Chpts d'Europe - Auguin: "Alain m'a épaté"

Eurosport - lun, 24 mars 18:07:00 2008

Denis Auguin, l'entraîneur d'Alain Bernard, a été "épaté" par son nageur après qu'il eut battu son troisième record du monde, en demi-finales du 50 m nage libre, dimanche lors des Championnats d'Europe à Eindhoven.

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N'êtes vous pas un peu blasé après tous ces records du monde ?

Denis Auguin: Non, on n'est jamais blasé ! Mais encore une fois, il me l'a annoncé tout à l'heure. Il m'a dit qu'il allait nager vite. Dans son langage, je sais ce que ça veut dire. Ce sont des moments exceptionnels, il faut en profiter. Je n'en reviens pas, vraiment. Entre le 50 m nage libre et le 100 m nage libre, il y a des techniques de nage différentes à utiliser. La difficulté c'est justement de trouver cette différence de nage. Mais ce matin il avait bien mis les choses en place donc j'étais assez confiant.

Quel sentiment vous inspire Alain Bernard après ce qu'il a réalisé cette semaine ?

D.A: Ce soir (dimanche), il m'a épaté. Plus que sur le 100 m nage libre peut-être parce qu'il est plus à l'aise sur le 100 m que sur le 50 m. Pour le moment sur 50 m, il peut aller vite mais il peut être irrégulier et avoir des problèmes d'ajustement de nage de façon moins pertinente. Là, il arrive à faire les choses bien. C'est très bien. Je pense qu'il a encore une respiration qui n'est pas bonne. Par contre, il prend le meilleur départ qu'il a jamais pris en compétition parce qu'il sort devant. Il faisait des erreurs sous l'eau qu'on arrive petit à petit à corriger. C'est aussi un des éléments qui fait qu'il bat le record du monde ce soir.

Lundi, il reste le titre à aller chercher...

D.A: On a fait que la moitié du chemin. Il faut être champion d'Europe comme sur le 100 m nage libre. Chaque jour est différent, chaque course est différente. Il faut qu'il gagne. Le temps qu'il fera ne sera que le résultat de l'affrontement et de ce qu'il mettra dans l'eau. C'est vrai qu'il y a un peu moins de pression quand on fait les choses plus décontracté, mais il y a quand même du stress avant chaque départ.

Photo DPPI / AFP