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Foot - Coupe - Carquefou Le Paih : «Glamour»

dim 23 mar, 17h36


Après avoir éliminé Nancy et Marseille lors des tours précédents, Carquefou retrouvera une autre formation de l'élite, le Paris-SG, à l'occasion des quarts de finale de la Coupe de France qui se dérouleront les 15 et 16 avril prochains. Sébastien Le Paih ( avec Djibril Cissé, photo L'Equipe ), capitaine du club de CFA 2, nous a confié son enthousiasme à l'annonce du tirage au sort. Il compte sur l'appui de la Beaujoire et de ses 38 000 spectateurs pour créer un nouvel exploit.

Sébastien Le Paih, quel est votre sentiment par rapport à ce tirage au sort ?

«C'est génial. C'est ce qu'on souhaitait, retourner à la Beaujoire et prendre une équipe qui nous ramènerait nos 36 000 copains. C'est un tirage hyper glamour. Sans vouloir faire offense aux autres équipes, on espérait vraiment pouvoir jouer contre Lyon, Bordeaux ou Paris. Ce sont des équipes qui ont marqué l'histoire du foot français.

Quitte à avoir un tirage compliqué... ?

Oui, mais, de toute façon, tout le monde était fort. Il ne faut pas que les gens se méprennent, on n'est qu'une CFA 2. Jusqu'à maintenant, on a fait un parcours extraordinaire, mais il faut garder les pieds sur terre. On n'est pas devenu d'un coup un club de L1 ou de L2.

Vous allez pouvoir recroiser des anciens Nantais, et notamment Sylvain Armand, qui est très proche de Baptiste Lafleuriel ?

C'est clair ! C'est super de pouvoir les recroiser sur notre chemin, même si Paul Le Guen a déjà prévenu qu'il ne comptait pas aligner son équipe type. Ce n'est pas grave, on croisera Mickaël (Landreau) sur le banc.

J'imagine que vous devez être beaucoup sollicité désormais ?

Ça n'arrête pas ! Que ce soit la presse sportive ou non sportive, tout le monde vient nous voir pour sentir l'ambiance qu'il y a dans le groupe. Maintenant, nous, on sait faire la part des choses. On continue toujours d'avoir une pensée au Championnat parce que c'est notre quotidien. On ne voudrait surtout pas gâcher notre fin de saison par une descente en DH.

Vous imaginez-vous tout de même pouvoir réaliser un parcours similaire à celui de Calais, finaliste lors de l'édition 1999-2000 ?

Je ne pense pas, car ce qu'ils ont fait.... Je ne suis pas sûr que ça puisse être égalé. Nous, on essaie surtout de garder la tête froide, même si on a conscience de notre privilège, de notre chance. Maintenant, de là à parcourir les 200 ou 300 kilomètres qui nous séparent de Paris (et du Stade de France), il y a un monde.»

Recueilli par Emery TAISNE