Match amical - Beckham : "Je veux continuer"

Eurosport - jeu, 27 mars 19:21:00 2008

Face à la France, David Beckham a atteint les 100 sélections avec l'Angleterre. Un véritable honneur pour lui. Mais il ne veut pas s'arrêter là. Alors que son retour en équipe nationale fait débat, le joueur des Los Angeles Galaxy s'estime en grande forme et voit jusqu'à la Coupe du monde 2010.

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DAVID BECKHAM, que ressentez-vous après être devenu le cinquième joueur anglais à atteindre la barre des 100 sélections ?

D.B. : Atteindre la barre des 100 sélections est une énorme fierté. Rejoindre Bobby Moore, Bobby Charlton, Billy Wright et Peter Shilton, c'est un honneur d'être en leur compagnie. Quand j'ai commencé à jouer pour l'équipe d'Angleterre, il y a 11 ans, je n'aurais jamais imaginé atteindre les 100 sélections et, je l'espère, plus encore. Durant ces années, il y a eu des hauts et des bas. Mais il y a eu plus de hauts. C'est le rêve de n'importe quel footballeur de jouer pour son pays, peu importe qu'il atteigne les 100 capes ou pas.

Le public du Stade de France vous a réservé un bel hommage lors de votre sortie...

D.B. : C'était incroyable. En plus, cela venait des supporters des deux équipes. Je pouvais m'y attendre de la part de nos supporters, et je les remercie pour ça, mais les Français également. Cette standing ovation... Je suis très fier de ça, j'ai été très ému ! Si j'avais du choisir, ça aurait été Wembley mais s'il y a un autre endroit où j'aurais aimé atteindre ses 100 sélections, c'est ici. C'est un honneur pour moi de jouer dans un stade où a brillé Zizou. Et vous le savez, Paris est l'une de mes villes préférées. Nous avons aussi une maison dans le sud de la France donc je suis très attaché à ce pays.

Sur le terrain, comment jugez-vous votre prestation ?

D.B. : Je devais prouver que j'étais en forme et j'ai l'impression que c'est ce que j'ai fait. Je me suis senti très frais. A vrai dire, je me suis senti beaucoup mieux que ce que je pensais. J'ai travaillé dur mais je n'ai pas encore joué de match. Il ne faut pas oublier que nous ne sommes encore qu'en pré-saison (avec les Los Angeles Galaxy). Et il n'y a rien de mieux que de jouer des matches. (Mercredi) soir, c'est ce que j'ai vraiment apprécié. C'est la chose la plus importante car j'ai déjà joué sous les ordres de Fabio Capello auparavant et il sait ce que je suis capable de faire en tant que joueur donc, dans un sens, je n'avais pas grand chose à prouver de ce côté là. Il fallait juste que je prouve que j'étais en forme.

Comme vous le rappelez, vous avez connu Fabio Capello au Real Madrid. Serez-vous un relai pour expliquer aux autres joueurs son message qui visiblement a du mal à passer ?

D.B. : Vous savez, quand un nouveau sélectionneur arrive, il y a toujours une période d'adaptation. Mais je crois qu'il était satisfait de notre match face à la France. Nous avons bien joué. Je pense que nous avons pratiqué un bon football, particulièrement en première période où nous sommes parvenus à frustrer les joueurs français. On a peut-être raté le coche en première période en manquant plusieurs situations dangereuses mais, quand vous ne parvenez pas à ouvrir le score dans ces moments face à une équipe comme la France, ils en profitent. Et c'est ce qu'ils ont fait. Je n'ai pas bien vu le penalty mais je ne pense pas que David James aurait pu mieux faire. En tout cas, bonne chance à leur équipe (pour l'Euro).

Votre retour en équipe nationale avait soulevé beaucoup d'interrogations...

D.B. : Oui, les gens vont toujours se poser des questions à ce sujet. Quand vous atteignez les 100 sélections, ils se demandent si vous êtes toujours capable de jouer à ce niveau. Mais j'ai été satisfait de mon match. J'ai apprécié l'heure que j'ai passé sur le terrain avant que le sélectionneur décide de me remplacer. Je me suis senti affûté face à certains des meilleurs joueurs du monde. Donc je croise les doigts.

Cela veut-il dire que vous serez présent pour les qualifications pour la Coupe du monde 2010 ?

D.B. : Ça n'est pas à moi de le dire. Chaque match aura sa vérité. Il y a beaucoup de jeunes et talentueux joueurs qui arrivent en sélection anglaise. C'est comme ça, c'est le football. Mais si je continue à travailler dur, à prouver ma bonne forme et à bien jouer aux Etats-Unis, j'aurai toujours ma chance. Aujourd'hui, je suis heureux d'être là mais je veux continuer. Bien sûr, les choses peuvent changer mais je veux continuer à jouer pour mon pays.

Le fait de ne plus jouer de matches de niveau international peut-il vous pénaliser ?

D.B. : Bien sûr, ça va toujours me manquer. Mais la Liga, la Premier League font partie de moi. J'y ai joué durant de nombreuses années. Cela dit, à la fin de la journée, jouer pour les Los Angeles Galaxy... j'adore ça. C'est une autre partie de ma vie. Mais, comme je l'ai toujours dit, il n'y a pas de raison pour moi de ne plus jouer en sélection anglaise tant que je continue.

On vous a vu saluer le public en sortant. Ça n'était donc pas un "au revoir" ?

D.B. : (Il sourit) Non, ça n'était absolument pas un "au revoir". Juste un "merci" !

Propos recueillis par Anthony PROCUREUR, au Stade de France