
PARIS (AFP) - Pauleta, Yepes et Mendy: trois cadres du Paris SG qui ont vécu le déclin du club depuis quatre ans, 9e, 9e, 15e puis 16e de Ligue 1, disputent certainement leur dernier match sous le maillot parisien lors de la finale de la Coupe de france contre Lyon, samedi au Stade de France.
Pedro Pauleta, buteur trop exclusif (2003-08):
S'il est devenu le meilleur buteur de l'histoire du club (109 buts) et s'il a marqué lors de matches décisifs, finales de coupes ou chocs contre l'OM, Pauleta, 35 ans, n'a jamais ramené le PSG au centre de l'Europe, ni même dans sa banlieue, sa seule participation à la Ligue des champions se soldant par une élimination au premier tour. Il a gagné deux Coupes de France (peut-être trois), une Coupe de la Ligue avec Paris, mais le PSG n'a terminé bien classé (2e) que lors de sa première saison. Pauleta est resté l'idole du public, qui lui a réservé une superbe ovation pour son dernier match au Parc, il y a 15 jours, mais le Portugais est aussi le buteur qui coûtait 300.000 euros par mois, de 33 à 35 ans, et qui a phagocyté le jeu offensif et empêché qu'un attaquant s'exprime à ses côtés.
Mario Yepes et les tirages de maillots (2004-08):
Le Colombien âgé de 32 ans n'a vécu que les mauvaises années du PSG. Il n'a jamais déçu mais n'a jamais non plus semblé aussi fort qu'à Nantes (2001-04). Il a un peu plongé psychologiquement à deux reprises, loin de son image de guerrier sud-américain inaltérable. Dans l'oeil du cyclone au moment de "l'affaire des penalties", en début de saison 2006-2007, quand les arbitres français avaient choisi de "nettoyer les surfaces" des tirages de maillots, "Mario" n'a jamais semblé s'en remettre. De même, mis à l'écart par Le Guen cet automne, pour rendement insuffisant et manque à ses obligations de cadre, il a vite retrouvé sa place, faute de concurrence réelle, mais n'a plus dégagé la sérénité d'autrefois. En fin de contrat, comme Pauleta, il ne sera pas retenu.
Bernard Mendy, le mal-aimé (2000-02, 2003-08):
Arrivé en 2001 au club, Mendy est "l'emblème" du PSG, selon le mot du candidat à la présidence, Michel Moulin. Contrairement à Yepes et Pauleta, il garde à 26 ans une chance de rester: si le Cévenol devient président. Par ses maladresses techniques, il a symbolisé à son corps défendant le PSG des quatre dernières années: une équipe sans brio technique. Son Ballon de plomb, décerné par le taquin mensuel "Les cahiers du football" en 2006, n'a rien arrangé. Il s'est même fâché avec le public du Parc auquel, excédé par les sifflets, il adressa un bras d'honneur lors d'un match contre Nice en décembre 2006. Mais s'il a traversé les années sombres du club, il a aussi connu quelques douceurs, comme le but de la victoire en Coupe de la Ligue (2-1 contre Lens), sur penalty, ou un autre à Toulouse, capital pour le maintien (1-1). Mendy synthétise décidément le PSG: c'est poussif, mais ça finit bien.

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