Eurosport - mer, 28 mai 19:22:00 2008
L'Allemand Andre Greipel (High Road) s'est imposé au sprint lors de la 17e étape du Tour d'Italie. Il a devancé son coéquipier Mark Cavendish qui lui a offert la victoire, et l'Italien Daniele Bennati (Liquigas). L'Espagnol Alberto Contador (Astana) reste maillot rose.
La formation High Road a réinventé la vitesse par équipes, mercredi, à l'arrivée de la 17e étape du Tour d'Italie gagnée à Locarno, en Suisse, par l'Allemand André Greipel. Omniprésent dans les derniers kilomètres, le groupe américain a manoeuvré à la perfection pour placer deux des siens aux deux premières places. Mark Cavendish, censé être son sprinteur numéro un, est resté jusqu'au bout dans le sillage de Greipel, en principe sa dernière rampe de lancement. Dans la courte ligne droite finale, moins de 250 mètres, le Britannique de l'île de Man s'est retourné plusieurs fois pour contrôler un éventuel retour de l'Italien Daniele Bennati. Deuxième sur la ligne, il a levé les bras en signe de triomphe, en même temps que Greipel, avant que les deux hommes tombent dans les bras l'un de l'autre.
Ce triomphe collectif, qui a relégué Bennati (vainqueur à trois reprises depuis le départ) à la troisième place, a laissé Cavendish à son bilan de deux succès, devancé par conséquent par son concurrent italien au bilan (2/3). Mais, sur l'ensemble de la course rose, le Britannique a produit forte impression. Greipel, un solide gabarit de 25 ans, s'est imposé, lui, pour la première fois dans un grand tour. Son palmarès comportait déjà des succès sur différents continents, notamment en Australie où il s'était montré irrésistible en janvier dernier dans le Tour Down Under.
Le train High Road
Interrogé sur le comportement de Cavendish, qui n'avait pas semblé sprinter avec la dernière énergie, Greipel a répondu après avoir vu le film d'arrivée: "Je pense qu'il a essayé de passer." Et à un journaliste qui insistait, il a coupé court: "No comment." L'Allemand natif de Rostock, où il est venu au cyclisme par l'entremise du découvreur de Jan Ullrich, a préféré insister sur la qualité du travail d'équipe qui a annihilé l'échappée du jour (Ignatiev, Gavazzi, Huguet). Le Russe Mikhail Ignatiev, champion olympique de la course aux points, a insisté jusqu'aux 4 derniers kilomètres. Sans réelle espérance au vu du final, tout plat, près des rives du lac Majeur.
Dans cette dernière occasion proposée aux sprinteurs avant l'arrivée de dimanche, sauf coup de théâtre, le train High Road a fonctionné sans anicroche. "Nous avons des coureurs parmi les meilleurs pour faire ce travail, a souligné Greipel en citant ses coéquipiers (Pinotti, Hansen, Rabon) puis les deux éléments décisifs, le Britannique Bradley Wiggins et l'Allemand Tony Martin.Jeudi, le Giro relie les deux sites des prochains Championnats du monde, la bourgade suisse de Mendrisio (2009) à la ville italienne de Varèse (2008).
L'étape, longue de 147 kilomètres, se conclut par deux tours du circuit qui sera proposé en septembre aux candidats au maillot arc-en-ciel. Le tenant, l'Italien Paolo Bettini, a fait part de ses ambitions. Mais le double champion du monde, en proie à des difficultés respiratoires, a affiché une mine inquiète à l'arrivée à Locarno. Au contraire du maillot rose, l'Espagnol Alberto Contador, soulagé de ne pas connaître de problème d'allergie.