L'Equipe.fr lequipe_news

Foot - C. Ligue Papin : «L'équipe a une âme»

jeu 28 fév, 01h16


Jean-Pierre Papin , le coach du RC Lens, était bien évidemment satisfait de la qualification pour la finale de la Coupe de la Ligue arrachée arrachée par ses hommes, mercredi au Mans à l'issue d'un match fou. « C'est un dénouement très heureux qui nous ouvre les portes de la finale , a-t-il déclaré. Mais que cela a été dur ! J'ai vu une grande équipe de Lens. Les spectateurs ont dû se régaler mais pas nous sur le banc... C'était un match complètement fou comme il en existe parfois dans le foot. Pour se refaire la cerise, c'est le match qu'il fallait et l'équipe a montré qu'elle avait une âme. A 4-2, j'étais déjà dans le match de Toulouse. Mais même quand ils sont revenus, je ne voyais pas comment ils pouvaient nous échapper. Une finale, ça se joue, ça vaut la peine. On a enchaîné quatre matches contre des gros, donc c'est mérité. Ca s'est joué sur la fraîcheur et moi je suis passé par tous les sentiments. La qualification va nous faire récupérer très vite. Ce qui est fait à l'entraînement commence à porter ses fruits. Je n'ai pas trouvé que Le Mans était au-dessus de nous aujourd'hui. Je suis ravi ».

Forcément, la joie n'était pas du tout la même chez son homologue sarthois Rudi Garcia , « pas abattu mais déçu pour les joueurs ». « C'était un vrai match de coupe, un peu fou parfois, qui aurait aussi pu basculer pour nous. Il a penché en faveur de Lens donc on ne peut pas dire qu'ils l'ont volé. J'espère juste que sur le dernier incident de jeu à la 118e minute il n'y a pas faute sur Romaric car je dormirais mieux... Mais je pense à 99,9% qu'il y avait faute et que l'arbitre n'avait pas le droit de nous priver de la séance de penalties. Le tournant, c'est l'égalisation de Lens en fin de première période. La preuve, on a accusé le coup en début de deuxième. Mais je fais un constat sec : on ne peut pas espérer aller en finale quand on prend cinq buts ! J'y ai cru jusqu'au bout et je me voyais déjà aux tirs au but. Les joueurs sont sortis la tête haute et on n'a pas le temps de s'apitoyer sur nous. Les organismes ont souffert sur ce terrain gras et dès samedi on joue en championnat, notre pain quotidien ». (Avec AFP)