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Volley - Pro A (H) Paris concentré sur l'objectif

jeu 24 avr, 22h16


À quelques heures de son déplacement à Poitiers pour le premier match de la finale du Championnat, le Paris Volley se prépare dans la sérénité. Le club de la capitale vise un troisième sacre d'affilée face à un adversaire qu'il avait battu l'an dernier au même stade de la compétition. Mais «les choses ont changé», à en croire l'entraîneur Mauricio Paes (Photo L'Equipe), qui s'attend à une finale difficile.

Les Parisiens s'envoleront pour Poitiers vendredi après-midi, En attendant, Paes soigne la mise en place tactique dans la sérénité. Jeudi, avec concentration mais le visage assez détendu, il se plonge dans les schémas de jeu de son équipe, préparant la deuxième séance d'entraînement de la journée, l'avant-dernière répétition avant le départ. «L'équipe se trouve dans un bon état d'esprit, explique-t-il. Je sens chez les joueurs une grande concentration, beaucoup d'investissement. Ils ont hâte d'y être». Puis durant l'entraînement, le Brésilien fait travailler les différentes combinaisons à ses joueurs, s'attache au détail, rectifie les placements défensifs, avec, en tête, les vidéos des matches de Poitiers. Après le terrain, place d'ailleurs à une séance vidéo. Ludovic Castard, en partance pour Cannes, se remet de sa blessure au pied droit et participe aux séances. Pour «être avec les coéquipiers. C'est important. Je suis toujours Parisien. Je peux aider à l'entraînement. Et pourquoi pas plus...»

Tout pour éviter une belle

Pour les jeunes du groupe, comme Icham Esseddy ou Amaury Lepetit, ce samedi sera l'occasion de découvrir la saveur d'une finale nationale, qui ne semble pas les effrayer. «Ils sont bien entourés par les aînés, comme Jiri Novak, et par le cadre du club, explique leur entraîneur. L'équipe gère la pression de manière positive.» La force de l'habitude pour le club francilien, qui vise sa troisième couronne d'affilée. Paes l'a aidé à revenir au sommet de la hiérarchie nationale en 2006 en tant qu'adjoint de Veljko Basic, avant de prendre la relève la saison dernière avec la même réussite... et en battant Poitiers en finale. Un motif de confiance ? «Non, rétorque l'ancien entraîneur de Villebon (Pro F). Les choses ont changé. Autant l'année dernière, on avait montré notre force tout au long du Championnat et dominé les débats, autant cette saison, ce n'est pas le cas. L'équipe a fait de bonnes choses, mais aussi des choses très moyennes». Cette méfiance trouve bien sûr ses fondements dans le niveau affiché par Poitiers, du point de vue mental (s'imposer à Cannes en demi-finale après avoir été mené de deux sets) comme technique.

«J'attendais les Poitevins en finale, assure Paes. Ils ont plusieurs individualités de talent, mais surtout une valeur collective et un état d'esprit fort. Kilama apporte du volume et de la stabilité. Kieffer a aussi l'expérience des finales. Et il faut se méfier de la puissance de Baranek et Caceres» . Pour l'entraîneur de Paris, il n'y a donc «pas de favori» pour cette finale. Même l'avantage du terrain (Paris recevra la semaine prochaine lors du retour et éventuellement pour le match d'appui) ne change pas la donne. «On n'y pense pas, assure Paes. On se déplace à Poitiers avec plaisir, déjà, car c'est un public de connaisseurs. Et bien sûr, avec l'envie de gagner». Ce qui l'intrigue et le préoccupe, c'est la "logique" du calendrier. «Je ne comprends pas pourquoi le match d'appui aura éventuellement lieu dimanche (4 mai, soit le lendemain du deuxième match), regrette l'entraîneur parisien. Pour les demi-finales, deux jours de récupération avaient été prévus en cas de troisième match...» Le plus simple, pour Paris comme pour Poitiers, sera donc de conclure en deux matches. Jean TERZIAN