Eurosport - ven, 25 janv 23:31:00 2008
A 17h30, alors que son poulain, Jo-Wilfried Tsonga, avait rejoint son hôtel depuis une heure pour faire une sieste, Eric Winogradsky a fait le point sur la journée qui a suivi la victoire de son joueur sur Rafael Nadal. A noter son passage au JT de... 20h en France.
Comment s'est passée la journée ?
ERIC WINOGRADSKY: Il s'est levé à 10h. Après le petit-déjeuner, on a passé un long moment ensemble. Puis nous sommes venus au stade pour un entraînement de 14 à 15h. Là, il est rentré faire une petite sieste. Ce soir, il va faire un room service pour regarder l'autre demi-finale tranquille et discuter avec ses potes sur internet.
Sa famille est en route pour l'Australie...
E.W. : C'était important pour lui d'avoir ses parents à ses côtés. Son agent a fait le nécessaire pour trouver les billets d'avion. Il a la chance de pouvoir partager son bonheur avec 15 000 Australiens, pourquoi ne le partagerait-il pas avec ses proches ?
Sait-il ce qui se passe, en France, autour de ses résultats ?
E.W. : Depuis le début du tournoi, on évite que son regard croise des journaux où on parle de lui (sourire). Mais on ne peut pas l'empêcher d'aller surfer sur le net. Sinon, il sait qu'il y a des écrans géants dans son club ou à la fédération, à Roland Garros. Ça lui fait plaisir parce qu'il a une grande reconnaissance envers les gens qui l'ont soutenu dans les moments les plus difficiles.
Entre sa balle de match contre Rafael Nadal et la première balle de la finale, près de 72 heures se seront écoulées. Physiquement, il aura pu récupérer, mais mentalement, n'y a-t-il pas le danger d'une rupture avec l'élan du tournoi?
E.W. : Ça lui va bien. Il déteste être pressé (sourire). On fait tout pour qu'il ne sorte pas de son truc. On garde le cap. De toute façon, ce n'est pas quelqu'un qui va tourner comme un lion en cage. Ce n'est pas sa nature. Hier, 20 minutes avant sa demi-finale contre Nadal, on était encore en train de discuter le coup et il était en tongs. Cinq minutes avant de pénétrer sur le court, il était toujours sur internet alors que Nadal faisait des bonds de huit mètres dans les vestiaires (sourire).
Mais il va avoir le temps de cogiter, de réfléchir à ce qu'il est en train de réussir...
E.W. : Même quelqu'un comme Federer cogite. Tout le monde pétoche (sourire). C'est normal. Après son premier match contre Murray, il a eu une longue conversation avec Cédric Pioline afin qu'il puisse réussir ce qu'il n'avait jamais réussi jusqu'alors, c'est-à-dire gagner la rencontre qui suit une belle victoire. Ce contact avec des joueurs comme Cédric, qui a joué des finales de Grand Chelem, va lui servir. D'ailleurs Cédric revient à Melbourne pour voir sa finale.
Yannick Cochennec, à Melbourne / Eurosport