Coupe du Monde - Bansko - Bansko, la station qui fait jaser

Eurosport - ven, 27 févr 11:30:00 2009

Les descendeuses, revendiquant plus d'adrénaline, ne trouvent pas leur compte dans la station bulgare de Bansko, qui accueille trois épreuves de vitesse en Coupe du monde entre vendredi et dimanche. Un tracé trop tournant et déjà fatal à Lindsey Vonn est au centre du débat.

ALPINE SKIING 2008-2009 Val d Isere Downhill Vonn - 0

Pas assez d'adrénaline. C'est l'avis des skieuses qui ne sont pas emballer par le fait de skier dans la station bulgare de Bansko qui accueille trois épreuves de vitesse pour le compte de la Coupe du monde. Ce n'est pas la piste Banderitsa, sur la montagne Pirin, qualifiée de "sélective, exigeante, physique", qui fait débat. Mais bien le tracé trop tournant, surtout dans sa partie centrale, qui dénature l'esprit de la descente.

Pour sa part, l'Américaine Lindsey Vonn, tombée jeudi, observe ce mécontentement du haut du classement général qu'elle commande largement malgré l'attelle qui entrave sa main droite. " A l'image des pistes qu'on a pratiquées jusqu'à présent, c'est un peu tournant. En tant qu'athlètes, on se doit de réagir" , souligne la Française Marie Marchand-Arvier, médaillée d'argent en super-G aux récents Mondiaux à Val d'Isère. "Avec une moyenne de 80 km/h, ce n'est plus une descente", remarque l'Italienne Nadia Fanchini, 3e de la spécialité aux Championnats du monde. "C'est désormais du super-G", constate la Slovène Tina Maze, vice-championne du monde de slalom géant.

La sécurité au détriment du spectacle ?

Le directeur de la Coupe du monde féminine, le Norvégien Atle Skaardal, et le traceur, Jean Tischhauser, répondent invariablement "sécurité", un argument qui, pourtant, ne parvient pas à convaincre les entraîneurs. "La sécurité ? Nous y sommes tous attachés au premier chef. Mais pas au détriment du spectacle. La descente, c'est la vitesse, le risque. Je me mets à la place de ceux qui regardent ce spectacle à la télévision", réagit Michael Mair, directeur de l'équipe d'Italie et ex-descendeur de premier plan. "La Fédération internationale (de ski) a beaucoup de mal à se remettre en question. On nous écoute très peu ", remarque Laurent Chrétien, responsable des descendeuses françaises. "C'est le serpent qui se mord la queue. La FIS a voulu des skis avec moins de radius, mais plus durs à manier. Et on nous propose des descentes qui tournent plus", ajoute-t-il.

Au total, tout cela nuit à l'image du ski féminin, déjà attaqué en son sein par l'ex-championne croate Janica Kostelic, qui n'a de cesse de déplorer le bas niveau athlétique et technique de ses anciennes collègues. La Banderitsa fait au moins le bonheur de l'Autrichienne Andrea Fischbacher, qui a dominé les deux séances d'entraînement. "Favorite, je le suis forcément un peu. Ce sera à moi de bien guider mes skis", a déclaré la Salzbourgeoise. Outre Vonn, qui pourrait brandir le petit globe de la descente sans attendre les finales d'Äre (Suède), Fischbacher devra compter avec une forte coalition helvétique. Quatre Suissesses se sont classées dans les sept premières du dernier entraînement.

Le programme du week-end

. Vendredi 27 février: descente (remplace celle de St Moritz) à 11h30 (heure française)

. Samedi 28 février: descente à 12h

. Dimanche 1er mars: super-G à 12h

avec AFP / Eurosport

Commentaires 1 - 1 de 1

Trier commentaires : Les plus récents
  1. La descente comme la station sont decevant.
    La station­ est trois fois plus grande que Val d'Isere, avec un­ domaine de 70 km (pas plus de 55 si on enleve les ski­ road plutot "vert").
    Difficule OK pour­ debutant, sinon, bonjour l'ennui.
    De plus, les­ hordes de Bulgares et Russes, ne respectent rien et­ c'est plutot la zone: on se fout de shooter un­ gamin de 5ans et autre.
    Station a eviter.

    De Ghisous, le ven 27 févr 17h 34
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