Eurosport - lun, 28 juil 14:15:00 2008
Marcus Burghardt (Columbia) a remporté la 18e étape du Tour de France, à Saint-Etienne. L'Allemand, un des plus grands coureurs du peloton, a devancé au sprint son compagnon d'échappée Carlos Barredo (Quick Step). Aucun changement au classement général. Carlos Sastre (CSC) conserve le maillot jaune.
Le Tour de France a souvent connu de grands moments à Saint-Etienne, au cours de ses précédents passages dans le Forez. Bernard Hinault s'y est fracturé le nez en 1985, franchissant la ligne vélo à la main et visage en sang, avant d'y signer le dernier de sa carrière un an plus tard. C'est aussi là que le Tour de France 1990 a basculé, Greg LeMond menant une offensive avec Erik Breukink pour piéger le maillot jaune d'alors, Claudio Chiappucci. On se souvient également des victoires de Jan Ullrich ou lance Armstrong, contre la montre.
Pour être honnête, la 24e arrivée stéphanoise, jeudi, ne laissera probablement pas une trace aussi indélébile. Etape de transition par excellence, ce 18e acte n'est jamais vraiment sorti de sa torpeur, au lendemain de la bataille de l'Alpe-d'Huez. Reste que si pas grand monde ne se souviendra de cette 18e étape, Marcus Burghardt et Carlos Barredo, eux, ne sont pas près de l'oublier. Les deux hommes, échappés ensemble à 130 kilomètres de l'arrivée, se sont disputé le gain de l'étape au pied du stade Geoffroy-Guichard. Juoant au chat et à la souris, l'Allemand et l'Espagnol allaient ensuite s'expliquer au sprint. Burghardt, plus puissant, plus serein aussi, n'a eu aucun mal à régler le coureur de la Quick Step, furieux d'être ainsi battu.
Le calvaire de Cunego
Pour Burghardt, dont le principal fait d'armes jusqu'ici sur le Tour fut d'avoir heurté un labrador l'année dernière, c'est sans aucun doute le plus beau succès de sa jeune carrière, plus encore que sa victoire à Gand-Wevelgem en 2007. Ce beau bébé de 25 ans, discret depuis le départ du tour, avait beaucoup bossé pour Kim Kirchen et Mark Cavendish. Il apporte à Columbia sa cinquième victoire sur cette édition 2008, après els quatre sprints victorieux de Cavendish. Sacrée razzia pour la formation dirigée par Bob Stapleton, pour qui ce Tour restera une grande réussite.
Pas sûr que Damiano Cunego puisse en dire autant. Décevant en haute montagne, le Véronais n'a pas répondu aux attentes, il est vrai très élevées. Mais il a subi un véritable calvaire jeudi. Victime d'une chute avec Philippe Gilbert, le leader de l'équipe Lampre est resté un long moment au sol. Touché au visage, le maillot à moitié déchiqueté, Cunego a mis un point d'honneur à ne pas renoncer. Epaulé par quatre équipiers, l'Italien a rallié Saint-Etienne avec plus de 20 minutes de retard sur le vainqueur, et plus de 13 sur le peloton maillot jaune.
De cette journée languissante, on retiendra tout de même la vigilance d'Andy Schleck, testé dans le final par Roman Kreuziger, son dernier rival pour le maillot blanc. On regrettera l'incapacité des coureurs français à attraper le bon wagon, à l'image des Bouygues Telecom, qui ont roulé derrière une première échappée au cours d'une première heure de course hyper-nerveuse (55km/h de moyenne), mais n'ont pas su se glisser dans le coup décisif une fois la jonction opérée. Seuls Christophe Le Mével (Crédit Agricole) et Romain Feillu (Agritubel), en compagnie du Basque Mikel Astarloza (Euskaltel) se sont montrés. Mais ce groupe de poursuivants n'a jamais pu espérer revenir sur Barredo et Burghardt. Dommage, car les occasions de briller ne seront plus nombreuses d'ici Paris...
