Trois victoires d'étapes par Samuel Dumoulin, Cyril Dessel et Sylvain Chavanel, Sandy Casar et Amaël Moinard dans les vingt premiers (en attendant le déclassement de Dmitri Fofonov qui pourrait profiter à Stéphane Goubert) : le bilan des Français dans ce Tour est bien plus reluisant qu'en 2007. Devant leur public, ils font toujours le choix de l'offensive mais désormais avec une pointe de réussite, de culot ou d'expérience qui font de l'animateur de la course un vainqueur. Si le podium semble toujours inaccessible, les jeunes coureurs à l'image de Romain Feillu ou Rémy Di Gregorio ont formulé des promesses solides. Notre bilan équipe par équipe.
COFIDIS a concrétisé ses occasions
Contraint à quitter le Tour par la petite porte l'an dernier après le contrôle positif de l'Italien Cristian Moreni, l'équipe d'Eric Boyer sort d'un Tour complet. Selon les voeux du manager, les neuf coureurs ont attaqué sans relâche depuis les routes bretonnes jusqu'aux Champs-Elysées, souvent dès le km 0 (à l'image de Florent Brard à Narbonne). Selon le classement des baroudeurs de L'Equipe, la formation nordiste est celle qui a accumulé le plus de kilomètres en tête (1590, devant La Française des Jeux et Agritubel) grâce notamment à Brard, Samuel Dumoulin et Sylvain Chavanel. Super-combatif du Tour, ce dernier a été récompensé de ses nombreux efforts à Montluçon. Mérité au vu de ses échappées au long cours (vers Saint-Brieuc puis Super-Besse) ou de ses accélérations tranchantes dans le final (à Nîmes et Digne-les-Bains). Samuel Dumoulin a placé l'équipe sur de bons rails en remportant la 3e étape à Nantes. Malgré la déception David Moncoutié, Cofidis a pu compter sur la révélation Amaël Moinard, deuxième Français et 15e au classement général pour son premier Tour. « J'aime les courses par étapes, a-t-il reconnu. J'ai compris le travail qu'il me reste à faire. Le top 10 me semble accessible. »
AG2R a élevé son niveau
« On nous a critiqué car on ne nous voyait pas pendant la première semaine, rappelle Cyril Dessel. Mais on avait fait le choix d'aligner une équipe de grimpeurs, et cela a payé. » Après une saison 2007 gâchée par une toxoplasmose, l'ancien Maillot Jaune a décroché ce qu'il est venu chercher : une victoire d'étape. Après un superbe début de saison, il a profité d'une connaissance minutieuse de l'arrivée pour s'imposer à Jausiers, à l'issue d'une grande étape alpestre. «En plus, on attend une victoire sur tapis vert», ajoute le directeur sportif Vincent Lavenu, en référence à Vladimir Efimkin, deuxième à Bagnères-de-Bigorre derrière Riccardo Ricco. Plus généralement, la deuxième place au classement par équipes révèle l'aisance de cette équipe dans les Pyrénées et les Alpes où Stéphane Goubert toujours constant (21e au général) a pu épauler le Slovène Tadej Valjavec et le Russe Vladimir Efimkin, 10e et 11e du général.
CREDIT AGRICOLE, la fin pourrait les priver de moyens
Tout avait si bien commencé pour la formation de Roger Legeay. Bien lancé par ses poissons-pilotes William Bonnet et Mark Renshaw, le Norvégien Thor Hushovd s'était imposé en force à Saint-Brieuc. L'Australien Simon Gerrans a ensuite gagné en filou à Prato Nevoso. Un bilan idéal pour un effectif à la recherche d'un nouveau sponsor. Hélas, le contrôle positif de Dmitri Fofonov, révélé dimanche sur les Champs-Elysées, jette une ombre au tableau. « La réaction des coureurs a été de dire que ça peut-être tout casser (...) J'espère qu'il sera compris qu'il s'agit d'une bêtise individuelle », réagit Legeay dans L'Equipe. Première réponse le 1er août.
