Eurosport - mer, 27 févr 19:04:00 2008
Trois semaines après les Masters d'Inde, le circuit européen refait escale à New Delhi à l'occasion du Johnnie Walker Classic, une épreuve remportée par les plus grands joueurs de toute époque. Six Français prendront le départ jeudi matin avec pour objectif de détrôner Anton Haig.
Le parcours
Le DLF Golf de New Delhi est un par 72 de 7176 mètres, réputé pour l'étroitesse de ses fairways, bordés d'arbres, de bunkers, d'obstacles d'eau et de hors limites. Les pars 5 y sont particulièrement longs, la palme revenant au trou n°9 de plus de 600 mètres ! Néanmoins, ce sont trois pars 4 qui sont classés les plus difficiles. Dans l'ordre, le trou n°5 où le drive est déterminant. Le fairway y est très étroit avec un hors limite tout le long à sa gauche. Le green bien que peu protégé est tout de même situé à 486 mètres du départ. Ensuite, le trou n°13, à peine plus court (483m) également bordé par un hors limite à gauche, auquel il faut rajouter un bunker au milieu du fairway côté droit et un deuxième à l'entrée du green.
Pour terminer ce classement, le par 4 n°2 (443m). Les joueurs devront à tout prix éviter l'étang imposant, à gauche du départ. S'ils y parviennent, ils pourront s'attaquer au green et aux quatre bunkers qui l'entourent. C'est la première fois que le Johnnie Walker Classic (JWC) se dispute en Inde qui devient ainsi le septième pays à l'accueillir après la Thaïlande, l'Australie, la Chine, Taiwan, Singapour et les Philippines. La liste des vainqueurs du tournoi parle d'elle-même : Adam Scott (2005), Miguel Angel Jimenez (2004), Ernie Els (1997, 2003), Retief Goosen (2002), Tiger Woods (1998, 2000), Ian Woosnam (1996), Fred Couples (1995), Greg Norman (1994), Nick Faldo (1993), Ian Palmer (1993) L'année dernière à Phuket (Thaïlande), le Sud-Africain Anton Haig est devenu le plus jeune lauréat de l'épreuve, à cinq jours de ses 21 ans.
Les hommes à suivre
Les principaux protagonistes du tournoi mondial de match play ont décidé de faire l'impasse sur le JWC. En l'absence de Tiger Woods, Stewart Cink, Henrik Stenson et Justin Leonard, ceux qui ont été éliminés plus tôt que prévu la semaine dernière auront l'occasion de se racheter. Vijay Singh (n°11 mondial) en tête de liste. Le Fidjien fait partie des quelques ténors du golf mondial à ne pas avoir encore inscrit son nom au palmarès de l'épreuve. Jeudi matin, il sera accompagné de l'Anglais Ian Poulter et du Suédois Robert Karlsson. Mais la plus prestigieuse sera sans aucun doute la partie Chowrasia SSP / Miguel Angel Jimenez / Adam Scott. Tous trois ont récemment remporté une épreuve du circuit européen : les Masters d'Inde pour Chowrasia, l'Open de Hong-Kong pour Jimenez et les Masters du Qatar pour Scott.
L'Australien par ailleurs très excité à l'idée de jouer pour la première fois en Inde. "C'est un des aspects du golf que j'adore, avoir la possibilité de voyager dans le monde entier et jouer dans des endroits où je n'aurais jamais été capable de venir en temps normal", explique le n°5 mondial. Colin Montgomerie est également à New Delhi pour la première fois de sa carrière avec une ambition affichée : "Je suis ici pour marquer un maximum de points au classement mondial. La semaine dernière j'en ai gagné quelques-uns ce qui m'a permis d'atteindre la 54e place. À la fin de la semaine je veux être dans le Top 50", affirme l'Ecossais.
Les Français
Après deux semaines de pause, la délégation française revient en force pour le JWC. Six tricolores ont fait le déplacement à New Delhi. Parmi eux, Raphaël Jacquelin, récemment 4e aux Masters d'Inde. Le Lyonnais qui s'est déclaré "satisfait" de sa performance sur son site officiel, attend beaucoup de son retour en Inde. Cinq autres tricolores seront au départ jeudi matin. Jean Van de Velde est le seul d'entre eux à avoir participé à l'Open d'Indonésie il y a deux semaines pour une 25e position. Cette année, le natif de Mont-de-Marsan n'a pas encore terminé dans le Top 20 d'un tournoi. Peut être cette fois-ci ! Christian Cévaër, Grégoty Bourdy, Grégory Havret et Thomas Levet tenteront de faire aussi bien.
Damien SIMONART / Eurosport