Ligue 1 - Ettori, le plus grand

Eurosport - sam, 23 mai 11:28:00 2009

Suite de notre tour d'horizon des joueurs les plus marquants de l'histoire du Championnat de France, club par club. Dixième volet avec Monaco. Jean-Luc Ettori a gardé les buts de l'ASM durant dix-neuf saisons. Et le club de la Principauté est allé très haut.

FOOTBALL Monaco Ettori - 0

Du 18 au 29 mai, Eurosport.fr va désigner les trois plus grands joueurs de chaque club évoluant cette saison en Ligue 1. Il s'agit selon nous des trois joueurs ayant laissé l'empreinte la plus forte au cours de leur passage au club. Chaque jour, vous pourrez également découvrir le vote des internautes, et le comparer à celui de la rédaction.

1 . JEAN-LUC ETTORI

Pays: France

Date de naissance: 29/07/1955

Saisons à Monaco: 19

Matches avec Monaco (L1): 602

Buts avec Monaco (L1): 0

Le plus petit de tous les grands gardiens. Du "haut" de son mètre 74, Jean-Luc Ettori a dominé le rocher monégasque pendant deux décennies. De ses débuts en équipe première, en 1975, jusqu'à son départ à la retraite, en 1994, le gardien de l'ASM a été de toutes les grandes campagnes princières. Son exceptionnelle longévité (il était encore au top à 39 ans) lui vaut, aujourd'hui encore, de détenir le record du plus grand nombre de matches joués en première division (602). Il n'a pas 23 ans quand Monaco décroche le titre de champion de France en 1978 alors que le club est promu, un exploit jamais réédité depuis. L'ASM doit beaucoup à son jeune gardien, auteur d'une saison de feu et auteur de prouesses sur sa ligne, où son sens du réflexe fait merveille. Deux ans plus tard, logiquement, Michel Hidalgo le fait débuter en équipe de France. La place est à prendre à un poste où les Bleus se cherchent un taulier. Finalement, après une Coupe de France (1980) et un nouveau titre de champion en 1982, Ettori est propulsé gardien titulaire en sélection pour la Coupe du monde en Espagne. Un cadeau empoisonné. Si la France atteint le dernier carré, le Monégasque ne sort pas indemne de l'aventure. Il passe au travers dès le premier match contre l'Angleterre et ne parvient jamais à rassurer. La demie mythique, mais perdue, face à la RFA, sera donc sa neuvième et dernière sélection. Il restera, sinon de l'amertume, une plaie qui ne cicatrisera jamais.

Alors Ettori remonte sur son rocher. Là-bas, personne ne lui arrive à la cheville. Le joueur s'est imposé. L'homme aussi, au style inimitable. A La Turbie, on voit arriver Ettori de loin avec son improbable 2CV, qu'il gare au milieu des Porsche et des Ferrari de ses coéquipiers. Son troisième titre de champion, en 1988, sera le plus beau (avec Hoddle, Hateley, Amoros et Cie) mais aussi le dernier, l'émergence de l'OM de Tapie contrariant les ambitions monégasques. Paradoxalement, c'est l'époque où Monaco va émerger sur la scène européenne. Peut-être parce que club, épousant la trajectoire de son emblématique gardien, avait suffisamment mûri pour cela. De 1989 à 1994, l'ASM dispute un quart de finale et une demi-finale en C1, une demie et une finale en C2, la défunte Coupe des Coupes. Au cours de cette période, les Monégasques éreintent Bruges, la Roma ou Feyenoord. Il ne manquera finalement que la dernière marche, sur laquelle le club de la Principauté bute tristement en 1992, perdant sa première finale européenne contre le Werder Brême, à Lisbonne, dans un stade aux trois-quarts vides, au lendemain du drame de Furiani. 1982, 1992, deux nirvanas, l'un sur le toit du monde, l'autre au sommet de l'Europe, qu'Ettori n'aura fait qu'effleurer. Comme si le paradis, jusqu'au bout, était resté trop haut pour lui.