AGRITUBEL : Feillu au four et au moulin
L'abandon précoce du leader désigné Christophe Moreau (dès la 7e étape) n'a pas troublé le Petit Poucet du peloton, formation de Continental Pro : le champion de France Nicolas Vogondy, Freddy Bichot ou Nicolas Jalabert ont tenté leur chance, Jimmy Casper a tenu son rôle dans les sprints massifs (3e à Toulouse). Mais la vraie satisfaction de l'équipe est Romain Feillu. Arrivé avec douze jours de compétition, il avait l'objectif de se montrer lors de la première semaine et il a été bien au-delà : troisième à Nantes, il a enfilé le Maillot Jaune avant de titiller Mark Cavendish dans le sprint de Nîmes (3e) et d'attaquer vers Saint-Etienne (3e). Fatigué et malade, il s'est montré tout aussi combatif pour éviter (en vain) l'élimination, à Montluçon. Très prometteur pour un coureur de 24 ans.
FRANCAISE DES JEUX : le 2 porte malheur
Dans l'équipe de Marc Madiot, on peut aussi commencer par les promesses, à l'image de Rémy Di Gregorio qui a choisi les deux étapes plus terribles (Hautacam puis Alpe d'Huez) pour se lancer dans des échappées au long cours. Pour son premier Tour, Jérémie Roy n'est pas passé loin à Montluçon, face à Sylvain Chavanel. Sa deuxième place est finalement symbolique de la frustration de la formation, déjà deuxième à Plumelec (Philippe Gilbert), à Narbonne (Sébastien Chavanel) et à Jausiers (Sandy Casar). Ce dernier se console à peine avec sa 14e place au général (meilleur Français) : « C'est une place honorifique. Mais j'étais venu sur ce Tour pour gagner une étape.»
BOUYGUES TELECOM, de la friture sur la ligne
Le Maillot à pois de Thomas Voeckler et la troisième place de Jérôme Pineau à Plumelec pouvaient laisser espérer le meilleur pour les protégés de Jean-René Bernaudeau. Le meilleur n'est jamais venu : échappé vers Foix, Pierrick Fédrigo s'est contenté d'une sixième place au final avant de manquer le bon wagon entre Roanne et Montluçon. Figurant parmi les dix équipes qui ont atteint Paris sans victoire d'étape, Bouygues Telecom finit 17e au classement des gains, avec 24.900 euros à se partager. - A.T.

TDF Bleus, blancs et surtout rougesagrandir la photo

Commentaires 1 - 2 de 2
Je ne pense pas que la différence soit le dopage, mais le dopage a incontestablement eu deux @#$%équences. La première, c'est que les jeunes hésitent à faire du vélo, à plus forte raison sur route. Tu parles du nombre de licenciés de la FFC, mais je te signales, le kid, que cette fédé englobe aussi le VTT et le cyclisme sur piste, et les français ne sont pas mauvais dans ces deux disciplines. Il ne faut pas oublier que le VTT est aussi un réservoir de plusieurs bons grimpeurs - Evans, Rasmusen (OK, pas un bon exemple), Dufaux (pas bon exemple non plus...) - et je serais curieux par exemple de voir ce que Absalon, qui a tout gagné en VTT, donnerait sur route.
La deuxième @#$%équence, c'est que l'équipe Festina possédait outre Virenque plusieurs coureurs complets (Rous, Moreau, Brochard) qui ont perdu du temps dans l'histoire et ont ainsi gâché leur potentiel. Dur de remettre la formation en route après un tel gâchis...
Les coureurs français sont RIDICULES à l'image de la nullité incarnée par Voeckler qui devrait se recycler en clown! Le plus tôt sera le mieux!
Comment la FFC qui compte le plus grand nombre de coureurs licenciés dans le monde n'a même pas un coureur dans les dix premiers du TDF?
Soit le dopage continue et la pantomine des contrôles permet aux tricheurs de faire ce qu'ils veulent ou bien les coureurs français sont nuls....archis nuls ce qui parait statisquement "IMPROBABLE"
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