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TOP 14 - 16e journée - PLUS AUCUNE RAISON DE DÉCOLLER L'AFFICHE

jeu 27 mar, 20h07


Les deux dernières journées avaient laissé un goût amer. Clermont-Paris (14e j.) et Paris-Toulouse (15e j.) avaient donné lieu à des ersatz de grand match, la faute à des impasses volontaires de la part des équipes visiteuses pour des raisons à la fois justifiées ou pas, mais qui ont en tout cas posé problème. Ce vendredi, c'est une affiche qu'aucune des deux équipes ne voudra certainement cette fois négliger. Dans son Stadium, à guichets fermés, Toulouse ne reproduira pas le non match de samedi dernier au Stade de France (0-29) où les cadres (Heymans, Dusautoir, Elissalde, Kelleher, Jauzion, Poux et Servat) avaient été laissés au repos et la motivation au vestiaire. Car les Haut-Garonnais doivent non seulement maintenant préserver leur première place (un petit point d'avance sur Clermont) mais aussi se tester avec leur équipe-type, ou presque, huit jours avant le quart de finale européen contre Cardiff au même endroit. De son côté le BO voit sa quatrième place de plue en plus fragilisée avec deux poursuivants, Castres et Perpignan, qui lui collent aux ... basques. Et, malgré la victoire contre Brive (10-0), l'ambiance au sein du club n'est toujours pas à la fête, le jeu et la manière n'étant plus au rendez-vous depuis quasiment un an. Mais comme Biarritz , s'il est défait ce soir, sortirait vraisemblablement du carré de tête et plongerait vers une fin de saison bien compliquée, l'envie de se battre et de bien faire pourrait pousser les Biarrots à se surpasser pour décrocher une victoire qu'ils attendent face aux Haut-Garonnais depuis près de deux ans et la finale de 2006.

La semaine a été plutôt agitée sur la Côte basque où l' Aviron Bayonnais a vécu un psychodrame dont il a le secret consécutif à la défaite de Dax (6-11). Le président Salagoïty a confirmé le départ en fin de saison de Jean-Pierre Elissalde, le manager, ainsi que ceux des deux entraîneurs Beltran et Péméja. Pas idéal pour la confiance d'une formation basque (9e, 33 pts) aux ambitions érodées depuis quelques semaines mais dont le public ne lâche jamais ses joueurs. Pour encore mieux témoigner leur soutien, tous les spectateurs de Jean-Dauger arboreront le fameux béret basque. Le Stade Français (3e, 44 pts) se présente au pays Basque avec un moral sportif bien meilleur qu'il y a huit jours, la victoire convaincante (29-0) face à Toulouse, après trois échecs de rang, étant passée par là. Les Parisiens porteront un brassard noir en mémoire de leur vice-président, Thierry Gilardi, décédé brutalement mardi.

Castres (6e, 40 pts) est certes aux portes des demi-finales mais le calendrier tarnais du mois d'avril, après la venue cet après-midi de Montpellier (10e, 30 pts), incite à la prudence voire à une pointe d'inquiétude (voyages à Perpignan, Bourgoin et Clermont et réception de Toulouse). Les Héraultais ont, eux, mis en retrait leurs nouvelles ambitions après une période du Tournoi qui leur a été complètement défavorable avec l'absence de leurs quatre internationaux. C'est justement sur leur pelouse d'Yves-Du-Manoir que Clermont a réalisé une époustouflante prestation la semaine passée, certainement la plus impressionnante cette saison en Top 14. Seule chose à craindre pour les joueurs de Vern Cotter, céder à l'euphorie et à la facilité à Marcel-Michelin face à Albi, qui ne pense désormais plus qu'à vendre chèrement sa peau. Le SCA, antepénultième, reste sur quatre défaites en cinq matches mais est bien décidé à s'accrocher à toutes les branches pour ne pas retomber en Pro D2. Auch - Dax , match de fond de hiérarchie, peut offrir l'une de leurs dernières chances aux Landais de rester dans la course au maintien. Pour leur part, les Auscitains ont pratiquement fait une croix sur leur saison et préparent d'ores et déjà la prochaine avec un retour précipité en Pro D2.

Avec son premier bonus offensif de la saison acquis face à Auch (36-0), le CSBJ a retrouvé le sourire qu'il avait perdu l'espace de deux déplacements à Brive et Montauban. Les Berjalliens (8e, 34 pts) ne peuvent plus se permettre de lambiner s'ils veulent s'adjuger un ticket pour les demi-finales, actuellement à six longueurs au-dessus d'eux, et qui sera extrêmement cher à s'octroyer. L'hôte du jour à Pierre-Rajon, Perpignan (5e, 40 pts), est d'ailleurs mieux placé pour cet éventuel sésame et entend bien confirmer son spectaculaire redressement entamé à Paris et prolongé contre Montpellier et Albi.