2. DELLIO ONNIS

Pays: Argentine

Date de naissance: 24/03/1948

Saison à Monaco: 7

Matches avec Monaco (L1): 202

Buts avec Monaco (L1): 157

"A 40 mètres du but, j'ai le sang chaud, dans les 20 derniers, j'ai le sang froid." Une phrase érigée en principe de jeu que Dellio Onnis aimait répéter à l'envi. Un vrai chasseur de buts, renard des surfaces, l'Italo-Argentin de l'ASM avait une obsession : faire trembler les filets adverses. Et force est de constater qu'il était plutôt doué dans son entreprise. En sept saisons, Onnis a ainsi inscrit plus de 200 buts sous les couleurs monégasques toutes compétitions confondues et reste à ce jour le meilleur buteur de l'histoire du championnat de France avec 299 réalisations !

Un physique quelconque, ses chaussettes sur les chevilles, pas de protège-tibia, il ne payait pourtant pas de mine. Mais Onnis avait le sens du but : "Le but est comme un avion qui vole entre les nuages et qui, tôt ou tard, réapparait : ce qui compte est de savoir où et l'attendre à cet endroit précis." En 1978, tout juste promu parmi l'élite, Monaco remporte le titre de champion de France grâce à sa perle argentine puis la Coupe de France en 1980. Une brouille avec le président Campora précipitera son départ vers Tours où il continuera de briller. Seule ombre à sa carrière, il n'est pas parvenu à se défaire de la concurrence en sélection nationale. Barré par Kempes ou bien Bianchi sous les couleurs argentines, El Tano (le Renard) n'aura pas la reconnaissance qu'il mérite sur la scène internationale. Mais il aura marqué à jamais l'histoire du Championnat de France.

3. MANUEL AMOROS

Pays: France

Date de naissance: 01/02/1962

Saison à Monaco: 9

Matches avec Monaco (L1): 287

Buts avec Monaco (L1): 8

Pour certains, Manuel Amoros, c'est d'abord un tir au but raté en finale de la Coupe des champions avec Marseille face à l'Etoile Rouge de Belgrade. C'est à la fois injuste et réducteur. Car Amoros, c'est avant tout un joueur d'exception, à l'image de son palmarès. Il a incarné dans les années 80 l'arrière latéral moderne. Trois poumons sous le maillot, un pied droit d'enfer, bon défenseur et jamais à court d'idée pour monter dans son couloir, ce Nîmois de naissance s'est imposé naturellement à Monaco à seulement 18 ans. 1982 est son année de rêve. Champion de France avec l'ASM pour la première fois de sa carrière, il est également titularisé en équipe de France par Hidalgo lors de la Coupe du monde. Il s'y révèle au plus haut niveau et, face à l'Allemagne, manque d'envoyer la France en finale d'une frappe d'anthologie à la 90e minute. Schumacher est battu, mais il est sauvé par sa barre transversale. Tout le monde connaît la suite.

Mais Amoros fait dès lors partie du gratin mondial à son poste. Il y restera pendant dix ans, disputant une autre phase finale de Coupe du monde en 86 au Mexique (sacré meilleur défenseur du Mondial, il y sera encore étincelant) et deux phases finales de l'Euro, avec moins de réussite (expulsé dès le premier match en 84, il ne suit le triomphe de la bande à Platini que de loin). Pas étonnant qu'il soit resté pendant sept ans recordman des sélections avec ses 82 capes. Sollicité chaque saison par les plus grands clubs français et européens, Manu va rester fidèle à Monaco jusqu'en 1989, remportant la Coupe de France en 85 et un nouveau titre trois ans plus tard. Marseille lui offrira alors une exposition médiatique supérieure. L'ASM, elle, ne parviendra jamais à le remplacer.

