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Foot - L1 - OM Valbuena : « Emotion très forte »

dim 27 jan, 00h32


Dans une soirée très mal engagée pour son équipe, quasiment menée 2-0 en dix minutes par Caen, Mathieu Valbuena a fait chavirer le Vélodrome en donnant l'avantage à Marseille sur deux buts d'anthologie. Le premier, une frappe enroulée de trente mètres en pleine lucarne, jumelle, en plus belle, de celle inscrite à Liverpool en Ligue des champions (1-0). Puis une feuille morte parfaitement dosée. Score final : 6-1.

« Mathieu Valbuena, pouvez-vous nous raconter votre premier but, somptueux ?

Je suis dos au but, je me débarrasse de l'arrière droit sur le contrôle orienté, je sais où est le but, je frappe instantanément, j'enveloppe. Le ballon a une belle trajectoire, il y a de la réussite mais il faut avoir de l'audace. Sur le deuxième, avant que Laurent (Bonnart) me donne le ballon, je vois le gardien avancé, je fais une pichenette, je la rentre.

Vous semblez beaucoup plus à l'aise dans l'axe, non ?

Je ne suis pas maladroit devant le but, donc je me sens bien. Ce soir, je me suis procuré des occasions, c'est important. J'en ai moins sur le côté droit. Oui, je suis mieux dans l'axe mais ce n'est pas vraiment une nouveauté.

Vous vous libérez chaque fois davantage et continuez à gravir les échelons ?

Oui bien sûr, je ne peux pas m'arrêter à ça, je vais continuer à bosser. Je vais essayer de rester régulier, c'est pour moi le plus important : ne pas procéder par a-coups et avoir des performances en dents de scie.

Comment vous sentez-vous ce soir ?

Collectivement, nous sommes très contents. Nous avons connu un début de match assez difficile, où nous avons failli être menés 2-0, mais on a eu une belle réaction d'orgueil. On l'avait déjà eue à Nancy mercredi. Là encore une fois, c'est important, notamment devant notre public.

Comment vivez-vous votre entente avec Cissé ?

Bien. Il faut du temps pour se créer des automatismes, ce n'est pas simple. Et puis on se parle, quelquefois avec un peu de virulence, mais le respect y est tout le temps. On se dit les choses, on s'encourage. Les appels de Djibril m'aident beaucoup et j'essaie de le mettre dans de bonnes conditions.

Quel but préférez-vous celui de Liverpool ou celui de samedi ?

Celui de samedi sans hésitation. Je suis déjà dos au but, je l'enveloppe de l'intérieur du pied, c'est un beau but. Quand je le vois pénétrer dans la lucarne, c'est une émotion très forte, parce que ce sont mes premiers buts au Vélodrome. On repense aux gens qui nous font confiance, au coach, à José qui est venu me chercher. Je ne l'oublie pas. »

Propos recueillis par Hélène FOXONET à Marseille