Eurosport - ven, 27 févr 13:25:00 2009
Le Français Jean-Baptiste Grange, leader de la Coupe du monde de slalom, veut profiter de "la chance d'avoir presque une course de marge" sur ses rivaux pour tenter de remporter le petit globe de cristal de la discipline, dès dimanche à Kranjska Gora.
Jean-Baptiste Grange, en vue du slalom de dimanche, avez-vous sorti boulier et calculette ?
J.B.G. : "Non, pas du tout! Mais c'est sûr que j'ai pensé un petit peu à ce qui est en jeu. J'ai la chance d'avoir cet avantage de points, qui équivaut presque à une course de marge. Puisque si je sors de piste dimanche, ce n'est pas un drame, je me dis autant aller chercher la victoire, skier comme j'aime le faire, me donner au maximum en essayant de mettre de côté tout ce qu'il y a autour du globe du slalom. Je pense que c'est le meilleur moyen de défendre ce globe. Par le passé, j'ai déjà calculé, comme l'an dernier où j'avais beaucoup plus de pression. J'ai cette expérience en plus. Même lors des épreuves du mois de janvier, aux Mondiaux à Val d'Isère ou à Sestrières en super-combiné dimanche dernier, j'ai montré que j'avais en slalom toujours les capacités pour être devant, et si j'arrive à me libérer, je peux aller chercher la victoire. C'est dans cet état d'esprit que je veux partir dimanche."
Même si votre objectif n'est pas de gagner le classement de la Coupe du monde, vous êtes bien en course pour le grand globe de cristal. Etes-vous étonné d'être resté dans le quatuor de tête pratiquement toute la saison ?
J.B.G. : "Ca me fait plaisir, car cela veut dire que je suis dans le match. Même si des skieurs qui excellent en vitesse comme Didier Cuche ou Aksel Lund Svindal ne sont pas forcément à leur niveau, ou du moins n'ont pas amassé autant de points qu'on pouvait s'y attendre, c'est valorisant de jouer dans la même cour qu'Ivica Kostelic ou Benjamin Raich, des skieurs qui font les mêmes disciplines que moi, car très peu de Français l'ont fait."
Est-ce que le regard de ces mêmes skieurs sur vous a changé ?
J.B.G. : "Didier Cuche me taquine souvent en me disant que je suis le favori pour le grand globe. Pour les Autrichiens, le titre est très prestigieux, c'est vraiment le meilleur skieur et comme je sens qu'ils voient que je suis dans la bagarre, c'est valorisant. Maintenant, cela ne dépend pas que de moi. Il y a encore trois courses de vitesse à Kvitfjell (Norvège) avant les finales à Are (Suède), et le classement peut être vite chamboulé."
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