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Gignac, le parcours du combattant

mar, 23 déc 20:00:01 2008

C'est la révélation du début de saison. Avec 12 buts en 19 matches, André-Pierre Gignac s'est imposé à la pointe de l'attaque toulousaine. À 23 ans, le Martégal est aux portes de l'Equipe de France.

Avec son nom à consonnance du Sud-Ouest et son physique de déménageur (1,86m pour 84 kilos), André-Pierre Gignac aurait pu faire un bon rugbyman. Il a préféré être un bon joueur de football, pour le plus grand bonheur du ‘Téfécé’.

Gignac n’a pas le profil du joueur à l’avenir tout tracé, ce qui rend son parcours bien plus intéressant. Formé à Martigues, sa ville natale, il est transféré à Lorient en 2004. Deux ans plus tard et un passage concluant par Pau, en national, et le voilà lancé dans le grand bain de la Ligue 1. Le jeune Merlu n’a pas froid aux yeux : il inscrit un triplé pour sa première titularisation dans l’élite, face à Nantes, et termine l’année avec 9 buts au compteur. Suffisant pour taper dans l’œil du TFC, qu’il rejoint en 2007.  Problème : l’attaque toulousaine est déjà encombrée par le trop imposant Johan Elmander. Pas assez de place pour deux grands gaillards ? Peu importe, Gignac prend son mal en patience et profite du départ de son compère suédois, cette année à Bolton, pour exploser. Avec 12 buts en 19 matches en ce début de saison, André-Pierre Gignac s’est fait un nom.

S’il voit aujourd’hui la vie en rose, Gignac a pourtant broyé du noir. À Lorient, celui qu’on surnommait " Dédé" s’est d’abord vu trop beau. Buteur dès son premier match en Ligue 2, Gignac avoue lui-même, dans une interview accordé au Parisien (en 2006), s’être "envolé pour une autre planète".  "Je me prenais pour Ronaldo" avoue-t-il. Ecarté par Chiristian Gourcuff, il ravale sa fierté et s’impose finalement à Pau, après avoir subi deux blessures à la cheville. Sa force mentale lui permet ensuite de s’imposer malgré une concurrence relevée. Ses qualités physiques et techniques font le reste. Gignac a appris à ne plus s’enflammer, malgré les récentes déclarations de Raymond Domenech, qui a affirmé le suivre de près. Lorsqu’on lui demande ce qu’il pense de son doublé après le nul concédé face à Nice, ce week-end, Gignac répond : "Je n’y pense même pas et ça ne m’intéresse même pas". André-Pierre Gignac est un garçon solide, sur ses jambes, et dans sa tête.

 

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Commentaires 1 - 3 de 3

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  1. Je le vois bien aller à Lyon l'an prochain, si­ Benzema s'en va. Et avec Michel Bastos côté gauche,­ ca ferait mal !

    De ptit_mago, le mar 23 déc 15h 23
  2. maintennat si un joueur flambe un peu et n'a pas­ connu une carriere linéaire, c'est tout de suite le­ parcours du combattant... quelle vie compliquée que­ celle de footeux pro !!

    De TUSZYNSKI, le mar 23 déc 11h 02
  3. avec sa sale mentalité il n'a pas sa place en­ équipe de France. Et puis franchement on a rarement vu­ plus benet que ce type. Bref l'eclair va vite­ disaraitre

    De patrikk, le mar 23 déc 0h 10
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