« Je peux assurer que ce n'est pas fini », déclarait lundi, à peine le contre-la-montre achevé, Gilberto Simoni ( photo L'Equipe ). Actuel troisième au classement général, à 1'21'' du leader, l'Italien de 36 ans, couronné par deux fois (2001 et 2003), n'a donc pas dit son dernier mot. Lundi, au terme de la 16e étape, il a d'ailleurs repris 5 secondes au maillot rose, Alberto Contador. Et il est convaincu d'une chose : pour gagner, il faudra attaquer. Le cas de figure est, à peu de chose près, le même pour Riccardo Ricco, l'actuel dauphin de l'Espagnol. Les deux coureurs doivent, pour entretenir l'espoir, engranger de précieuses secondes avant de se présenter à la dernière étape : le contre-la-montre de Milan. Car Contador est un spécialiste de l'épreuve. Les deux Italiens regrettent de ne pas s'être alliés plus tôt dans le tour. « Nous avons commis une erreur en ne faisant pas une alliance , confiait Simoni. C'était l'occasion de le mettre à dstance ».
Une échappée à deux
Après la journée de repos ce mardi - en réalité un long transfert de quatre heures de San Vigilio di Marebbe à Sondrio - il restera cinq étapes aux deux challengers. Alors, quelle solution pour les deux Italiens ? Miser sur une faiblesse de Contador ? Non. Après un détours par la Suisse mercredi et l'étape reliant Mendrisio à Varèse, les coureurs retrouveront la haute montagne vendredi. Riccardo Ricco espère une chose : s'échapper avec Simoni dans le col mythique du Mortirolo. Reste à savoir si Contador perdra pied ou si sa résistance sera suffisante pour conserver le maillot rose jusqu'au contre-la-montre de Milan... (Avec AFP)


