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La flamme olympique saluée à Séoul par des Chinois en liesse malgré des incidents

dim 27 avr, 14h13


SEOUL (AFP) - La flamme des Jeux Olympiques de Pékin a fait étape dimanche à Séoul où le relais a été salué par une foule de Chinois en liesse malgré quelques heurts avec des protestataires, vite maîtrisés par les plus de 8.000 policiers déployés pour éviter des perturbations.

Lorsque la torche a quitté le parc olympique à 14h20 heure locale (05h20 GMT), les milliers de manifestants pro-chinois rassemblés sur le parcours ont laissé éclater leur joie, agitant de petits drapeaux. Quelque 6.000 supporteurs des JO d'août étaient présents tout au long du parcours, selon la police, contre 300 manifestants anti-chinois.

Les pro-chinois dont de nombreux étudiants chinois, ont jeté des bouteilles d'eau, des morceaux de bois, des pierres et autres canettes de boisson sur des opposants aux JO. Mais des policiers équipés de boucliers ont vite fait cesser les troubles.

Par ailleurs, un homme affirmant avoir fui la Corée du Nord a tenté de s'immoler pour protester contre l'attitude de la Chine à l'égard des réfugiés nord-coréens, selon un témoin cité par l'agence sud-coréenne Yonhap. L'homme s'est aspergé d'un liquide apparemment inflammable mais a été rapidement arrêté par la police.

A proximité du parc olympique, des témoins ont affirmé avoir vu un groupe d'étudiants chinois encercler et frapper un petit groupe de manifestants. Selon ces témoins, un photographe local a été blessé à la tête par une pierre lancée par les étudiants chinois. Pas moins de 8.300 policiers étaient déployés dimanche tout au long des 24 km du relais de la torche, jusqu'à son arrivée à la mairie de Séoul, prévue vers 19h00 (10h00 GMT).

Une vingtaine de policiers à vélo devaient en outre accompagner la torche, escortée par 120 policiers courant à ses côtés, eux-même épaulés par des motards, des voitures de police et des hélicoptères.

Sur le parcours, des manifestants antichinois ont brandi une banderole sur laquelle était écrit: "Chine, arrêtez de tuer les réfugiés de Corée du Nord". A l'inverse, les pancartes des étudiants chinois proclamaient "Une seule Chine et une seule nation" ou "Le Tibet était, est et sera toujours une partie de la Chine".

Une coalition réunissant 63 groupes religieux, politiques ou de défense des droits de l'Homme avait annoncé que des milliers de manifestants étaient attendus dimanche à Séoul pour protester contre la répression chinoise au Tibet et la politique de Pékin de rapatriement dans leur pays des réfugiés de Corée du Nord.

Des dissidents nord-coréens prévoyaient même de bloquer des ponts sur le fleuve Han que devait emprunter le relais. Selon le révérend Soh Kyung-Suk, vice-président de "Christians for Social responsability", mouvement chrétien de défense des droits de l'Homme et des réfugiés nord-coréens, "la Chine, qui ne respecte pas les droits de l'Homme, ne devrait pas recevoir les jeux Olympiques.

La flamme était arrivée dans la nuit en provenance du Japon, où des manifestants pro et antichinois ont échangé des coups sur son parcours, samedi à Nagano (centre), faisant au moins quatre blessés. Des incidents, parfois violents, ont émaillé le périple mondial de la torche, notamment à Londres et à Paris.

Après Séoul, la flamme doit ensuite prendre dimanche soir la direction de la Corée du Nord.