Eurosport - jeu, 22 oct 11:49:00 2009
A la recherche d'un premier podium en Coupe du monde, Thomas Fanara ouvre sa saison à Sölden, dimanche. Le skieur de Praz-sur-Arly, 13e géantiste mondial l'hiver dernier, revient sur sa préparation, sans oublier d'évoquer les prochains JO de Vancouver. L'ambition est là. L'envie aussi.
THOMAS FANARA, quel bilan avez-vous tiré de votre exercice 2008-2009 ?
T.F. : Dans l'ensemble, je suis globalement satisfait. Aux Championnats du monde, à Val d'Isère, ça n'a pas marché, mais sinon l'hiver s'est bien passé pour moi. J'avais pourtant quelques craintes. Je ne pensais pas que ça irait si bien. Je termine à une belle 13e place mondiale en géant à la fin de la saison. C'est bien.
Vous évoquiez les Mondiaux de Val d'Isère. Comment expliquez-vous votre contre-performance là-bas ?
T.F. : C'est très difficile de pointer le doigt sur le détail qui n'allait pas, car c'est un ensemble de choses. En ski alpin, l'erreur ne pardonne pas. Tu fais une faute, tu rates ta course. Même la plus petite d'entre elles peut être éliminatoire. Ce n'est pas forcément quand on n'est pas bien, que ça va forcément moins bien marcher. A Val d'Isère, j'étais bien, j'étais prêt. Mais ça reste de l'expérience en plus qu'il faudra utiliser lors des prochains gros évènements, et notamment aux JO de Vancouver.
Comment avez-vous préparé la saison à venir ?
T.F. : La préparation s'est bien passée. On a fait trois gros stages d'entraînement. Le premier s'est déroulé en Norvège où on a eu beaucoup de chances avec les conditions météorologiques. Il a fait très beau alors que d'habitude, en Norvège, il pleut un jour sur deux. On a pu vraiment bien commencer l'entraînement. Ensuite, on est allé en indoor à Amnéville et on a terminé avec Ushuaïa, où là on a retrouvé des conditions hivernales idéales pour bien préparer l'hiver.
Votre saison débute à Sölden dimanche. A 28 ans, vous êtes toujours à la recherche d'un premier podium en Coupe du monde
T.F. : C'est vrai. Les Jeux Olympiques sont un rêve de gosse, mais la Coupe du monde est également très importante à mes yeux. Pour briller aux JO, il faudra arriver en confiance et donc avoir fait de belles choses en Coupe du monde. Sölden, c'est un endroit qui me réussit plutôt bien. Ce dimanche, j'aimerais que ça se passe encore mieux. J'ai fait 7e en 2007, 5e en 2008. La progression logique serait une 3e place, non ? Je signe où ? (rires)
Quels sont les pistes sur lesquelles vous arrivez le mieux à faire parler votre ski ?
T.F. : Je n'ai pas réellement d'endroits préférés. Ceux où j'ai réussi des performances le sont, évidemment. Après, Adelboden, j'adore. L'ambiance y est merveilleuse. L'organisation est toujours super. Et puis, à chaque fois que je cours là-bas, il fait grand beau. Et quand le soleil est présent à Adelboden, c'est autre chose. C'est magique.
Et Bad Kleinkirchheim ?
T.F. : Malgré ma blessure, j'ai gardé de bons souvenirs de là-bas. Il ne faut pas se dire : "Je me suis blessé sur cette piste, donc elle n'est pas pour moi". C'est arrivé. Voilà. Je ne dois surtout pas l'effacer de ma mémoire.
Il y a un an, vous souhaitiez devenir champion du monde. C'est raté. Mais cet hiver, il y a Vancouver
T.F. : (il coupe) Et je veux être champion olympique. Evidemment. N'importe quel athlète de haut niveau ne peut pas affirmer le contraire. Avant je me contentais de dire : "Je veux une médaille". Je me suis rendu compte que ça ne servait à rien de ne pas viser le maximum. J'ai envie de décrocher l'or à Vancouver, c'est clair. Après, je ne dis pas que c'est ce qui va arriver. Je n'ai pas la prétention pour dire ça, mais j'ai l'envie. Et c'est déjà le principal.
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