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BAYONNE / XAVIER PEMEJA :« Finir proprement la saison »

jeu 27 mar, 18h24


Alors que ses dirigeants ont choisi cette semaine de remanier entièrement leur encadrement à la fin de saison, Bayonne reçoit le Stade Français samedi. Xavier Péméja, co-enraîneur de l’Aviron, évoque ce contexte particulier.

Xavier Péméja, comment analysez-vous la défaite contre Dax (11-6) ?

Nous n’avons rien fait. Les rares fois où l’on a tenté quelque chose, nous avons pris des points au pied. C’était vraiment un petit match de rugby. Le regret est que nous avons l’impression que nous aurions pu sortir avec la victoire. La satisfaction est ce point de bonus défensif.

Peut-on parler d’un manque d’ambition de vos joueurs ?

Oui, un petit peu. En ce moment, nous ne sommes pas très bien. Nous ne sommes pas au mieux. On était bien et cela s’est dégradé notamment en conquête, surtout en touche. Cela n’arrange pas les choses. Nous avons du mal à lancer le jeu. Sur les ballons de relance, qui sont les plus intéressants, c’est vrai que nous avons manqué d’ambition.

Comment expliquez-vous cette dégradation ? Est-ce lié à un événement précis ?

Non, pas particulièrement. C’est ça qui est un peu bizarre. On ne sait pas trop pourquoi. Ça s’est dégradé d’un seul coup. Nous en avons beaucoup parlé entre nous notamment à la vidéo. Les joueurs s’impliquent beaucoup et j’espère que cela va s’arrêter.

La semaine agitée en coulisses a-t-elle perturbé votre groupe avec le départ programmé de tout le staff pour la fin de saison ?

Cela fait un petit moment que c’est agité à Bayonne. On vit dans ce milieu. Je ne sais pas si c’est une cause de nos problèmes. C’est sûr que l’instabilité n’a jamais favorisé les bons résultats. Pour Jeff (ndlr : Beltran, co-entraîneur) et moi, c’était une fin de cycle programmée. Nous étions en fin de contrat. C’est plus embêtant pour Jean-Pierre (ndlr : Elissalde, le manager).

Avez-vous beaucoup discuté avec Jean-Pierre Elissalde ces derniers jours ?

Bien sûr car, malgré tout, le staff est très lié. Nous avions réussi à construire petit à petit quelque chose entre nous. C’est vrai que les débuts avaient été tendus puis petit à petit du respect et une certaine connivence s’étaient mis en place. Je suis plus embêté pour lui que pour moi. J’espère que nous allons finir proprement la saison. L’essentiel est que nous ayons de bons résultats.

« Continuer à être entraîneur »

Avez-vous été étonné de son éviction ?

Quand quelqu’un ne va pas au bout de son contrat, cela étonne toujours (ndlr : son contrat devait s’arrêter en juin 2009). Mais ce sont les choix des décideurs. On n’y peut rien. C’est comme ça.

A titre individuel, auriez-vous aimé continuer l’aventure ?

Ce que je veux, c’est continuer à être entraîneur. C’est ma priorité. Si le président m’avait demandé de continuer dans un projet qu’il avait établi, bien sûr que cela m’aurait intéressé. C’est tout de même très agréable d’entraîner à Bayonne. Chaque match ici est un événement très fort.

Avez-vous déjà des pistes ?

Oui, un petit peu mais je ne veux pas en parler.

Dans ces conditions, comment appréhendez-vous la réception du Stade Français samedi ?

Nos trois prochains matchs seront très compliqués. On reçoit le Stade Français, on va à Biarritz et on reçoit Perpignan. Il faudra essayer de ramasser des points. On sait très bien que les Parisiens viendront pour s’imposer car ils n’ont que quatre points d’avance sur le cinquième (ndlr : Perpignan et Castres). C’est une équipe inquiétante si on regarde certains de ses matchs comme à Castres. Mais le Stade Français a aussi perdu à Bayonne ces deux dernières années. C’est donc possible. De toute façon, tout est toujours possible à Bayonne. Les joueurs sont très concernés. Ils ont envie de réussir leur match. Est-ce que cela suffira ? C’est la question. Mais c’est déjà arrivé. On dit jamais deux dans trois et ce serait bien que cela arrive samedi…

Plus globalement, quels seront vos objectifs sur cette fin de saison ?

Notre objectif initial était de terminer dans les huit premiers. Si on gagne un des trois prochains matchs, on sera dans cet objectif avant les réceptions terribles de Bourgoin, Castres et Montpellier. J’aimerais que l’on continue ce que l’on a fait actuellement. C’est vrai que nous avons des déceptions comme à Dax et des satisfactions comme face à Perpignan. On doit enchaîner le bon et le mauvais. Il ne faudrait pas que du mauvais jusqu’à la fin de saison.

Jean-François PATURAUD