Fed Cup - Goven : "Je suis confiant"

Eurosport - ven, 25 avr 19:28:00 2008

Malgré la pression de jouer un match de barrages de Fed Cup au Japon, Georges Goven reste serein. Avec Amélie Mauresmo et Virginie Razzano en simple, le capitaine français se sait armé pour maîtriser les Japonaises, qui sont privées de Akiko Morigami et Aiko Nakamura, N.2 et 3 locales.

TENNIS 2005 FED CUP FRANCE MAURESMO GOVEN V5 - 0

FED CUP - Barrages groupe mondial 1

Japon-France - 25-26 avril

Georges, que vous inspire la composition de l"équipe japonaise ?

G.G. : Je m'attendais à une équipe de ce type, puisque je n'ai pas vu Morigami de la semaine. Je me doutais donc qu'il y avait un problème avec elle. La seule petite incertitude que j'avais encore était de savoir si Ai Sugiyama jouerait. Et il semble qu'elle joue. C'est un peu plus compliqué pour nous parce que c'est une bonne joueuse de dur. Elle est toujours capable de battre les meilleures, elle l'a prouvé encore récemment en battant Hantuchova, à Miami. Quant à Ayumi Morita, elle est leur avenir, la jeune qui monte. C'est donc l'équipe normale type à laquelle on pouvait s'attendre.

Que vous inspire une éventuelle descente de la France en division inférieure ?

G.G. : Ce ne serait pas une très bonne chose ! On a, dans l'ensemble de notre tennis français, tellement de joueuses qui peuvent jouer au plus haut niveau que ce serait vraiment triste que l'on descende. Et puis, il s'agirait d'une triste première. Je crois en effet que l'équipe de France n'a jamais joué en "deuxième division".

Est-ce beaucoup de pression ?

G.G. : Non, car ce n'est vraiment pas quelque chose pour l'instant qui me turlupine. Je me concentre sur la qualité des entraînements, la préparation des joueuses, sur le fait de les mettre bien mentalement. Ce n'est pas quelque chose dont on parle. Si Amélie (Mauresmo) et Virginie (Razzano) jouent leur tennis, elles seront au-dessus des Japonaises et en mesure de gagner. A nous de faire en sorte que, demain, elles soient dans les meilleures conditions pour jouer leurs matches. Parce qu'en revanche, si elles ne jouent pas à leur niveau, on se mettra dans une position plus difficile. Mais je suis très confiant.

Comment trouvez-vous vos joueuses depuis le début de la semaine ?

G.G. : Elles montent en puissance, ce qui est tout à fait normal parce qu'au début, on a eu les difficultés d'un double décalage. Elles arrivaient des Etats-Unis et on leur en a remis un coup ici ! Les entraînements de fin de matinée étaient difficiles. Ca allait mieux en fin d'après-midi mais les jambes étaient quand même lourdes. Depuis hier, ça commence à être vraiment mieux. On commence à s'habituer à la vie de Tokyo. Samedi, les matches commençant à 13 heures (6h en France, NDLR), je pense que les joueuses seront bien dedans.

Comment est la surface ?

G.G. : Elle est rapide. Moins rapide qu'en Chine, mais quand même rapide ! Et les balles sont très dures.

Peut-on dire que la France est favorite ?

G.G. : La France est favorite sur le papier, bien sûr. Mais j'évite de faire des pronostics. Comme je dis toujours, il y a des matches qu'il faut gagner. C'est toujours pareil, quelle que soit l'équipe qu'on a en face, qu'on soit favori ou non. Chaque joueuse sait ce qu'elle a à faire demain, alors faisons-le bien. Un peu comme on l'avait fait, l'an passé, contre le Japon. Alors que les matches étaient difficiles, on avait joué très proprement. Faisons la même chose ici, à partir de demain.

avec la FFT / Eurosport