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Volley - Pro A (H) «Content de retrouver Paris»

ven 25 avr, 19h02


À quelques heures de la réception du Paris Volley, samedi pour le premier match de la finale de Pro A, Oliver Kieffer et Poitiers ont oublié la défaite de l'an dernier et ne sont pas animés d'un esprit de revanche. Le central poitevin, au contraire, affirme sa joie de retrouver son ancienne équipe, avec qui il a été sacré trois fois champion de France (de 2001 à 2003).

« Oliver Kieffer, comment la semaine de préparation s'est-elle déroulée ?

On a beaucoup travaillé, en grande partie physiquement, avec des séances de musculation, couplées à un entraînement classique l'après-midi. L'équipe est dans de bonnes dispositions, en confiance. On connaît notre valeur, et surtout on a conscience de ce qu'il faut faire, de l'état d'esprit à garder pour battre Paris.

« Il manque un titre à cette équipe »

Est-ce le même état d'esprit qui vous a permis de renverser la vapeur à Cannes (3-2), lors de la première demi-finale ?

( Il tempère ) Contre Cannes, on a en partie eu de la réussite. On est passé vraiment tout près de perdre 3-0. Mais c'est vrai qu'on a su afficher un état d'esprit solidaire et rester patient.

Pensez-vous que Paris, qui vous a battus lors de la finale de l'an dernier, aura un ascendant psychologique en venant à Poitiers ?

C'est difficile à dire. Je pense que les Parisiens sont favoris, mais parce qu'ils ont plus d'expérience et une équipe vraiment très complète. C'est une nouvelle année, une nouvelle finale.

La défaite de l'an dernier vous donne-t-elle une volonté de revanche ?

Non, pas du tout. C'est du passé, on n'y pense plus. L'effectif des deux équipes a changé depuis. Les seuls regrets que l'on peut avoir concernant Paris, c'est notre manière de jouer lors de notre déplacement là-bas ( NDLR : le 15 mars, pour la 20e journée ). On a été battu 3-0 en une cinquantaine de minutes, sans respecter les consignes. Par rapport à ça, oui, on a envie de montrer autre chose. Le club arrive en finale pour la deuxième année consécutive, c'est quelque chose de bien. Même s'il manque un titre à cette équipe... ( NDLR : Le dernier trophée gagné par Poitiers est la Coupe de France en 2002 )

« Je vais essayer de canaliser Jiri »

Quels sont les clés pour obtenir le deuxième sacre national du club, après celui de 1999 ?

Il faudra savoir gérer la nervosité. Se montrer patient, comme on a su le faire contre Cannes. Et bien sûr être concentré d'un bout à l'autre du match.

Une partie de l'effectif découvre ce stade de la compétition. Y a-t-il de l'appréhension chez les plus jeunes ?

Non, de l'impatience, plutôt ! Comme pour le reste du groupe. On a pris l'habitude de jouer tous les deux-trois jours. Là, on doit attendre une semaine. C'est tardif ! ( rires )

Retrouver Paris en finale, cela vous procure-t-il, en tant que « glorieux ancien » du club, un sentiment particulier ?

Je commence à avoir l'habitude d'affronter Paris, même si, effectivement, cela reste quelque chose de spécial. Avoir Jiri ( Novak ) en face de moi, c'est sympa : jouer contre des amis, avec l'ambiance de la salle, constitue un grand plaisir. Et cette fois, je vais essayer de canaliser Jiri, de ne pas le laisser s'enflammer, sinon on ne l'arrête plus ! »

Propos recueillis par Jean TERZIAN