NANTES (AFP) - La vente du FC Nantes par le groupe Dassault à l'homme d'affaires franco-polonais Waldemar Kita, associé à Alain Florès, l'ancien directeur général du club nantais, a été finalisée, a-t-on appris samedi de sources proches du dossier.
Cette vente, qui a été conclue dans la nuit de vendredi à samedi, devrait être signée officiellement samedi après-midi et devenir effective en début de semaine puisqu’elle est soumise à la réunion d’un comité d’entreprise puis à un conseil d’administration, points de passage obligés.
Waldemar Kita devrait par ailleurs avoir un entretien téléphonique avec le député-maire socialiste de Nantes Jean-Marc Ayrault ce samedi.
M. Kita, 53 ans, a vendu en début d’année sa société Cornéal, spécialisée dans la fabrication de lentilles intra-oculaires destinées à la chirurgie de la cataracte, devenue numéro un français et quatrième groupe européen, pour 180 millions d’euros au groupe américain Allergan.
Après avoir été propriétaire entre 1998 et 2001 des Suisses du Lausanne Sports, celui qui avait courtisé l’OGC Nice en 2001 a donc saisi sa deuxième chance d’acquérir le FC Nantes.
En 1998, il avait en effet déjà formulé une première offre de reprise (9 millions de francs et 60 millions sur trois ans) d'un FC Nantes alors flamboyant, mais le conseil d’administration de l’époque avait refusé de donner suite à sa proposition.
Cette fois, il s’est associé à Alain Florès, ancien directeur-général du FC Nantes de 1992 à 1999, dont la compétence et les réseaux sur Nantes auprès des milieux sportifs et économiques en font un allié de poids.
Les deux hommes se sont rapprochés en avril dernier alors qu'Alain Florès cherchait à finaliser son projet. "Waldemar n’était pas très chaud, un peu échaudé par le refus qu'il avait essuyé en 1998 ", explique un proche de Waldemar Kita, ancien joueur amateur et disposant du diplôme d’entraîneur (DEPF).
"C’est un amoureux du foot, un passionné avec ce que cela engendre de positif et de négatif, précise-t-on de même source. C’est surtout un gros 'bosseur'. A Nantes, il sera très présent. On sera plus proche d'un fonctionnement Sarkozy-Fillon que du duo Pape Diouf-Robert Louis-Dreyfus à Marseille. Le patron, ce sera lui comme peut l'être Gervais Martel à Lens. Jusqu’ici, sa société était le principal écueil à son implication dans un club. Il ne se voyait pas rester sans rien faire à l'aube de la retraite".
Tout semble s’être accéléré depuis 72 heures dans ce dossier de reprise. Les négociations entre la banque d'affaires du groupe Dassault, Natixis, et le tandem Alain Florès-Waldemar Kita (représenté par son cabinet d’avocats) se sont traduites par d’incessants allers-retours, des propositions, contre-propositions tant sur les aspects financiers que juridiques.
Vendredi, l'ancien PDG de Cornéal n'avait pas hésité à formuler une offre de rachat de 10 millions d'euros, hors budget de fonctionnement et hors enveloppe de recrutement, pour reprendre le club.

AFP/Franck Perryagrandir la photo

