Coupable de bien trop d’approximations contre Montpellier, Toulouse s’est incliné pour son premier match de la saison. Une première depuis quatre ans qui laisse présager du travail à encore accomplir.
C’est une (mauvaise) habitude que les Toulousains avaient perdue. Battus à cinq reprises dans les neuf dernières saisons pour leur première rencontre de la saison, les champions de France ont remis ça mardi contre Montpellier. Pour la première fois depuis trois saisons et des victoires à Dax (15-10), Brive (24-9) et Bayonne (26-12), les hommes de Guy Novès démarrent leur championnat avec un handicap de points. Logique au vue de leur sortie dans l’Hérault. « Il y a de la fatigue, des approximations, c'est normal après seulement un mois de préparation, expliquait d’ailleurs Jean-Baptiste Elissalde dans les colonnes de la Dépêche du Midi. Nous n'avons pas encore les certitudes d'un milieu de saison et Montpellier a su nous prendre. Mais la route est longue. Là, c'est un petit coup de pied aux fesses pour mieux continuer. »
Nouvelles règles, trêve écourtée en raison des festivités consécutives au titre de champion de France, intégration des nouveaux joueurs et schémas de jeu… Les explications ne manquent pas pour expliquer cette première sortie de route. Même si onze des quinze titulaires présents à Yves-Du Manoir l’étaient déjà au Stade de France contre Clermont, en finale. Petite consolation pour les Toulousains, les Auvergnats, justement, ont connu le même sort contre le surprenant promu toulonnais (22-16). Une première depuis 2003. Cette année là, ce sont les Parisiens, vainqueur du Bouclier, qui étaient tombés à Castres (22-14). Quant au finaliste toulousain, il avait été corrigé à… Montpellier (50-31).
Même s’il est encore beaucoup trop tôt pour tirer la sonnette d’alarme, et notamment dans le jeu, Toulouse a néanmoins montré de sérieuses lacunes physiques. « On manque de jus pour faire la différence sur les actions que nous aurions dû finir », explique pour sa part l’entraîneur des lignes arrières Philipe Rougé-Thomas. Mais on le sait, c'est notre préparation qui est comme ça. Montpellier a trois semaines de travail de plus que nous. Sur la fin, nous sommes incapables d'accélérer. » Des propos repris par Yannick Jauzion : « les Montpelliérains étaient plus frais que nous, c'est clair. A nous maintenant de rattraper notre retard. Il va falloir faire tourner et travailler physiquement à côté. Et sur le terrain, il nous faut retrouver de l'efficacité et de la complémentarité. » Un vaste programme alors que se profile la venue de Dax, dès samedi.
Pierrick TAISNE

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