Commentaires 47 - 66 de 66
Laurent V tu te tripotes devant l'ordi??? c'est pas propre ça, degoutant, ton clavier et ecran doit etre degueux, beurk ..... c'est sale.
Voui voui Laurent V, met y un bouchon que ça ressorte pas... :0)
Belle victoire d'un français, sylvain Chavanel un peu comme pour enbeter Dahmane, il l'a bien profond dans le c.u.l et je remet un coup de reins puissant pour que ça rentre encore plus.
ça devient trop compliqué pour moi... J'abandonne!
Cher Docteur boiteau e,Toutes les méthodes permettant d'accroître les capacités de l'organisme à extraire l'oxygène et le transporter jusqu'aux muscles sont susceptibles d'améliorer les performances dans les sports de durée.
Historiquement, un des premiers moyens utilisé est l'autotransfusion de sang.
Les premiers essais consistant à prélever du sang à une personne pour lui réinjecter par la suite, ont été mis sur pied dans les années d'après guerre (1947) par l'armée américaine. Toutefois, la technique a été réellement affinée en 1972 par le professeur Ekblom B de l'institut de physiologie de la performance de l'école suédoise de sport à Stockholm. Elle consiste à prélever du sang à l'athlète pour lui réinjecter quelque temps avant la compétition.
Pendant l'entraînement, le staff médical prélève environ 1l de sang. Ce dernier est alors conservé selon un protocole assez rigoureux. Dans la semaine qui précède la compétition, les globules sont retransfusés à l'athlète. Pourvu de davantage de globules rouges, donc de possibilités accrues de transport d'oxygène, ce dernier présente, en moyenne, une élévation de ses performances de l'ordre de 10 à 20%. Les effets se prolongeraient pendant deux semaines. Une étude publiée en 1987 faisait état d'une amélioration des temps de une minute sur un 10 000m chez des coureurs de bon niveau.
Passons a l'EPO pour erythropoïétine (du grec eruthros signifiant rouge et poïesis signifiant produire, créer). L'EPO est une hormone protéique habituellement produite par le rein. De ce lieu de sécrétion, elle migre dans la moelle des os où elle stimule la production des érythrocytes (globules rouges).
Utilisée en thérapeutique pour le traitement des anémies, son "ingestion" permet à un individu sain d'augmenter le nombre de ses globules rouges donc sa capacité à transporter l'oxygène jusqu'aux muscles. On comprend l'intérêt majeur que cette hormone peut revêtir pour les spécialités d'endurance.
En 1987, avant même d'être mise sur le marché (période d'expérimentations cliniques), alors qu'elle vient tout juste d'être synthétisée par génie génétique de l'hormone naturelle, l'EPO apparaît dans le milieu du sport de haut-niveau.
Depuis cette date et jusqu'à aujourd'hui, l'EPO a été plébiscitée par les sportifs pratiquant les activités d'endurance. Cet engouement s'explique par une efficacité ressentie par les sportifs ("sentiment d'avoir un turbo") et prouvée par de nombreuses expérimentations scientifiques.
Le médecin suédois, Bjorn Ekblom, celui là même qui avait mis au moins la technique de l'autotransfusion, fut un des premiers scientifiques à prouver l'efficacité de l'EPO. L'amélioration trouvée au niveau de la performance était de l'ordre de 10% en trois semaines. Depuis, ce chiffre a été confirmé plusieurs fois. Après 6 semaines de traitement, l'augmentation de la consommation d'oxygène serait de 8% et celle de la performance de 16%.(EPO 1ère génération, 3 ème génération + 30%)
Le fameux Ekblom a même été jusqu'à comparer l'utilisation d'EPO avec l'autotransfusion pour trouver que dans les deux cas la hausse de VO2max est comparable.