EGALEMENT CITES PAR LA REDACTION

Glenn Hoddle

Fernando Morientes

George Weah

Thierry Henry

David Trezeguet

Jean Petit

Ludovic Giuly

Bruno Bellone

Claude Puel

_______________________________________________________________________________________________

LE VOTE DES INTERNAUTES

1. Jean-Luc Ettori

2. Ludovic Giuly

3. Fernando Morientes et Thierry Henry

Comme la rédaction, vous avez choisi Jean-Luc Ettori. Du haut de ses 602 matches de championnat avec l'ASM, le gardien est incontournable. Pour l'entourer sur le podium, vous avez choisi deux éminents membres de l'équipe de 2004, celle qui a atteint la finale de la Ligue des Champions : Giuly en 2, Morientes en 3. L'Espagnol, resté quelques mois sur le Rocher, termine à égalité avec l'illustre Thierry Henry. Si l'histoire ne s'est pas très bien terminée en lui et Monaco, Henry a eu le temps de réussir quelques belles choses. Et notamment remporter un titre de champion en 1997.

Laurent VERGNE et Martin MOSNIER / Eurosport

Commentaires 13 - 32 de 32

Trier commentaires : Les plus récents
  1. Giuly en finale de C1 c'est pour les chiens?

    Jean­ Luc Ettori, Delio et Ludo Giuly voilà le vrai­ classement légitime. Giuly à été 2 fois champions,­ capitaine et héroïque en 2004. Vainqueur de la coupe de­ la ligue 2003. Vraiment c'est pas possible de pas­ le citer, malgré l'indéniable talent de Manu­ Amoros.

    De Pierre F, le ven 29 mai 19h 57
  2. on oublie Psro a monaco c'etait pourtant un super­ attaquant

    De bruno g, le ven 29 mai 14h 43
  3. Post 28 : tu te trompes un peu : Strasbourg est monté­ la même année que Monaco en ligue 1 est est devenu­ champion en 1979, soit l'année après sa remontée.

    De ASM, le ven 29 mai 12h 37
  4. un seul être vous manque...ali benarbia!!!

    De firstmen, le jeu 28 mai 23h 32
  5. "Monaco décroche le titre de champion de France en­ 1978 alors que le club est promu, un exploit jamais­ réédité depuis"

    Il me semble que ceci est­ inexacte.
    En 1978 Strasbourg décrochait le titre de L2­ et devenait champion de France de L1 dans la foulée en­ 1979...

    De Nameless, le mar 26 mai 13h 13
  6. au panier : Kaelbel, Hidalgo, Roy ?????????????? ­ gamins.....

    De Chiarla, le lun 25 mai 18h 39
  7. Mais oui bien sur Y Fofana, il avait fait lever tous le­ parc des prince durant un memorable PSG-Monaco

    De Orquichips, le dim 24 mai 3h 24
  8. ettori nous a aussi fait perdre la cm 1982 avec ses­ toiles celebres

    De stephane b, le sam 23 mai 19h 40
  9. oué ma fois le classement est somme toute logique,­ ettori, excellent en club, nul en équipe de France,­ mérite sa place de premier auquel j'aurais mis ex­ aequo Delio ! En 3 il y avait du monde : Jean Petit,­ Mister Georges par exemple, mais Manuel Amoros­ c'est pas un mauvais choix, pour une fois que ce­ "style" de classement est logique

    De anti nantais, le sam 23 mai 12h 58
  10. Que de beau monde!
    Et comme les camarades le signalent,­ il y en a tellement qui n'ont pas été cités!­ (Rothen, Fofana, Scifo, Collins, Sonor, Puel, Maicon,­ Hartley, etc...)
    Plus que la dernière C1 qui avait­ l'allure d'un exploit improbable, c'est­ surtout la finale de 1992 qu'il faut retenir. Sans­ Furiani, cette équipe avait tout pour aller au bout et­ devenir le premier club français à gagner un trophée­ européen.
    Monaco, c'était ma meilleure équipe au­ subbuteo. En général, c'est pas bon signe! Ca sent­ le football d'antan...

