NHL - Pittsburgh en bleu de chauffe

Eurosport - lun, 28 avr 12:54:00 2008

Solide défensivement, Pittsburgh s'est à nouveau imposé à domicile face aux Rangers, dimanche (2-0). Les Penguins mènent la série 2-0 avant de se rendre à New York pour les deux prochaines rencontres.

pittsburgh - 0

1. MONTREAL - 6. PHILADELPHIE: 1-1

24 avril - Montréal-Philadelphie: 4-3 (a.p.)

26 avril - Montréal-Philadelphie: 2-4

28 avril - Philadelphie-Montréal

30 avril - Philadelphie-Montréal

3 mai - Montréal-Philadelphie

4 mai - Philadelphie-Montréal (si nécessaire)

6 mai - Montréal-Philadelphie (si nécessaire)

Trois fois depuis le début des play-offs, les Flyers avaient gâché une avance de deux buts avant de perdre. Ils ont retenu la leçon. Au Centre Bell, samedi soir, ils ont rapidement marqué à deux reprises, par R.J. Umberger et Jeff Carter. Mené 2-0 sur sa glace, Montréal a donc encore couru après le score. En vain, cette fois. Contrairement à ce qui s'était passé deux jours plus tôt, avec l'égalisation de Kovalev à 28 secondes de la fin du temps réglementaire et la victoire en prolongation, le miracle n'a pas eu lieu.

A chaque fois que les Habs ont remis la pression (1-2, puis 2-3 en début de dernier tiers), Philadelphie en a remis une couche. Umberger, qui avait ouvert le score, l'a clôturé définitivement à trois minutes de la fin du match en inscrivant le quatrième but pennsylvanien. Martin Biron, énorme devant son filet, a largement contribué à préserver les Flyers d'une nouvelle désillusion. Le gardien québécois a délivré 34 arrêts sur 36 tirs. Il s'est montré plus efficace que son jeune vis-à-vis, Corey Price (19 arrêts en 23 tirs).

"Martin a été irréel ce soir, souligne en guise d'hommage Jeff Carter. Il a sorti de très gros arrêts quand nous en avions besoin. C'est une très bonne victoire pour nous. En venant ici, l'objectif était de reprendre l'avantage de la glace." C'est chose faite. Ce succès a aussi une saveur particulière pour Daniel Brière. L'été dernier, alors free agent, il avait refusé une offre des Canadiens. Le public montréalais ne l'a pas oublié. Chaque fois qu'il a touché le palet, Brière a été hué par la foule du centre Bell lors des deux premiers matchs. Samedi, il a répondu à sa manière, en marquant le troisième but des Flyers.

2. PITTSBURGH - 5. NEW YORK RANGERS: 2-0

25 avril - Pittsburgh-New York: 5-4

27 avril - Pittsburgh-New York: 2-0

29 avril - New York-Pittsburgh

1er mai - New York-Pittsburgh

4 mai - Pittsburgh-New York

5 mai - New York-Pittsburgh

7 mai - Pittsburgh-New York

Loin de la débauche offensive du premier match, cette deuxième rencontre a valu pour son intensité physique et défensive. La jeune garde étincelante de Pittsburgh a prouvé qu'elle pouvait aussi sortir au besoin le bleu de chauffe. L'impeccable Marc-Andre Fleury a sorti le grand jeu dans les buts en stoppant les 26 tirs new yorkais pour un blanchissage. A l'autre bout de la glace, Jordan Staal, par ailleurs malheureux dans ses face-offs, a ouvert le score en milieu de second tiers-temps, sur un service magistral d'Evgueni Malkin.

Les Pens se sont ensuite arque boutés sur ce petit but d'avance, jusqu'à 16 secondes de la fin de la partie, quand Adam Hall a doublé la mise dans le but vide des Rangers. En remportant ses deux matchs à domicile, la bande à Sidney Crosby s'est placée dans une situation de force incontestable avant de se rendre au Madison Square Garden pour les matchs 3 et 4. Si les Rangers n'ont sans doute pas dit leur dernier mot dans cette série, Pittsburgh impressionne, indéniablement.

En dépit de la jeunesse et de l'inexpérience de ses principaux leaders (Crosby, Staal, Malkin, Fleury), les Penguins se sortent pour l'instant de tous les pièges. Ils sont toujours invaincus et sont devenus la première équipe dans l'histoire de la franchise à remporter leurs six premiers matchs de playoffs. Pour New York, la clé va maintenant consister à mettre un peu plus de pression dans le slot devant la cage de Fleury, pas assez mis sous pression. Le power play devra également gagner en efficacité: les Rangers en sont à 1 sur 9 sur les deux premiers matchs. C'est peu, trop peu.

L.V. / Eurosport