Wallonne qui pourraient lui convenir. Il a les moyens de remporter encore le Tour : en attendant l'inconnue Armstrong, la principale menace sera Andy Schleck mais ce dernier reste une promesse.»
L'Espagne a les deux meilleurs cyclistes au monde
Les cyclistes espagnols ont tout gagné cette année : des classiques (Liège-Bastogne-Liège), les Jeux Olympiques, le Dauphiné Libéré, et surtout les trois Grands Tours*. Au-delà des questions qui se posent sur la lutte antidopage, l'Espagne peut compter sur deux coureurs d'exception, avec la pépite Contador, et un grand leader pour les classiques, Alejandro Valverde. Les Espagnols devraient d'ailleurs débarquer en favoris aux championnats du monde de Varese. D'après les premières informations, le circuit n'est pas très difficile mais assez sélectif pour les sprinteurs. Le titre devrait se jouer entre Espagnols (Freire, Sanchez) et les Italiens emmenés par Paolo Bettini, avec les Belges en arbitres.
Les promesses des coureurs français
On peut regretter de ne pas voir David Moncoutié aux Championnats du monde, après sa victoire d'étapes, le maillot de meilleur grimpeur et une huitième place finale sur le Tour d'Espagne. On a l'impression de ne pas connaître les limites de ce coureur. Mais il a laissé beaucoup d'énergie sur la Vuelta et on connaît bien son profil : s'il n'est prêt mentalement pour se lancer sur les championnats du monde, cela ne sert à rien de lui forcer la main. Sylvain Chavanel a les moyens de tirer son épingle du jeu dans la course en ligne et dans le contre-la-montre. En l'absence de Fabian Cancellara, l'épreuve sera assez ouverte. Il pourrait jouer le titre face à Michael Rogers, David Millar ou Tony Martin.» - Recueilli par A.T.
* Avant l'Espagne en 2008, seule la France avait remporté les trois Grands Tours lors d'une même année. En 1964, Jacques Anquetil s'était imposé sur le Tour et le Giro. Raymond Poulidor avait gagné le Tour d'Espagne.

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Commentaires 1 - 3 de 3
A lire vos commentaires on voit que vous ne connaissez absolument rien au vélo.
Allez bosser tas de feignants au lieu d'éssayer de nous convaincre que vous avez raison, vous êtes pitoyables et inintéressants...
si ceux qui ont le meme DOC!!!
IL vieillit pas un peu le Bernard ???
pauvre consultant Jean-François Bernard «Contador est sans rival» et sont maitre du contador le roi de la dope lance reviens
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