Eurosport - dim, 27 janv 01:11:00 2008
Dominer n'est pas gagné. Lens l'a appris à ses dépens samedi face au Racing Club de Strasbourg (2-2). Ce troisième match consécutif sans défaite en Championnat confirme tout même les progrès faits par le club artésien depuis l'arrivée à sa tête de Daniel Leclercq.
Deux points de perdu ou un point de gagné. Les avis étaient partagés à l'issue du match nul du RC Lens face à Strasbourg (2-2). Si les Sang et Or, qui étaient encore menés au score à dix minutes de la fin, sont passés tout près de la défaite, ils auraient également très bien pu remporter cette rencontre dans les arrêts de jeu sans une erreur d'arbitrage de M. Lamarre qui a injustement refusé un but à Toifilou Maoulida pour une position de hors-jeu inexistante (90e). Autant dire que le clan artésien oscillait entre frustration et satisfaction à l'issue de ce troisième match consécutif sans défaite en championnat.
Dominateurs de bout en bout, les joueurs de Jean-Pierre Papin et Daniel Leclercq n'ont pourtant pas grand chose à se reprocher sur le plan du jeu. Cueillis à froid par Renteria, parti à la limite du hors-jeu (5e), ils ont eu le mérite de réagir immédiatement par Monterrubio sur penalty (7e), l'ancien Nantais profitant d'une faute de Bellaïd sur Maoulida pour inscrire son cinquième but de la saison. Tout juste peuvent-ils regretter de ne pas s'être mis à l'abri durant les quarante-cinq premières minutes malgré des situations chaudes pour Demont (15e, 19e), Khiter (23e) et Belhadj (30e). Tout juste peuvent-ils regretter d'être tombés sur une formation alsacienne au réalisme déroutant.
Coaching payant pour Furlan
Paradoxalement, c'est au moment où le RCL semblait avoir la main sur le match que les Strasbourgeois ont doublé la mise contre le cours du jeu. Alvaro Santos, tout juste entré dans l'arène, trompait Runje de la tête pour redonner l'avantage aux siens (76e). Un avantage de courte durée puisque six minutes plus tard, Monterrubio, encore lui, trouvait sur coup-franc la lucarne gauche de Cassard (82e). Un moindre mal pour des Lensois au caractère retrouvé. Avec sept points pris sur neuf possibles lors des trois dernières journées, ils confirment leur retour au premier plan, même s'il faudra sans doute encore quelques rencontres pour que cela se traduise d'un point de vue comptable. Pour le moment, le club de Gervais Martel est toujours 16e avec un point d'avance sur Auxerre, le premier relégable.
LA DECLA : Jean-Pierre Papin (entraîneur de Lens)
"On a mis le coeur pour réagir ce soir, surtout dans une grosse deuxième période. J'aurais plutôt préféré qu'on agisse. Nous avons vu deux beaux Racing. Nous avons beaucoup tenté, mais je reste déçu par le hors-jeu sifflé sur le troisième but qui, pour moi, n'y était pas. Le positif dans ce mois de janvier, ce sont les sept points pris en trois matches de championnat, et une qualification en demi-finale de la coupe de la Ligue. Ce calendrier était une montagne, et nous l'avons escaladée".
Emery TAISNE / Eurosport