Même si tel est effectivement le cas, l'utilisation d'EPO présente de multiples avantages sur l'autotransfusion :
la méthodologie des injections est infiniment plus simple
les injections peuvent être répétées à intervalles contrôlés et adaptées en fonction des réactions du sportif.
l'hormone disparaît rapidement du sang (en 48h les taux sont revenus à la normale) alors que ses effets se prolongent plusieurs semaines. Remarquons que ce simple constat rend dérisoire toute tentative de contrôle sanguin direct lors des compétitions.
Ces prérogatives ont contribué à faire de l'EPO, le produit des sports de durée. Aux dires de certains spécialistes, c'est le processus d'entraînement en entier qui serait géré à partir de l'EPO et de l'évolution du taux de globules rouges qu'elle engendre. Chez un sujet lambda le taux d'hématocrite (% exprimant la concentration des globules rouges dans le sang) se situe dans une fourchette comprise entre 40 et 50% (un peu moins pour une femme). Une première période de prise d'EPO amène ce taux aux alentours de 50-55%. Un entraînement de type longues sorties à allures modérées est effectué conjointement. Dans un deuxième temps, la prise d'EPO amène l'hématocrite aux alentours de 55-60% ; l'entraînement fractionné peut alors donner toute sa mesure.
Si nous reprenons notre planification du parfait dopeur, nous obtenons un programme du type :
période 1 : produits anabolisants
période 2 : corticoïdes
période 3 : hormone de croissance et IGF-1
période 4 : EPO
Bien évidemment toutes les variations sont possibles, tous les "cocktails" sont envisageables autour de cette base incertaine.
Aujourd'hui ce sont surtout les produits masquants qui sont a l'étude, les produits dopants ont fait leurs preuves et sont aux points depuis plusieurs années.
Juste une question : c'est qui le porteur de bidons qui a gagné le tour parcequ'il était dopé ? Le moins capé de ces dernières années je crois bien que c'est Pereiro, mais on sait dans quelles circonstances, il a pu prendre du temps dans une échappée fleuve et a ensuite bénéficié du déclassement de Landis contrôlé positif. Et bon, c'était quand même pas un illustre inconnu. Sinon, je vois pas. J'ai beau regarder. Depuis Lemond, tous les vainqueurs avaient déja un beau palmares avant leurs victoires sur le tour.
Le seul vraiment c'est Pereiro.
Sauf si on considère qu'un titre de champion du Monde, des victoires d'étapes sur les grands tours, un Amstel Gold Race, une troisième place à Liège - Bastogne - liège , une quatrième place aux championnats du monde ou une seconde place sur un chrono du Tour à 12 secondes d'Indurain c'est à la porté de n'importe quel porteur de bidons.
Dans ce cas oui, on peut considérer que le dopage transforme une bourrique en cheval de course.
Et je ne suis pas en train de défendre le dopage. Je dis simplement qu'il ne faut pas croire que le dopage c'est la solution miracle. Et que si Machin ne gagne pas c'est parceque Truc est chargé.
Laurent V. d'accord avec toi en ce qui concerne ton dernier message.
Quand au docteur boiteau, j'ai pas tout compris mais bon... Je suis un ancien pilier de rugby alors...
en relisant tous ces commentaires - assez classiques et politiquement corrects - je tiens juste à faire remarquer à tous qu'il n'existe aucune étude sérieuse ayant validé l'efficacité d'un produit dopant ou si quelqu'un en connaît qu'il apporte une référence sérieuse. le dopage est la prise d'un produit interdit sans préjugé de son éfficacité réelle (le dopant est un produit inscit sur la liste anti dopage!).
