À limage de Southampton, mis en dépôt de bilan, plusieurs clubs anglais pourraient ne pas se relever de la crise financière qui a secoué le Royaume-Uni.
Le football anglais vit un moment paradoxal. Si les grands clubs de Premier League sont sur le toit de l’Europe depuis plusieurs années, certaines équipes plus modestes pourraient bientôt passer aux oubliettes. En quelque mois, le marasme financier a fini d’achever quelques institutions en péril, telles que le club de Southampton.
Theo Walcott, Wayne Bridge, Alan Shearer : outre leur indéniable talent, ces trois internationaux ont en commun le fait d’avoir été formé dans ce club. Ils pourraient être, bien malgré eux, les derniers joueurs marquants issus de la pépinière des Saints. Southampton vient en effet de déposer le bilan. Si le club ne trouve pas de repreneur avant huit jours, il se verra contraint de mettre fin à toutes ses activités.
Cette situation, précipitée par la crise, est le résultat d’une décennie de lente régression. Après s’être offert un nouveau stade de 50 millions d'euros en 2001, le club n’a pas connu la réussite sportive escomptée, plongeant dans un cercle vicieux d’endettement dont il ne parviendra jamais à sortir. Relégués en Championship (2e division) en 2005, les Saints sont, depuis le week-end dernier, officiellement rétrogradés en League One (3e division). Les joueurs ne doivent leur dernière paye qu’à la générosité de leurs supporteurs, qui ont répondu présent à l’appel "Save our Saints", en donnant 145 000 euros.
La faillite de ce club centenaire n’est qu’un exemple parmi d’autres de mauvaise gestion, qui entraîne actuellement une flopée de clubs anglais vers une mort certaine. À ce titre, le cas de Leeds est sans doute le plus parlant. Demi-finalistes de la C1 en 2001, les Whites vont vite faire les frais de la mégalomanie du dirigeant Chris Akers, qui endette le club à hauteur de 110 millions d’euros. Relégué en Championship en 2004, Leeds s’enfonce un peu plus en 2007 et rétrograde en League One. Symbole de la décadence du club, Peter Ridsdale, dernier président en date, s’était offert pour son bureau un joli poisson rouge à 265 euros...
La liste est encore longue, et l’on pourrait s’attarder sur les cas tout aussi désespérés de Leicester, Wimbledon et Halifax. Pourtant, cette situation ne semble pas interpeller les responsables financiers des grands clubs anglais, eux qui continuent de vivre allégrement au-dessus de leurs moyens. Il n’y a qu’à se pencher sur la récente étude publiée par Forbes pour constater que les sept clubs européens les plus endettés sont tous britanniques. Au total, selon les instances dirigeantes du football anglais, les clubs anglais ont 3,9 milliards d'euros de dettes dans leurs comptes.
Une dérive qui fait (enfin) réagir les instances politiques du Royaume-Uni, à tel point qu’une commission parlementaire accusait récemment les grands clubs anglais de "dopage financier". Cette commission appelle à une meilleure régulation et incite les autorités du football anglais à freiner les "niveaux ridicules de prêts" qui permettent à ces clubs de s’endetter jusqu’au cou. "Le manque de gouvernement adéquat et l’instabilité financière sont les deux points principaux dont a souffert le football anglais récemment", précise cette commission. Même son de cloche à l’UEFA, où le président Michel Platini martèle depuis son investiture qu’ "il faut empêcher les déficits des clubs".
En réponse à cette invective, Arsène Wenger, cible privilégiée de Michel Platini, s’en tient à la seule dimension sportive pour justifier de tels excès. "Je ne sais pas, il faudrait lui demander. Mais je crois que ce qui prime c'est le spectacle qu'on offre à un spectateur qui paye son billet", déclarait-il, il y à quelques jours. L’occasion de lui rappeler qu’en 2003, un club nommé Southampton disputait la finale de la Cup face à Arsenal. Aujourd’hui, le supporteur des Saints, qui a certainement oublié la notion de spectacle, ne paye plus seulement son billet. Il paye aussi le salaire des joueurs...
