Libéré par le départ du fantasque Pascal Feindouno, Dimitri Payet s’affiche comme le nouveau fer de lance de l’attaque stéphanoise. Et l’efficacité offensive des Verts semble parfois tributaire des performances du Réunionnais.
Débarqué à Saint-Etienne l’an passé avec l’étiquette de grand espoir, l’ancien Canari Dimitri Payet a mis du temps à faire son nid dans le Forez. Peu titularisé la saison dernière, en manque d’efficacité (aucun but en 31 matchs de L1) et d’inspiration, le jeune international Espoirs a connu des premiers mois difficiles au sein d’une équipe qui a tardé à trouver son plein régime. Dans l’ombre de Feindouno & Co chez les Verts, Payet a pourtant souvent brillé l’an passé lors de ses convocations avec les Bleuets d’Eric Mombaerts (deux buts en cinq matchs). Des performances répétées qui lui ont permis de ne pas perdre le moral. A force de travail et de persévérance, le natif de Saint-Pierre à la Réunion a fini par retrouver la lumière avec le retour des beaux jours. Une éclosion arrivée à point nommé puisqu’elle a contribué à la belle fin de saison de l’ASSE et à la qualification européenne. Heureux de ce dénouement, le Réunionnais était pourtant loin d’être rassasié au terme de sa première saison loin de son cocon à la Jonelière.
Conscient des failles de son jeu - essentiellement dans le repli défensif et l’efficacité dans la zone de vérité - et de l’attente autour de lui, le jeune Payet à donc mis les bouchées doubles durant l’avant-saison pour hausser son niveau de jeu. Avec pour objectif de pouvoir se libérer psychologiquement. « J’aurai besoin d’un but pour me libérer et franchir un cap, expliquait-il dans les colonnes du Progrès pendant la préparation estivale. Sur la saison dernière, je regrette un peu de ne pas avoir marqué. Je n’étais pas assez attiré par le but comme je le suis maintenant. Aujourd’hui, je dois être plus présent dans la zone de finition. » Tant attendue, cette libération est intervenue sur la pelouse de Chaban-Delmas contre Bordeaux (1-1). Buteur en Gironde pour la première fois en compétition officielle avec les Verts, celui qui fût recalé par le centre de formation du Havre a pris enfin la dimension attendue par Laurent Roussey.
Un « dépucelage » au lendemain de l’annonce officielle du départ de Pascal Feindouno pour le Qatar. Simple coïncidence ou réelle cause à effet ? Monopolisant le ballon et garant du spectacle dans le Chaudron, le Guinéen a trop souvent dicté le jeu des Verts, reléguant ses compères du milieu au rôle de faire-valoir. S’il l’avoue à mots couverts, Payet ne nie pas que le départ de l’ancien Girondin a facilité son éclosion. « L’absence d’un joueur pareil doit me pousser à prendre d’autres responsabilités et à avoir plus de volume de jeu, avouait-il quelques jours après le départ de Feindouno à nos confrères de Puest-France. Oui, ça peut m’aider à me libérer. » Et la confirmation ne s’est pas faite attendre. Encore buteur à Tel Aviv en Coupe de l'UEFA (2-1 en faveur de l'ASSE), l’espoir estime avoir franchit le cap nécessaire à sa progression « Défensivement surtout, j'ai fait d'énormes progrès. Avant, je ne m'en préoccupais pas. Là, j'ai appris à faire les efforts. Et puis, dans les choix, dans la vitesse d'exécution, il y a du mieux aussi. Au niveau de l’efficacité, avec le coach, on en avait parlé et c'est le point sur lequel je voulais insister. J'ai travaillé et mis plus d'exigence dans les séances devant le but. Progressivement, ça vient ». Et progressivement, Payet devient un rouage essentiel à la mécanique stéphanoise.
Maxime VAUTIER

ETIENNE :Payet fait son nidagrandir la photo

Commentaires 1 - 2 de 2
Précisons juste que Payet a marqué son 1er pour Sainté à Tel Aviv (j'y étais ce qui ne devait pas être le cas du journaliste...) et non pas à Bordeaux!ALV!
ALLEZ LES VERTS!!!
=]
Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire
Pas encore utilisateur Yahoo! ? Inscrivez-vous maintenant pour ouvrir un compte gratuitement