Défis et records - A la chasse aux records

Eurosport - lun, 23 févr 19:57:00 2009

Pascal Bidégorry et son équipage sont actuellement au sud de l'Espagne en attente d'une fenêtre météo clémente pour partir au large. A bord de Banque Populaire V, le plus grand trimaran du monde, chacun parfait sa préparation avant d'attaquer la Route de la Découverte, 1er des trois records visés

2009 Banque populaire Bidégorry - 0

Dès le premier abord, Banque Populaire V impressionne. Affichant fièrement un tirant d'air de 47 mètres et une longueur de coque centrale de 40 mètres, le plus grand trimaran du monde se tient majestueusement à l'écart de la marina de Puerto Sherry. Sous des mensurations exceptionnelles se cache évidemment une bête de course prête à avaler les records à près de 40 noeuds. Dessiné par le cabinet VPLP et construit par CDK Technologies et ses fournisseurs, "BP V", barré par le Basque Pascal Bidégorry, a été mis à l'eau en août 2008.

Dès lors, ce dernier a tout mis en oeuvre pour préparer au mieux sa série de records. Après de multiples sorties en mer du côté de Lorient, les 13 hommes qui forment l'équipage ont ainsi décidé de convoyer jusqu'en Espagne, prêts à se lancer à l'assaut de l'Atlantique. Partis le jour de la Saint Valentin, Pascal Bidégorry et son équipage ont alors trouvé refuge à quelques encablures de Cadix. Ils ont décidé de mouiller dans le port de la cité balnéaire alentour, Puerto Sherry, déserte au mois de février. Au calme, le lieu convient alors parfaitement à l'ensemble de l'équipe pour peaufiner les derniers préparatifs.

Sur la route des caravelles

Car depuis quelques jours, si une fenêtre météorologique se présente, Banque Populaire V passera naturellement en code vert* et mettra le cap à l'ouest sur la Route de la Découverte. Reprenant le parcours des premiers explorateurs, en particulier celui de la Pinta de Christophe Colomb en 1492, cette dernière sera le premier des trois records auxquels BP V s'attaquera cette année.

"Quitter Cadix, laisser l'île de Gran Canaria à tribord et arriver à San Salvador, voilà le parcours de notre premier record , affirme enthousiaste Bidégorry. Les conditions pour se sortir des côtes espagnoles, aller jusqu'aux Canaries et la navigation dans les alizés sont des paramètres que l'on peut anticiper. Par contre, les 900 derniers milles sont très délicats à négocier dans la mesure où le vent mollit dès que nous passons les Antilles. Le scénario idéal serait donc de partir avec un bon régime d'alizés portugais, pour se glisser sous un puissant anticyclone des Açores."

Une fois cette première transatlantique effectuée, viendra ensuite l'heure pour l'équipage de tenter d'accrocher le mythique record de la traversée de l'atlantique Nord entre New York et le Cap Lizard. Si tout se passe comme prévu, cela devrait se faire au début de l'été. Pour le skippeur du maxi trimaran, ce record, qu'il a déjà détenu lorsqu'il était à bord d'Orange 2 en 2006, devrait se jouer "à quelque heures voire quelques minutes..."

Bidégorry : "Je suis fier de cette équipe"

Après un passage par les ateliers où le bateau sera sorti de l'eau, démâté et vérifié, Pascal Bidégorry se préparera alors minutieusement pour ce qui sera le point d'orgue de cette campagne : le trophée Jules Verne, le tour du monde en équipage, sans escale et sans assistance. En stand-by à Brest à partir de mi-novembre, les 13 hommes devraient alors attendre le moment idéal pour se lancer à l'assaut du record de Bruno Peyron sur Orange 2 (50 jours, 16 heures, 20 minutes et 4 secondes).

Pour cela, Bidégorry a su s'entourer d'une équipe performante avec des marins de qualité "qui s'entendent". "J'ai bâti une équipe en misant avant tout sur l'expérience partagée, affirme-t-il plein d'entrain. Une équipe avec laquelle j'ai créé des liens forts. Prenez par exemple Jérémie Beyou. On a navigué ensemble sur BP IV, il était normal que l'on continue". Avant d'ajouter : "Je suis fier de cette équipe".

Un équipage soudé, un bateau "bien né qui présentent des safrans, des foils et des réglages au top", selon le skippeur, il n'en faut pas plus pour considérer ce monstre des mers comme un prétendant de choix aux plus grands exploits. Dans quelques jours, si tout se passe bien, on devrait alors entendre parler de nouveau de Banque Populaire et de ses hommes.

*Code Vert : L'équipage est sur zone pour un départ dans les 24 heures, 100% de chances de partir.

Hadrien HIAULT, envoyé spécial à Puerto Sherry / Eurosport

Commentaires 1 - 1 de 1

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  1. une photo please

    De tasmanian, le sam 21 févr 16h 09
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