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Open d'Australie: l'Espagne élimine la France

mer 28 jan, 16h12


MELBOURNE (Reuters) - Pour la première fois depuis 1997 et Carlos Moya, il y aura un Espagnol dimanche en finale de l'Open d'Australie.

Il s'agira du vainqueur du choc fratricide entre Rafael Nadal et Fernando Verdasco, qui ont brisé mercredi en quarts les rêves des deux derniers Français encore en lice en éliminant respectivement Gilles Simon et Jo-Wilfried Tsonga.

Nadal, numéro un mondial, a contenu Gilles Simon, dont les moments faibles lui auront été préjudiciables (6-2 7-5 7-5).

"Ca confirme bien ce que je pensais : faire un bon match ne suffit pas du tout. Il faut être parfait", a déclaré Gilles Simon, toujours aussi lucide. "A l'arrivée, ça fait trois sets zéro et il n'a jamais douté. C'est un autre niveau de difficulté en Grand Chelem. J'ai eu de la peine à maintenir la concentration tout le temps, j'ai eu des moments de flottement."

Après un set où il a été pris de vitesse, le Niçois a pourtant redressé la tête, se créant même une balle d'égalisation à un set partout à 5-4, 30-40. Mais Rafael Nadal lui a fermé la porte.

"Sur cette balle, il sert bien et s'appuie sur son coup droit avant d'écraser un smash. Il n'y avait rien à faire", a admis Gilles Simon.

"Je n'ai pas été capable de signer un exploit mais je suis tombé sur plus fort que moi. J'ai remarqué que souvent, avec ces gars-là, ça touche les lignes dans les moments importants. J'avais eu la même impression en demi-finale de la Masters Cup à face à Novak Djokovic. Mais ce n'est pas de la chance. Il est numéro un parce qu'il réussit ces coups-là à ces moments-là."

Parvenu en quart de finale d'un tournoi majeur pour la première fois de sa carrière, Gilles Simon, 24 ans, repart de Melbourne avec la satisfaction d'avoir atteint son objectif. Il est de surcroît assuré de récupérer la place de numéro un français à l'ATP lundi prochain.

TSONGA TOMBE SUR UN OS

Car Jo-Wilfried Tsonga n'ira pas aussi loin que l'an dernier. Moins explosif qu'en 2008, lorsqu'il avait atteint la finale, le Sarthois a été ballotté par le gaucher madrilène Fernando Verdasco (n°14), victorieux en quatre sets (7-6 3-6 6-3 6-2).

Le Français a été tourmenté en retour, incapable de trouver la solution sur les services slicés de son adversaire, ce qui explique son déchet sur les balles de break (2 sur 13).

"C'est là que je perds le match", a dit Jo-Wilfried Tsonga. "Si je parviens à en faire une, le match est différent. Je crois que je n'ai pas eu de réussite. C'était compliqué de gagner sans récolter le fruit des efforts que j'ai pu faire. Son service va poser de problèmes à beaucoup de monde. Jusqu'au bout, j'ai espéré que ça tourne. C'est une défaite qui va me faire progresser un peu plus."

Jo-Wilfried Tsonga se satisfait pas de ce quart de finale après sa finale de l'an dernier.

"J'aurais voulu aller plus loin pour décrocher quelque chose de plus gros", a-t-il dit. "Je suis arrivé avec beaucoup d'incertitudes physiques. Il faudra que j'aborde le prochain Chelem avec la même envie et, j'espère une condition physique un peu meilleure. Je n'ai pas joué pendant cinq jours avant le début du tournoi et durant tous mes matches, j'ai dû gérer mes problèmes de dos."

Le Français a escompté une baisse de son adversaire mais elle n'est jamais venue.

"Tactiquement, j'aurais pu jouer différemment, aller un peu plus au filet mais il jouait long. Au troisième set, il m'endort, je sers moyennement. Il donne un coup de collier au moment où je ne m'y attends pas. Il a été solide, il vaut incontestablement le Top 10."

Edité par Patrick Vignal

 

Commentaires 1 - 2 de 2

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  1. Bon, on n'est pas à la coupe davis là quand même­ pour opposer les pays ! Les drapeaux passent en second­ lieu, il faut s'intéresser davantage aux­ individualités. Bien sûr, il se trouve que cette année,­ tout comme l'année dernière où ils ont tout rafflé,­ les espagnols surprennent, notamment car ce ne sont pas­ des joueurs spécialistes des surfaces rapides telles­ que l'US OPEN ou l'OPEN d'Australie, et on­ n'est donc pas habitué à en voir deux accéder aux­ demi-finales. Verdasco, espagnol ou pas, restera, je­ pense, la grande révélation de ce tournoi.

    De , le mer 28 janv 17h 00
  2. Je n'ai pas joué pendant cinq jours avant le début­ du tournoi et durant tous mes matches, j'ai dû­ gérer mes problèmes de dos." voilà une phrase de­ l'article qui démontre la mauvaise foi de Tsonga­ qui se prend pour hercule.Mensonge et simulation à gogo­ ya pas mieux. Allez Jo, va raconter tes bobards de mal­ de dos à des canards sauvages.

    De dadouhafsa, le mer 28 janv 16h 26
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