PS je suis médecin du sport inscrit sur la liste des contrôleurs du dopage.
il faut reconsidérer les définitions et les attitudes à avoir vis à vis de produits ou techniques visant à améliorer la performance. celà ira au delà des échanges "tous pourris". mais c'est politiquement incorrect.
bien sportivement à tous
William's, je veux dire que les dopant d'il y a 30 ou 40 ans n'était pas aussi efficace qu'aujourd'hui, Poulidor savait que Anquetil se dopait aux Amphétamines et il savait que Anquetil était supérieur même sans se doper, alors qu'aujourd'hui avec L'EPO un second couteaux genre Bjarne RIIS peut gagner le tour et là c'est vraiment une grosse injustice. Mais ceci dit, le coureur dopé à l'EPO est un inbécile car il est sur de se faire chopé.
Laurent V. d'accord partiellement avec ce que tu dis mais Simpson est mort en 1967 et ce qu'il a avalé ce jour du 13 juillet est encore interdit...
Si on parlait cyclisme?
Le dopage existe (au moins) depuis les fréres Pélissier en 1924... Passons donc sur le sujet.
Quand à certain raciste (dont les propos devraient être punis par la loi) qui se défoule sur des forum laissons-lès aux spécialistes de la psychiatrie.
t.brisson14, il est vrai en effet que tous sont dopés mais avec des produits autorisés. les produits dopant d'il y a 30 ans sont autorisés aujourd'hui, peu de gens savent cela, par contre il y a des produits totalement interdit et cela sont punit. Je suis un ancien coureur cycliste, je sais de quoi je parle. :)
t.brisson14, on attendais juste que tu arrives avec ta science pour nous éclairer...
la plus part des commentaires sont merdiques il faut le dire.
tous signés par des pauvres mecs racistes, ou alors tout simplement @#$%.
c'est pourtant pas compliqué de comprendre que tous les cyclistes sont dopés, certains avec de meilleurs produits que d'autres...
merenptah1er, de les améliorer oui vous avez tout dit, avec l'EPO aujourd'hui un simple porteur de bidon peut gagner le tour, à l'époque de Anquetil et Mercks le doping ne permettait pas de gagner le tour si on était un simple équipier voila la différence. Poulidor savait que Anquetil se dopait, et il savait aussi avec quoi il se dopait, il savait aussi que même sans ça, que anquetil était supérieur.
laurent v, merckx et anquetil étaient blanc comme neige? moi ca me laisse sceptique un sportif qui meurt 53 ans.
faut pas croire que le dopage ne touche le cyclisme que depuis les années 90. les moyens d'augmenter les performances existent depuis longtemps, maintenant, on se contente de les améliorer.
bien vu altere_go, vous avez totalement raison armstrong était un tricheur qui en plus c'est permit de critiquer la france, pourtant bien content de venir y courrir et de gagner du pognon........le pire c'est qu'il s'est arrêté quand l'EPO est devenu détectable a 100%.
hé grégory ne t'inquiète pas la tafiole nommé dahmane, ne touchera pas à ta soeur il kif Virenque................. :)
bah moi j'ai essayé de faire le tour de la betise de dahmane, eh bah vous savez quoi les cas, je tournes depuis six mois, je ne sais pour combien de temps je vais en avoir mais c'est long, filer moi un peu d'EPO pour que j'aille plus vite j'en ai marre de tourner et puis ça chlingue en plus, les pieds surement.
Armstrong a utilisé toute sa carrière des produits dopants, rien qu'en 99 lors des contrôles effectués à l'issue de son prologue victorieux du Puy-du-Fou, le 3 juillet et des étapes Montaigu - Challans, Grand-Bornand - Sestrières, Sestrières - L'Alpe d'Huez, Saint-Galmier - Saint-Flour et Castres - Saint-Gaudens, ses échantillons, analysés rétrospectivement par le Laboratoire national de dépistage du dopage de Châtenay-Malabry (laboratoire FRANCAIS monsieur!) sont marqués par la signature de l'EPO.
Quand a Dahmane, lui a été controlé positif a la c.o.n.n.e.r.i.e sur chaque message qu'il a posté depuis le début du tour, il est le digne successeur du Texan.
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