
NANTES (AFP) - Un nul contre Montpellier (1-1), vendredi lors de la 35e journée de L2, a suffi aux Canaris, après celui concédé par Troyes face à Boulogne-sur-Mer (2-2), pour valider leur billet de retour en L1, un résultat que les joueurs et leur public ont immédiatement mais sobrement fêté sur la pelouse de la Beaujoire.
Une nouvelle fois pourtant, Nantes n'a rien fait dans la facilité et a dû attendre le début de la seconde période pour ouvrir le score par De Freitas (1-0, 47), qui est immédiatement venu dédicacer son but à Da Rocha, +Canari emblématique+, qui avait pris place en tribune officielle en raison d'une blessure.
Accessoirement, l'ex-Amiénois s'est également offert un beau cadeau pour son 300e match en L2.
Ce résultat met donc fin à l'année de purgatoire en L2 du FCN et permet à "Da Roch'", les yeux rougis par l'émotion, d'oublier les larmes qu'il avait versées l'an passé lorsque son club avait mis fin à 44 ans de présence ininterrompue dans l'élite à l'issue d'une saison catastrophique.
Fidélité récompensée
Devant une tribune Loire remplie comme à ses plus belles heures et qui avait même timidement sorti pétards et fumigènes, les Nantais ont fait simplement fait le métier et ont dû patienter pour réveiller le stade.
"Une année entière à galérer: notre fidélité récompensée par des abonnements augmentés", avait même affiché les supporteurs avant le retour aux vestiaires en s'en prenant, comme l'an passé avec Rudi Roussillon, à leurs dirigeants et au président Waldemar Kita.
A la 64e minute, alors que la montée était définitivement assurée par le nul de Troyes à domicile face à Boulogne-sur-Mer, les supporteurs se sont même mis à chanter: "On est en L1, Paris en L2", avant, complètement réveillés, de faire la ola.
Les changements successifs ont ensuite permis aux réservistes de participer à la fête, Mareval s'empressant de communier avec le public en lançant son maillot dans les tribunes.
Le but égalisateur tardif de Lacombe (1-1, 85) a bien tempéré les ardeurs, mais n'a pas refroidi complètement l'ambiance pendant que l'entraîneur nantais remerciait individuellement ses joueurs sur le banc en attendant la fin de la rencontre.
Au coup de sifflet final, les joueurs sont rapidement revenus dans leurs vestiaires en musique, sans faire de tour d'honneur collectif, alors que le dispositif de sécurité avait pris place pour empêcher les supporteurs d'entrer sur la pelouse... comme ils l'avaient fait l'an passé contre Toulouse pour manifester leur courroux avant la descente en L2.