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Commentaires 1 - 7 de 7
Love Football - Qu'es ce que tu feras quand il n'y aura plus d'argent dans la banque comme en septembre 2008??? Ben, tu trouveras des solutions (revendre ton stade, tes joueurs.....)
Avec de la chance tu verras Ryan Giggs au PSG!
De toute facon l'argent ne sort pas de la poche du contribuable, ni de la tienne
En tous les cas avec des raisonements comme cela t'es pas pret de voir Ribery, CR7 ou Torres dans le championnat francais
Allez Arsenal
et comme le chante cabrel:
"C'est que le début d'accord, d'accord...
Et ça continue encore et encore..."
@post4: que se passera-t-il qd les milliardaires retireront leurs billes (abramovitch, glazer...)?
comment fera le big four pour éponger sa dette cumulée de 1 milliard et demi de £?
bah tu finiras par regarder la finale de la coupe de la ligue car y'aura plus de premier league !!!!!
Tant que le système permet cela, je ne vois pas pourquoi les clubs s'en priveraient, surtout lorsqu'on voit leur réussite sportive. Wenger a raison de ne parler que de ce qui le concerne: l'aspect sportif. L'UEFA et la FIFA c'est deux belles bandes d'hypocrites,Platini en tete, c'est à eux de réguler tout ca. Pour le moment je n'hésite absolument pas entre le match de Ligue1 de demain, entre Bordeaux et Rennes, et le matche 100% english entre Man U et Arsenal.Que ceux qui suivront la C. League demain comme moi sachent qu'ils participent à encourager ces équipes à creuser leur déficit, moi au moins je l'assume.
je orefere regarder du football endette anglais que la finale de la coupe de la ligue des bien portants avec des equipes aux pieds carres
Allez la premiere league
il faudrait qu'un club comme arsenal ou manchester depose le bilan et là on va bien rigoler je pense parce que c'est connu l'argent ne fais pas le bonheur les anglais auront tot ou tard le revers de la medaille je le repete depuis le debut l'ere anglaise sur le foot c'est un cycle
eh oui c'est le systéme financier qui est à revoir, si les dirigeants étaient caution solidaire des dettes de leurs clubs ,il n'y aurait pas toute cette dérive , mais comme ce n'est pas le cas, ce sera les banques qui ont accordé les prets qui devront payer puis comme ils ne pourront pas ce sera l'état qui payera la note des banquiers, donc nous ...enfin les anglais !
Bref au passage certains se seront enrichis et grace à la majeure partie de la population modeste et pauvre, c'est génial ce systéme non ?
La réponse de Wenger est ridicule, immorale, et surtout typique des responsables de clubs anglais pour justifier leurs dépenses excessives et injustifiées.
"Ce qui prime, c'est le spectacle...". En partant de cette seule résolution, alors oui, effectivement, pourquoi se soucier de quoi que ce soit ?
On est comme dans un jeu vidéo, avec l'option "illimited credits". Mais on en arrive aussi à ne plus avoir pratiquement un seul anglais dans l'organigramme de clubs comme Arsenal, de joueurs qui vous expliquent que c'est le club de leur rêve (alors qu'ils ne savent même pas placer Londres sur une carte). Et il y a 15 ans, ces mêmes joueurs auraient expliqué que le club de leur rêve, c'était Milan ou même l'Atalanta de Bergame, à l'époque où seule l'Italie comptait au niveau européen...
Bref, Wenger amasse tout ce qu'il peut avant que le système ne se casse. Mais il s'en fiche, puisqu'il fait comme tous ces gens, il se dit "ce seront les autres qui paieront les pots cassés, moi je ne serai plus là et je me serai assez enrichi...".
En attendant, Southampton disparait, Leeds disparait, et à ce rythme, d'autres suivront. Mais qui s'en intéresse ? L'Histoire de ces clubs ne fait pas vendre, évidemment... C'est bien dommage...
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