Mondial féminin 2007 - Dernier tour de chauffe

Eurosport - sam, 24 nov 16:25:00 2007

C'est à Dunkerque, dans le Nord, à l'occasion du tournoi de France, que les Tricolores achèveront leur préparation au Mondial. Avec trois oppositions face à la Tunisie, la Pologne, et le Brésil, l'objectif est clair : parfaire le jeu et affiner la sélection qui ira livrer bataille dans dix jours.

HANDBALL Euro 2006 France dames Paule Baudoin - 0

Du Nord au Sud. De Dunkerque à Pau. Dernière répétition avant le grand saut. Ce soir, les Bleues entament la dernière ligne droite de leur préparation. Un moment délicat. Un passage mouvementé mais indispensable. "C'est une période de crispation, confie Philippe Bana, le directeur technique national. Les dernières décisions se prennent, les plus importantes. C'est la mayonnaise finale." Qui doit prendre.

Au programme de ce dernier stage débuté mardi à Dunkerque, des entraînements, bien sûr, mais surtout trois confrontations en quatre jours. Un rythme similaire à celui du mondial. "Le niveau des adversaires est intéressant, relève Olivier Krumbholz. Avec deux collectifs solides et une grosse formation qu'est le Brésil." Ce même Brésil qui avait battu les Bleues en Russie, il y a deux ans et qui les avaient dominées d'une courte tête cet été, en match de préparation. Mais l'objectif premier, à dix jours du championnat du monde, sera avant tout de parfaire les schémas. "Ce tournoi va nous permettre de monter en charge, de peaufiner les réglages et accessoirement d'affiner la sélection. Même s'il ne faut pas trop se concentrer là-dessus. L'important étant de préparer au mieux le commando qui va disputer le championnat", poursuit l'entraîneur tricolore.

La sélection : "Tout n'est pas figé"

Pourtant, les dix-neuf joueuses présentes à Dunkerque ne seront pas toutes de la fête la semaine prochaine. La principale variable demeure l'évolution des blessures (Paule Baudouin, Christine Van Parys, Raphaëlle Tervel). "On va gérer les temps de jeu et les entraînements tout en poursuivant le travail spécifique , indique Gérard Juin, le médecin de l'équipe de France. Mais quoiqu'il en soit, toutes les filles qui sont là ont une carte à jouer. Médicalement, on avance. Les blessées ne seront peut-être pas toutes prêtes au début du mondial. En revanche, on pense qu'elles pourront l'être à un moment donné en cours de compétition." Pour toutes ces raisons, le staff attendra le dernier moment pour faire ses choix. "Tout n'est pas figé, promet Olivier Krumbholz. Il faut attendre d'avoir tous les éléments en notre possession. D'abord parce que les blessures peuvent évoluer et aussi parce que des filles peuvent commencer à craquer sous la pression. Je ne veux surtout pas monter pour démonter plus tard."

Une circonspection indispensable tant un choix peut influer sur toute la compétition. "On peut faire des erreurs qui ont l'air anodines et qui vous explosent à la figure quelques jours plus tard, rappelle Philippe Bana. Et même si la nouvelle règle qui permet d'échanger des joueuses entre les tours offre une grande marge de manuvre, les décisions sont délicates à prendre. Il ne faut surtout pas tomber dans le piège de l'affectivité." Trois matches, et un peu plus de dix jours, avec un objectif pour la France : arriver en pleine possession de ses moyens au mondial. Le compte à rebours est lancé.

Handline-FFHB / Eurosport