En marge des championnats de France en salle, qui se sont déroulés ce week-end à Liévin, le président de la Fédération française d'athlétisme, Bernard Amsalem, a estimé que la crise actuelle aux Antilles pouvait "aider" l'installation d'un pôle d'athlétisme en Guadeloupe.
Depuis un mois, et le début des émeutes qui frappent les Antilles, les sportifs français originaires de Guadeloupe et de Martinique affichent leur soutien à leur région natale et demandent une réaction forte et rapide du gouvernement. De son côté, Bernard Amsalem, le président de la FFA, voit peut-être dans cette crise une petite lueur d’espoir. "Subitement, il y a un intérêt pour les Antilles", a-t-il déclaré samedi en marge des championnats de France en salle. "J'espère que l'intérêt portera aussi sur les aspects culturels et sportifs et pas uniquement sur l'aspect économique, même s'il est primordial".
Car pour l’athlétisme français, les Antilles sont une véritable pépinière de champions. Marie-José Pérec, Christine Arron, Ronald Pognon, Stéphane Diagana…Tous ont marqué l’histoire de la discipline et tous sont originaires des Antilles. Selon les années, entre 30 et 40% des membres des équipes de France Jeunes et de l’équipe de France élite sont antillais. Pour le président, cette crise pourrait donc être une aubaine en accélérant l’instauration de centres d’entraînement dans cette région. "Il faut permettre aux athlètes guadeloupéens et antillais en général de rester chez eux pour leur éviter des problèmes d'adaptation en métropole et un taux de perte important", explique-t-il. Le président de la FFA estime qu'il faudrait "3 ou 4 millions d'euros pour effectuer les travaux de rénovation" sur le site des Abymes, choisi par la FFA il y a quelques années et ensuite "quelques centaines de milliers d'euros pour le fonctionnement".
Il y a un mois, Bernard Amsalem a rencontré le président de la Ligue, Camille Elisabeth, pour présenter un projet aux autorités locales et au ministère. "J'espère que les événements vont faire avancer ce dossier. Les activités sportives sont mises en valeur aux Antilles mais on peut faire mieux", a conclu le responsable.
Les réactions se multiplient
En attendant, les sportifs originaires des Antilles continuent à hausser le ton. La sprinteuse guadeloupéenne Christine Arron estime que "les Guadeloupéens ont l’impression d’être oubliés, de ne pas être un département français. Je suis inquiète du laxisme de l’État. J’attends qu’il apporte vite des solutions. La grève était pacifique, il ne faudrait pas que la violence se mélange à tout ça. Car toute l’île souffre, il n’y a plus de touristes et cela met en péril une économie déjà fragile". Marius Trésor, ancien capitaine de l’équipe de France de football, demi-finaliste au Mondial 1982, estime quant à lui que "les gens en ont assez de travailler pour les autres et de ne pas voir le fruit de leur travail".
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Commentaires 1 - 5 de 5
ps: post 3--- homonyme ou...?
diagana antillais?? o_O et pourquoi pas jean galfione pendant qu'on y est!
pour le reste , il est une fois de plus dommage que l'on ait besoin d'une crise de cette ampleur pour envisager une solution qui aurait du apparaitre evidente depuis de nombreuses années...
d'accord avec toi
Bonjour, c'est vrai, il faut vraiment rien n'y connaître en athlé pour écrire cela.
stephane diagana n'est pas antillais...faudrait être sûr de vos posts messieurs-dames les rédacteurs.
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