    De jean-noël, le sam 23 mai 8h 21
  11. L'AS Monaco ? Pour ma part j'en suis resté­ aux... Théo, Douis ou même Zitouni. C'est bien loin­ tout çà !!!

    De Henri, le sam 23 mai 7h 12
  12. post 10, tu te le met ou tu veus, mais Dalger et Co­ passe avant lui! Le problem c'est qu'il y a eut­ tellement de joueurs extraordinaire, Weah par example,­ que nous n'avons pas le meme problem que des­ "petites" equipes comme l'OM, l'OL,­ BX ou le PSG! :-)
    Allez­ Monaco!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!­ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!­ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!­ !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

    De Patrick F, le sam 23 mai 6h 42
  13. post 12, encore un autre rasciste!?

    De Patrick F, le sam 23 mai 6h 34
  14. post 15, merci!!! C'est vrai on lit tellement de­ betises que sa fait plaisir de lire quelqu'un­ intelligent et educe!

    De Patrick F, le sam 23 mai 6h 32
  15. post 16, quand on parle rascisme je me rappellerai ton­ nom!!!

    De Patrick F, le sam 23 mai 6h 30
  16. Marco Simone, Marcelo Gallardo, Sonny Anderson ou Enzo­ Scifo aurait beaucoup plus leur place qu'un Henry­ qui s'est barré très tôt (au contraire de­ Trezeguet)

    De vinny.delblanco, le sam 23 mai 4h 38
  17. pour moi, à Monaco, c'est Yousouf Fofana!
    Amoros,­ c'est le coup de boule qu'il met au joueur­ danois à l'Euro, donc un joueur méchant!
    mais vous­ auriez pu citer Fofana quand même!
    tout comme­ N'Doram pour Nantes ou Mustafa Dahleb pour le PSG!­ La grande classe!

    De sami, le sam 23 mai 4h 14
  18. DELIO ONNIS surnommé "El Tano" en Argentine­ c'est parce qu'il était italien. "El­ Tano" n'a jamais voulu dire "le­ renard". Renard c'est "zorro" si je­ ne m'abuse.
    "El Tano" dérive de­ "napoletano".

    Delio Onnis est né à Rome de­ parents SARDES.

    Forza ITALIAAAAAAAAAAAAAAAAAAA ! Vamos­ Argentina ! Buenos Aires capitale de l'Italie. 4­ millions d'habitants y sont d'origine italienne­ sur une population totale de 14 millions.

    Buenos Aires­ (bons airs) : le nom Notre-Dame des Bons Vents fait­ référence à la Vierge de Cagliari en Sardaigne­ (Italie).

    De :-), le sam 23 mai 2h 07
  19. Bon dieu quelle nostalgie!
    Quel club aussi,
    On oublie­ aussi Daniel Bravo, Soren Lerby,Genghini,Klinsman (le­ pote à Prunier), Rise, Bijotat, Emanuel Petit, Hatley­ etc...

    De Orquichips, le sam 23 mai 0h 44
  20. Commentaire caché en raison de son évaluation négative. Montrer

    Décidément on n'aime pas les Argentins ici. Comment­ un joueur peut être le plus grand buteur de­ l'histoire du championnat de France et le second­ plus grand joueur dans un club pour qui il a marqué la­ quasi-totalité des buts. On lui préfèrre qui pis est un­ gardien de but qui est loin d'ètre le plus grand­ gardien français de tous les temps. Depuis quand on­ préferre les gardiens aux buteurs.C'est dans ce­ même ordre d'idée qu'on a le Ballon d'or à­ Ronaldo ou Kaka plutôt qu'à Messi qui est un­ Argentin. Après tous les exploits de Messi on se­ prépare encore en cas de défaite de Barcelone à donner­ le Ballon d'or encore à Ronaldo qui n'a joué­ qu'un quart de saison.

    De Lionel J, le ven 22 mai 23h 28
Trier commentaires : Les plus récents

Pas encore utilisateur Yahoo! ? maintenant pour ouvrir un compte gratuitement