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Basket - Bleus Bergeaud verrait bien Collet

ven 26 sep, 11h46


Moins d'une semaine après l'échec des Bleus dans leur tentative de qualification directe à l'Euro 2009, ils sont déjà nombreux à avoir donné leur avis sur la question : l'avenir de l'équipe de France, la bonne stratégie à adopter, et surtout le nom de l'éventuel futur sélectionneur. Pourquoi Claude Bergeaud (à droite sur la photo L'Equipe) n'aurait-il pas droit à la parole dans cette affaire ? Lui qui a tant donné pour cette équipe entre 2003 et 2007, malgré sa sortie en eau de boudin. C'est donc ce qu'il fait vendredi dans L'Equipe, en annonçant clairement sa préférence pour Vincent Collet, l'entraîneur de l'ASVEL, en cas de départ plus que probable de Michel Gomez.

«Un coach étranger, je n'y crois pas»

«Il faut un coach de Pro A qui ait la connaissance de l'Euroligue, estime le nouveau directeur exécutif de Pau. Un coach étranger, je n'y crois pas, ajoute-t-il. Parce qu'il faut aussi connaître le basket français». Une fois le constat effectué, Bergeaud ne tergiverse pas plus longtemps. «Les coaches français ne sont pas plus tartes que les autres. Celui qui a le plus d'expérience, c'est Vincent Collet. Il joue l'Euroligue depuis plusieurs années». Alors que la Fédération ne s'est toujours pas clairement positionnée sur le sujet, même si le DTN Jean-Pierre de Vincenzi a quelque peu vendu la mèche en déclarant dans la semaine que «la piste de Michel (Gomez) est désormais un peu frelatée», va-t-elle pour autant tenir compte de l'avis d'un de ses anciens employés ? Pas évident. D'autant que Bergeaud se montre plutôt catégorique dans son analyse, ce qui n'est pas toujours apprécié.

«On ne peut pas improviser», assène-t-il, non sans rappeler au passage qu'au moment de son départ, après la huitième place des Bleus à l'Euro 2007, «il y avait un vrai projet». «Le regret, c'est que je souhaitais qu'on s'inscrive dans le temps. En assumant évidemment l'échec de 2007, mais en regardant aussi ce qui avait été bon en 2004, 2005 et 2006. Car je ne crois pas qu'il y ait eu une période aussi faste pour le basket français.» Dans le sillage de Tony Parker notamment, dont il vante les mérites. «Tony Parker et les autres joueurs ne parlent pas le même langage basket», dit-il. Pas sûr que les dirigeants français et l'ancien sélectionneur se comprennent également.

 

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