C'est presque Noël à la Gaillette en point presse. Eric Sikora, au rayon souvenirs (remember 1999), Gervais Martel, Daniel Leclercq, Jean-Pierre Papin, Julien Sablé, Fabien Laurenti et Yohan Demont viennent évoquer la finale de samedi devant des médias nombreux, mais moins que lors des arrivées de Guy Roux, «JPP» ou lors de l'annonce du retour du Druide. Peu importe, les Lensois font le métier. Au menu : la déconvenue rennaise de dimanche, les conséquences d'une défaite au Stade de France pour la suite du championnat et le statut de l'adversaire parisien. «Je n'ai pas vu souvent le PSG jouer cette saison. Ça ne m'intéresse pas particulièrement de les regarder. Maintenant, ils ont des mecs comme Diané devant, comme Pauleta, quand ils le font jouer. Même quand il boîte, Pauleta reste un grand buteur. Rothen distribue bien le jeu et il y a des jeunes vaillants au milieu. Ses faiblesses sont peut-être les mêmes que les nôtres, avec une difficulté à enchaîner les bonnes performances» , explique Demont. On insiste. Alors, Paris, un grand, encore ? «Qu'il soit premier ou dernier, on en parle, on parle du PSG, ça intéresse du monde. Alors, oui, ça reste un grand club» .
Un peu plus tôt dans la matinée, les Sang et Or ont eu droit à un long discours du staff technique, Daniel Leclercq en tête. «Cette causerie était prévue d'avance, certainement. L'évènement a son importance. Il faut encore plus asseoir la confiance dans la tête des joueurs. Bien sûr qu'il y avait aussi quelques rappels par rapport à dimanche soir. On a quelque chose à vivre intensément, un métier. Chaque jour nous le rappelle» . Peu après sous un ciel incertain, Sidi Keita, qui soigne une entorse à la cheville, trottine avec le kiné. A l'entraînement, effectué seulement devant quelques gamins, Loïc Rémy, Adama Coulibaly, Aruna Dindane et Nenad Kovacevic, quatre titulaires en puissance, manquent à l'appel. Les deux premiers seront néanmoins de retour dans l'Artois après le France A'-Mali de ce mardi soir. Vive les sélections. «On nous a fourré un match amical d'une équipe nationale entre deux. Je trouve cela aberrant» , peste Papin. «C'est le football, il faut s'adapter, s'organiser. Les joueurs qui ne seront pas là ne resteront pas sans rien faire. Ils auront peut-être aussi une tranquillité d'esprit par rapport à cela» . Au fait, Milan Bisevac (déchirure) est d'ores et déjà forfait. Et Toifilou Maoulida soigne une cheville douloureuse. O. M.
«On a ce que l'on mérite quand on oublie les bases. Il n'y avait pas d'âme, certains se sont cachés» . Ainsi parlait Gervais Martel quelques minutes après la déconvenue du Racing à Rennes, dimanche soir (3-1). Lors du décrassage d'après-match opéré au Stade de la Route de Lorient, les Lensois se sont même fait chambrer par leurs fans, retenus dans le parcage visiteurs. Comme Paris, Lens, qui affichait pourtant un net regain de forme dans le jeu ces dernières semaines, est aujourd'hui un candidat déclaré à la relégation. L'avant finale est même gâché dans l'esprit de certains supporters, très préoccupés par l'avenir de leur club. Après une journée de repos et de soins, les Sang et Or retrouveront vraiment le chemin des pelouses de leur centre d'entraînement de la Gaillette demain, mardi. La Gaillette où est prévue en fin de matinée la seule conférence de presse de la semaine, si l'on excepte le passage expéditif de Jean-Pierre Papin et d'un joueur qui ne devrait pas être le capitaine, Vitorino Hilton, muet devant les médias depuis plus d'un an (!), vendredi après-midi, au Stade de France. Un peu «cheap» au regard de l'évènement et des attentes des lecteurs qui aiment le club. O. M.

Coupe de la Ligue - Finale - LENS : UNE COUPE POUR SAUVER LES APPARENCESagrandir la photo
