Déjà sacré champion de France et victorieux de la Coupe de la Ligue, Montpellier a réussi dimanche un prestigieux triplé. Le MHB s'est imposé face à Paris (28-26) en finale de la Coupe de France, dimanche à Mulhouse, et n'a donc rien laissé à se mettre sous la dent à ses concurrents. C'est le troisième triplé national du club héraultais, après 2005 et 2006.
C'est un passage de témoin qui a de fortes allures de retour à la normale. La "normale", désignant l'hégémonie montpelliéraine. Pour la huitième fois en dix ans, les Héraultais ont soulevé dimanche la Coupe de France. En battant en finale le tenant du titre, Paris, qui voulait boucler un cycle en beauté. Cela n'a donc pas été le cas, mais les joueurs de Thierry Anti n'ont pas de quoi rentrer tête basse. D'un bout à l'autre, ou presque, la lutte a été acharnée. Car hormis à l'entame des dix dernières minutes du match (25-21), Montpellier n'a jamais pu disposer de plus de deux buts d'avance. Autrement dit, et malgré le prolifique Olivier Girault (11 buts, meilleur marqueur du match), les Parisiens ont toujours couru après le score, ne parvenant à passer devant (9-8) que quelques secondes en première période. Un premier acte plutôt réussi, et bouclé sur une marque verrouillée (11-11).
Le succès du MHB a réellement pris forme après le repos, et surtout en fin de match. En moins de deux minutes, Ibrahim Diaw s'est fait exclure provisoirement, puis Mathias Ortega a mal ajusté la mire de près, laissant Mladen Bojinovic amplifier l'écart pour Montpellier (23-20). Tout en puissance et à dix minutes du terme, le capitaine du MHB, auteur de 5 buts au total, a encore montré la voie aux siens. Les Héraultais ont alors toujours conservé une marge. Plus ou moins légère, mais suffisante pour triompher. Encore.


