Eurosport - dim, 24 mai 18:56:00 2009
Distancé au général, Ivan Basso avait promis de passer à l'attaque. L'Italien a tenu promesse dimanche en passant à l'offensive lors de la 15e étape, remportée par Leonardo Bertagnolli (Serramenti). Parti avec Garzelli, Basso a finalement été repris par le groupe maillot rose, mais il a pris date.
A la veille d'une journée dantesque, que chacun s'accorde à considérer comme déterminante, on n'attendait pas de cette 15e étape dominicale qu'elle bouleverse la hiérarchie de ce Giro 2009. Ce en quoi on avait raison. Elle n'a effectivement rien changé. Mais la lecture du classement général, quasi identique à celui de la veille, témoigne bien mal de l'animation qui a régné entre Forli et Faenza. Au-delà de l'échappée au long cours prévisible qui a permis à l'équipe Serramenti d'obtenir son deuxième succès grâce à Leonardo Bertagnolli, c'est bien la passe d'armes entre les gros bras qui a épicé la course.
Le mérite en revient principalement à Ivan Basso. Relégué à la 6e place à plus de trois minutes du maillot rose au général après deux semaines de compétition, le Varésan n'est pas exactement là où il l'espérait. Alors il avait promis d'attaquer, ce qui n'est pas forcément dans sa nature. Dimanche, il a mis ses actes en adéquation avec ses paroles. A 40 kilomètres de l'arrivée, dans l'avant-dernière difficulté du jour, le Monte Casale, répertoriée en 3e catégorie, Basso est sorti en compagnie de Stefano Garzelli. Au sommet, les deux hommes comptaient 40 secondes d'avance sur le groupe maillot rose. Leur avance s'est élevée jusqu'à une minute et dix secondes à quelques encablures le col suivant, le Monte Trebbio (2e catégorie). Mais sur les routes vallonnées ramenant vers la plaine de Faenza, le groupe des ténors est revenu progressivement pour opérer la jonction à moins de 15 kilomètres de la ligne. Opération blanche donc pour Ivan Basso, dont la fluidité du coup de pédale laisse cependant penser qu'il peut jouer un rôle majeur dans la dernière semaine.
Les malheurs de Pauwels
Mais plus que jamais, les deux hommes forts s'appellent Danilo Di Luca et Denis Menchov. Les deux premiers du général n'étaient pas directement menacés par l'attaque de Basso. Ils se sont donc expliqués en mano a mano dans le Monte Trebbio. Comme la veille, Di Luca a testé le Russe. Comme la veille, l'Italien a pu constater que le Russe était très, très fort. Tactiquement, Menchov court par ailleurs admirablement. Isolé sans le moindre équipier dans les deux dernières ascensions, le leader de la Rabobank a laissé travailler les LPR et les Astana comme si de rien n'était. Menchov affiche l'assurance des patrons. Il n'est à l'abri de rien, surtout avec une avance si faible (34 secondes sur Di Luca, 43 sur Leipheimer), mais il impressionne. Surtout, physiquement, il parait très costaud, alors que d'autres vont souffrir le martyre dans cette dernière semaine. On pense à Gilberto Simoni, qui a pris un quart d'heure dimanche, à Damiano Cunego et Lance Armstrong, trop justes sur l'accélération de Basso. Voire, à un degré moindre, à Levi Leipheimer, en tout cas par rapport à Di Luca et Menchov, autrement plus saignants ce week-end.
S'il y a eu beaucoup d'animation entre les gros bras, ce fut heureusement pour les échappés en deuxième rideau. C'était donc encore une journée pour prendre le large. Ils sont 14 à être sortis dès le 25e kilomètre, rejoints un peu plus tard par deux autres coureurs dans. Ce groupe de 16 allait donc se disputer la victoire et c'est Leonardo Bertagnolli qui allait rafler la mise. Agé de 31 ans, Bertagnolli s'est imposé pour la première fois dans le Giro. Recruté début mai par l'équipe Diquigiovanni en prévision du Giro, l'Italien n'a pas fait partie en début de saison du programme du passeport biologique. Le Trentin compte pour succès les plus notables une étape de la Vuelta 2005 et la Clasica San Sebastian 2007.
Mais pour obtenir ce qui constitue un des plus beaux succès de sa carrière, Bertagnolli a pu compter sur le soutien très inattendu de l'équipe de son principal adversaire, Cervelo. Le pauvre Serge Pauwels a payé l'incroyable erreur tactique de son directeur sportif, Jena-Paul Van Poppel. Echappé avec le futur vainqueur, Pauwels a obéi aux consignes de son équipe qui lui a demandé de se relever à moins de 15 kilomètres de l'arrivée. Son leader, l'Espagnol Carlos Sastre, se retrouvait sans coéquipier dans le groupe des favoris. "J'étais presque sûr de gagner ", a regretté Pauwels. "Le directeur sportif m'a demandé d'attendre. Dans la descente, j'ai juste pris la roue de Bertagnolli parce que je ne suis pas au mieux dans les descentes. Je suis déçu mais je dois faire ce que l'équipe me demande". Sur la ligne, Pauwels a mis un point d'honneur à régler le groupe des poursuivants pour prendre une deuxième place au goût amer. Ce dimanche restera donc comme celui des grandes manoeuvres un peu vaines...
Commentaires 1 - 11 de 11
Il a quel âge Basso?
Bon, ben encore une année sans moi.
Aaaah, Basso, c'est plus dur, cette année, c'est sûr...Son retour semble crédible, du coup.
Avec un titre aussi accrocheur, je me réjouissait que Basso regagne sur le giro mais non. C'est le modeste Bartagnolli qui a gagné et c'est dommage pour Basso.
totoro tu es très mal renseigné toi !! bien sur que Astana sera sur le tour.
Ouais c'est très bien Val, mais encore faut il que Astana soit invité sur le Tour.
smaaaaaaaacccccccckkkkkkkkkkkk!!!!!
que j'aime très fort
ma petite val chérie
très bonne analyse val
j'aime le vélo mais que les cyclistes sont @#$%...
Regardez Van Poppel(ancien grand sprinter), ds de cervelo, par rapport à son coureur pauwel et son (non-)sens tactique...
Enfin heureusement qu'il y a eu Basso qui cependant ne doit plus trop y croire ce soir. Cela dit, tous les premiers du général ne sont pas à l'abri d'une défaillance car tous l'ont quasiment toujours connu sur les GT.
Et puis Armstrong toujours à la traîne; on se fout un peu de lui en ce moment mais c'est qu'il fait, c'est capitaliser et au moment du tour, tous ces moments difficiles vont l'aider bcp.
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