Moto-Live.com
motolive

Michelin et le challenge technique du Mugello

mer 28 mai, 09h53


Le Grand prix d'Italie est l'une des courses les plus attendues du calendrier MotoGP.

Un tracé à grande vitesse dans une magnifique vallée en Toscane font du Mugello un événement très apprécié des pilotes, des équipes et des fans qui se déplacent en masse pour assister à la course.

Cette année, le GP d'Italie marque le premier tiers du Championnat du Monde MotoGP, avec actuellement trois pilotes Michelin classés parmi les cinq premiers : Jorge Lorenzo (Fiat Yamaha Team YZR-M1-Michelin), Dani Pedrosa (Repsol Honda RC212V-Michelin) et Colin Edwards (Yamaha Tech 3 YZR-M1-Michelin). Il sera également le premier GP MotoGP national pour le rookie italien Andrea Dovizioso (JiR Team Scot Honda RC212V-Michelin).

Michelin détient un beau palmarès au Mugello ayant remporté les 15 derniers GP de la catégorie reine disputés sur ce circuit. Le record du tour n'a pas été amélioré depuis trois ans en raison du revêtement de plus en plus bosselé.

« Le Mugello est un circuit magnifique, avec beaucoup de changements de niveau qui lui donnent son caractère, aussi bien du point de vue du pilotage que de celui des pneumatiques », indique Jean-Philippe Weber, responsable de la compétition moto chez Michelin. « Le tracé est un peu plus contraignant que celui du Mans mais il ne figure pas parmi les plus exigeants pour les pneus. Il faut noter que les secteurs en montée sont contraignants pour le pneu arrière et ceux en descente pour le pneu avant. »

« Au Mugello, le pneu avant est primordial en raison des nombreuses entrées de virages en descente dans lesquelles les pilotes ont besoin d'une bonne adhérence et d'une grande maniabilité pour leur permettre de négocier en pleine confiance les nombreux changements de direction à haute vitesse. »

« Au niveau du pneu arrière, les pilotes recherchent un bon niveau d'adhérence et de motricité sur l'angle maxi afin de maintenir une vitesse élevée en milieu comme en sortie de virage. »

« Le revêtement est assez ancien et bosselé, de sorte que les pilotes tentent de trouver des trajectoires plus lisses dans les virages. Il nous est difficile de les aider sur ce point précis car si nous devions élaborer des carcasses plus souples pour absorber les bosses, cela engendrerait trop de mouvement du pneumatique. La puissance moteur représente l'autre facteur clé au Mugello, la ligne droite figure parmi les plus longues du MotoGP. »

« Nous sommes impatients de voir Andrea disputer sa première course nationale MotoGP. Bien qu'il soit un rookie en catégorie reine, son début de carrière est impressionnant surtout qu'il ne dispose pas d'une machine d'usine. Il a prouvé qu'il pouvait se classer dans le top 5 ou 6 . Son style de pilotage représente un défi intéressant pour nous. Il est doux et agressif à la fois, il passe plus de temps sur l'angle maxi que la plupart des pilotes. Nous travaillons donc pour lui proposer un bon compromis adhérence/maniabilité du pneu avant. »

© CAPSIS International