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Rugby - Top 14 Toulouse a su rebondir

mar 24 jui, 11h32


Le 24 mai dernier, le Stade Toulousain s'inclinait sur le fil face au Munster en finale de Coupe d'Europe. cinq semaines plus tard, il disputera la finale du championnat de France face à Clermont. Le club a donc réussi à se remobiliser après ce cruel échec, grâce à son expérience et à une parfaite gestion de l'événement. Retour sur ce passage de l'ombre à la lumière.

Une énorme force mentale

« Un mental fort ». Voilà pour Thierry Dusautoir l'unes des raisons de la victoire toulousaine dimanche à Bordeaux. Le troisième ligne international résume ici parfaitement l'unes de grandes forces de Toulouse. Après la défaite contre le Munster, l'équipe aurait pu s'effondrer. les joueurs ont fait de gros efforts pour atteindre la finale de Cardiff, et le scénario du match (une défaite frustrante de trois petits points) rendait le déception encore plus difficile à digérer. Mais en grands champions, les joueurs ont su relever la tête, après quelques jours à panser leurs plaies. « Une telle défaite ne s'efface pas comme ça, reprend Dusautoir. C'est traumatisant de perdre une finale, surtout de si peu. On a donc eu besoin de se retrouver, d'évacuer cela ». Les joueurs se sont donc beaucoup parlé, ont échangé leurs points de vue pour essayer de comprendre, d'analyser. Jean-Baptiste Poux ajoute « Il faut comprendre : quand tu gagnes une finale, cela te booste pour la suite. En revanche, quand tu perds, tu prends un coup au moral. Il nous a fallu du temps pour s'y remettre. » Après quelques jours pour digérer et passer à autre chose, les Toulousains ont alors pu se reconcentrer sur leur autre objectif, le bouclier de Brennus.

Un bon travail de récupération...à poursuivre

Après les bleus à l'âme, il fallait aussi évacuer les maux au corps. Les organismes ont énormément souffert de la campagne européenne, notamment du rugueux combat contre le Munster, et il est avéré que les courbatures sont plus difficiles à passer après une défaite. Guy Novès le sait pertinemment, et sa décision de lâcher le match à Perpignan début juin, en envoyant la réserve, fut salutaire. Déjà assuré de sa place ne demi-finale, Toulouse a pu se permettre de faire souffler ses cadres, et c'est aussi ce qui a fait la différence face au Stade Français, qui a lui bataillé jusqu'au bout. Fabien Pelous confirme : « Le fait d'avoir été qualifiés tôt pour les demies a permis au staff de bien gérer l'effectif après notre finale de Coupe d'Europe. Il fallait d'abord se régénérer physiquement.» Yannick Bru, l'entraîneur adjoint, confirme, estime aussi que cette période sans match a permis aux joueurs de travailler les points importants : « Ce qui était important pour nous après la Coupe d'Europe, c'était de retravailler deux semaines entières tous ensemble. C'est une décision importante qu'a pris Guy Novès de lâcher Perpignan, cela nous a été salutaire. Nos rucks sont de meilleure qualité, nos choix de jeu, notre jeu au pied, tout un ensemble de détails. On voit aujourd'hui que l'équipe retrouve confiance en ses moyens. »

La grand défi sera maintenant de tenir 80 minutes de plus, les dernières de cette saison éreintante, surtout après une demi-finale où la chaleur a usé un peu plus les organismes. Contre Paris, Toulouse a perdu deux nouveaux joueurs, Nyanga et surtout Elissalde. Le sprint final est très compliqué après le marathon, et si la fraîcheur physique sera encore une des clés de la finale, elle sert en tout cas Guy Novès à faire du Guy Novès, pour attirer une nouvelle fois l'attention médiatique en jouant la victime, et accessoirement motiver et protéger son groupe : « On est profondément heureux d'aller en finale et l'on va vivre l'apothéose de cette fin de saison, la récompense pour Clermont, le sacre des Clermontois que tout le monde attend. On va leur être livrés en pâture... Franchement, une finale ne mérite pas cela. »

La soif de titres

La dernière raison qui explique cette faculté des Toulousains à rebondit, c'est cet insatiable appétit de titre. Privés du bouclier de Brennus depuis 2001, une éternité pour le club le plus titré de France (16 fois), ils ne sont guidés que par cette obsession de ramener le bout de bois sur la place du Capitole. A Toulouse on ne joue pas pour aller en finale on joue pour glaner des titres. Dusautoir admet : « Nous avons tous l'expérience pour savoir que le vrai challenge reste de gagner la finale. » Guidés par cette idée conductrice, les Haut-garonnais ont su se focaliser sur cet objectif pour chasser les idées noires de la défaite de Cardiff. Et tirer les leçons de la défaite contre le Munster, en gommant les deux facteurs qui les ont privé du titre européen : le manque de réalisme et l'impatience. Cédric Heymans résume : « Vivre ce qu'on a vécu après la finale, c'est compliqué. On aurait pu être champions d'Europe, à 3 points près, or on n'a pas su inverser notre façon de jouer. Là, on s'est dit : on va maîtriser ce qu'on sait faire et surtout on ne va pas donner de cadeaux. Je crois que ce qu'on a appris de cette finale, c'est ça. Il faut concrétiser sur chaque temps fort. » Byron Kelleher acquiesce : « La patience, clairement, est aussi une des choses qu'on a tiré de la Coupe d'Europe. Et le fait de prendre les points qui s'offraient à nous ». Jamais rassasiés, ils ont montré plus d'envie et de détermination que le stade Français, là où on craignait une certaine lassitude. Il reste maintenant à franchir la dernière marche, peut-être la plus dure. Car perdre deux finales dans la même saison serait un coup très dur. A. M.

 

Commentaires 1 - 1 de 1

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  1. allez toulouse, du courage, le titre est en vue

    De David, le mar 24 juin 20h 07
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