Marion Bartoli est véritablement de retour à un très bon niveau. Finaliste à Stanford, demi-finaliste dans le Tier I de Montréal, la Française est désormais au 3e tour de l'US Open après un match très sérieux face à Virginia Ruano Pascual. Malgré la sévérité apparente du score (6-4, 6-2), Bartoli a dû serrer le jeu très souvent au cours d"une rencontre très disputée. Gênée en début de match par le slice de Ruano Pascual, spécialiste du double tombée au-delà de la 100e place mondiale mais très expérimentée, la Française a su trouver les solutions pour refaire à deux reprises un break de retard. Plus puissante, prenant la balle très tôt, elle a su ne pas se frustrer sous le nombre des balles qui ne cessaient de revenir. Toujours à l'offensive pour ne pas tomber dans le faux rythme adverse, elle s'est qualifiée sur sa deuxième balle de match. Au prochain tour, elle devra se montrer tout aussi brillante, puisqu'elle défiera l'Américaine Lindsay Davenport , qui s'est sortie du piège russe tendu par Alisa Kleybanova, 19 ans et 34e mondiale, qui a vendu chèrement sa peau (7-5, 6-4) au terme d'un match explosif entre deux grandes cogneuses.
Dementieva sans pitié
Elena Dementieva a eu besoin d'un match un peu tendu au premier tour pour oublier la médaille d'or décrochée à Pékin et retrouver l'envie d'aller chercher éventuellement sa première victoire en Grand Chelem. La victime de ce réveil a été Pauline Parmentier , qui a subi la cadence infernale de la 5e joueuse mondiale. Toujours aussi impressionnante en coup droit, la Russe s'appuie désormais sur un service enfin à la hauteur de son jeu de fond de court. Parmentier a été asphyxiée. La défaite en (6-2, 6-1) et 58' est sévère, mais la Bleue a confié avoir subi la pression de l'événement.
La réussite n'était pas dans le camp français, puisqu' Aravane Rezaï a elle aussi été éliminée. Face à Sybille Bammer (n°29), Rezaï a livré un match terriblement frustrant. La Française, qui possède certainement l'une des frappes les plus puissantes du circuit, a donné l'impression de plus se battre contre elle-même que contre Bammer. Après deux premiers jeux encourageants avec des points gagnants filant à la vitesse de l'éclair, elle a accumulé les fautes directes pour encaisser sept jeux de suite en se retrouvant menée 1-0 dans le deuxième set... Rezaï a attendu d'être dos au mur (3-5) pour trouver la bonne tactique. L'enchaînement de balles hautes pour casser le rythme et l'attaque sur la première balle courte. Elle a tenu deux jeux (5-5) avant de céder à son envie de tuer l'échange dès le premier coup. Résultat, elle s'est inclinée sur un dernier coup droit trop long, sa 49e faute directe du match pour 17 coups gagnants. Huitième de finaliste en 2006, Rezaï a la qualité de frappe et le caractère pour récidiver, il faudrait seulement qu'elle parvienne à canaliser cette vitesse de bras qui vaut de l'or.
Jankovic malgré la peur
Pas facile d'être n°2 mondiale sur un court Arthur Ashe plein à craquer et de ne pas parvenir à se défaire de la 63e joueuse mondiale. Jelena Jankovic a bien failli y perdre son serbe mais s'en est finalement sortie, au mental, contre la Suédoise Sofia Arvidsson . En chasse de sa première couronne en Grand Chelem, Jankovic n'a pas montré son meilleur tennis mais ses qualités de combattante. Face à une adversaire lâchant avec talent tous ses coups, Jankovic a vécu un match au bout de l'angoisse dont elle a l'habitude. On ne compte plus les rencontres où elle a le match en main, comme ici à 6-3, 6-5 service à suivre, et commence à le laisser filer. Une fois le tie-break du 2e set perdu, Jankovic a retrouvé ses forces (3-0) : science du contre, couverture de terrain, ping-pong sur la ligne de fond. Pour aussitôt les oublier et se retrouver menée 4-3 en jouant trois mètres derrière sa ligne de fond. Un très mauvais jeu adverse à 4-5 lui a donné une première bouffée d'air avant que la championne ne sorte de sa boîte afin d'arracher sa qualification (7-5).
Zvonareva à la trappe
La surprise du jour est venue de l'élimination de Vera Zvonareva , récemment médaillée de bronze aux Jeux de Pékin. Face à Tatiana Perebiynis , la Russe est retombée dans ses travers pour s'incliner (6-3, 6-3) en 1h30' de jeu dans un festival de fautes directes (30). Sa compatriote Svetlana Kuznetsova , elle, s'est imposée contre la Roumaine Sorana Cirstea (7-6[3], 6-1). Dans les autres rencontres, la Russe Ekaterina Makarova a confirmé sa victoire sur Anna Chakvetadze en se qualifiant pour le 3e tour, alors que l'Autrichienne si prometteuse Tamira Pasezk, tombeuse de Maria Kirilenko, s'est s'effondrée (6-1, 6-2) contre Magdalena Rybarikova. Dans la série des petites jeunes qui montent, Anastasia Pavlyuchenkova a subi l'expérience de la gauchère Patty Schnyder (6-3, 6-3), tandis que Caroline Wozniacki et Viktoria Azarenka ont gagné le droit de se défier.



Commentaires 1 - 3 de 3
Oh, miracle, ils ont rajouté un paragraphe sur elle maintenant...histoire que le titre ait quelque chose à voir avec le contenu... :-)
@ Guy F : quand on met le nom d'une personne dans le titre d'un article, il est assez logique qu'on s'attende à ce que l'article parle de cette dernière, non? ;-)
Parcequ'il n'y a rien à dire, match insipide, opposition nulle.
Ah ça c' est ENORME !! Un article dont le titre indique qu'il parle de Marion Bartoli...et pas un seul mot sur elle dans le texte !!!! Mais pour qui nous prend-on, franchement ????
Veuillez vous connecter pour laisser un commentaire
Pas encore utilisateur Yahoo! ? Inscrivez-vous maintenant pour ouvrir un compte gratuitement