Tour de France 2005 en direct sur Yahoo! Sport - version accessible pour non voyant

Retrouvez le classement et le suivi des étapes du Tour de France cycliste en direct et en vidéo

Yahoo! Sport couvre l'événement et vous propose

  • les différents classements (individuel, montagne, par équipe)
  • le maillot jaune
  • le maillot vert
  • le maillot à pois
  • la carte du tour de france (parcours du tour de france)
  • le résumé quotidien de l'étape en vidéo
  • Tour de France 2005 en direct sur Yahoo! Sport


    Retrouvez le classement et le suivi des étapes du Tour de France cycliste en direct et en vidéo


    Yahoo! France - Tous droits réservés
    L'Equipe.fr lequipe_news

    Cyclisme - TDF Sastre «heureux et serein»

    sam 26 jui, 20h02


    Carlos Sastre le reconnaît lui-même : il n'est pas un personnage extraverti. Assuré de remporter le Tour de France après avoir résisté tranquillement à ses poursuivants dans le dernier contre-la-montre, l'Espagnol est revenu sur sa victoire sans grande effusion de joie. Calmement, presque timidement, le coureur de l'équipe de CSC s'est peu épanché sur ses états d'âmes préférant rendre hommage à ceux qui l'ont accompagné dans sa quête : ses équipiers, ses modèles, ses proches. « Je ne parle pas tant que cela. J'écoute beaucoup mes coéquipiers », explique-t-il.

    Carlos Sastre, que s'est-il passé dans ce contre-la-montre ? Est-ce une contre-performance de Cadel Evans ou une grosse performance de votre part ?

    Je ne sais pas vraiment mais j'avais toutes les cartes en main. J'avais à la fois les temps-références de mes coéquipiers comme Fabian Cancellara (champion du monde de la spécialité) et aussi les temps de passage des coureurs qui partaient avant moi. Je suis parti en me concentrant sur ce que je devais faire, pour résister à la souffrance. J'avais une opportunité unique et cela a suffi pour conserver le Maillot Jaune.

    Que ressentez-vous au moment où vous réalisez votre rêve d'enfant ?

    Je me sens heureux et serein. J'ai enduré beaucoup de souffrances toute ma vie pour atteindre mes objectifs. Je suis tranquille, peut-être que je ne réalise pas encore ce que j'ai fait. Le Tour de France, c'était un rêve d'enfant mais un rêve d'adulte aussi. J'ai continué à rêver toute ma vie et je profite enfin de mon travail. Je continuerai à faire ce que j'aime.

    Quels ont été les moments-clés pour votre victoire depuis le départ de Brest ?

    Le plus important était la confiance dont j'ai bénéficié depuis le départ de la part de Bjarne Riis (directeur sportif) et tout l'encadrement de l'équipe et de mes coéquipiers. Cela m'a donné confiance. Ensuite, il a fallu prendre les bonnes décisions et motiver mes coéquipiers. Cancellara a fait un travail exceptionnel dans les étapes de montagne, tout comme (Stuart) O'Grady ou (Kurt-Asle) Arvesen. Je ne parle pas beaucoup . J'écoute beaucoup mes coéquipiers. Je savais ce que je pouvais attendre d'eux. Cancellara a sacrifié ses espoirs de victoires en contre-la-montre pour travailler pour moi. Toute la première semaine, l'enjeu a été de nous protéger, de garder des forces. Le secret, c'est la proximité que nous avons dans cette équipe.

    Imaginiez-vous gagner le Tour de France il y a trois semaines ?

    Sincèrement, je ne savais pas. Je suis arrivé au départ préparé physiquement et mentalement comme jamais. Je savais que je disposais de la meilleure occasion de ma carrière et je m'étais mis dans les meilleures conditions. J'ai toujours rêvé de gagner le Tour de France. Ensuite, il y a toujours des obstacles à surmonter, des circonstances extérieures. A la différence des années précédentes, je n'ai pas vraiment pensé au Maillot Jaune mais j'ai essayé de courir au jour le jour, pour prendre les meilleures décisions. Je ne veux pas penser à la victoire finale avant dimanche et l'arrivée finale à Paris.

    Au cours de votre carrière, quel coureur vous a le plus inspiré ?

    Je crois que celui qui m'a le plus marqué, cela a été Laurent Jalabert. Je l'ai connu trois ans chez Once. C'était un coureur impressionnant, sportivement et humainement. Ensuite, j'ai partagé sa dernière saison professionnelle chez CSC, l'année où je suis arrivé dans l'équipe (2002). Ce qui me surprenait le plus, c'était sa tranquillité. Il savait ce qu'il voulait. Grâce à lui, j'ai appris à profiter de ce sport.

    Gardez-vous des contacts avec Manolo Saiz, votre premier directeur sportif (impliqué dans l'affaire de dopage Puerto et retiré du cyclisme, ndlr) ?

    La vérité, c'est que je ne parle plus trop avec lui depuis que j'ai quitté la Once. Nous n'avons plus l'occasion de parler car nous avons pris des chemins divergents et nous avons des points de vue différents. Malgré tout, je veux en profiter pour parler de lui. Il m'a enseigné les bases du métier, il a fait de moi un pro. Il avait dix ans d'avance sur tout le monde. Mais j'ai dû quitter Once pour avoir de nouvelles opportunités. Une seule fois, l'équipe avait roulé pour moi au Tour de Burgos et j'avais gagné.

    Après tous ces cas de dopage, pouvons-nous croire que vous êtes un coureur propre ?

    Evidemment. Je sais qui je suis et comment je suis. J'ai beaucoup travaillé, je me suis sacrifié tous les jours pour atteindre mes objectifs, de manière honnête et laborieuse. En cyclisme, il y a des gens qui veulent gagner et sont prêts à tricher et d'autres qui travaillent en silence. Cela existera toujours.

    Vous n'êtes pas très expressif. Que signifiait ce geste à l'arrivée ?

    (Hésitation) Je suis quelqu'un de très calme. Je crois en quelque chose. Quelque chose qui est a côté de moi et qui m'aide. Je dédie cette victoire à « El Chava » Jimenez, qui m'a appris la réalité de ce sport et de la vie (Jose Maria Jimenez, alors professionnel chez Banesto, a été quatre fois meilleur grimpeur de la Vuelta entre 1997 et 2001, ndlr). Quand j'ai commencé le cyclisme. j'étais toujours avec lui, on partageait tout. C'était mon beau-frère. Sa mort (d'une crise cardiaque en 2003) a été très difficile à vivre. Aujourd'hui, je veux partager cette victoire. J'ai gagné pour lui, il avait les mêmes rêves et les mêmes aspirations que moi. » - Propos recueillis par Anthony THOMAS, à Saint-Amand-Montrond

     

    Commentaires 1 - 1 de 1

    Trier commentaires : Les plus récents | Les mieux notés
    1. Bravo Carlos!!! Je suis espagnol, et bien fier de l'être, surtout depuis qu'on gagne tout: F1, Basket, Football, Tennis, Cyclisme,handball,moto,voile....

      De Rafael R, le sam 26 juil 20h 01
    Trier commentaires : Les plus récents | Les mieux notés

    Pas encore utilisateur Yahoo! ? maintenant pour ouvrir un compte gratuitement