PARIS (AFP) - Le groupe du Paris SG, à l'isolement depuis dimanche en raison de trois cas de grippe H1N1 à l'origine du report de son match contre l'OM, a repris l'entraînement mercredi rassuré, même si les questions demeurent avant son déplacement dimanche à Sochaux (L1).
"Les malades se sentent parfaitement bien et il n'y a pas d'autres cas", a déclaré le médecin du PSG Eric Rolland qui, lors de leur isolement, a contacté individuellement les joueurs. "Nous nous sommes assurés ce matin qu'aucun n'avait de fièvre résiduelle et que les joueurs étaient aptes à reprendre l'entraînement."
Particulièrement attendus, Mamadou Sakho, Ludovic Giuly et Jérémy Clément, les trois joueurs contaminés, étaient au rendez-vous devant leur président Robin Leproux (qui s'est fait discret) et devant une assistance d'une cinquantaine de personnes, dont de nombreux enfants.
"Ca va beaucoup mieux, a réagi Giuly. J'ai passé quatre jours au lit sans pouvoir me lever. J'ai dû mettre ma femme et mon enfant de côté à la maison."
Après avoir couru avec le groupe, qui a ensuite poursuivi normalement la première séance depuis samedi, lui et Sakho ont cependant abrégé leur séance et rejoint Hoarau aux soins.
Toujours sous Tamiflu, au moins jusqu'au match à Sochaux dimanche, le groupe parisien pourrait révéler d'autres porteurs du virus d'ici là, l'efficacité du médicament ne pouvant pas être garantie à 100%, selon le Dr. Rolland.
"On a réduit l'incertitude au maximum. Le risque est peut-être plus pour l'équipe adverse", a expliqué M. Rolland, selon lequel Sochaux est traité de façon préventive, pour éviter un nouveau et éventuel report, peu probable mais pas formellement exclu.
"On a été cohérents jusqu'au bout mais beaucoup de questions se posent sur ce qui s'est passé", a-t-il toutefois reconnu en précisant que deux autres Parisiens (Loris Arnaud, joueur, et Raphaël Fèvre, préparateur physique) qui présentaient des symptômes dimanche n'avaient pas subi de prélèvement et que, parmi eux, Loris Arnaud était resté confiné dans sa chambre tout l'après-midi.
Une façon de désamorcer la polémique avec ceux qui imaginent que le PSG, à l'image d'un Clément qui jouait aux cartes avec ses partenaires sans prendre de précaution, a volontairement laissé courir le virus dans le groupe pour qu'un maximum de joueurs soient contaminés et ainsi augmenter les chances de report.
"Ce n'était pas le but de ne pas jouer", a certifié Giuly, qui ne souhaite pas "une autre polémique" avec les Olympiens. "J'en ai parlé avec les joueurs, ils avaient vraiment envie de jouer le match. Il faut calmer le jeu. On est partant pour rejouer quand ils veulent."
"La seule façon d'en sortir, serait de vacciner tout le monde mais on dit que ça peut être dangereux, a conclu Eric Rolland. En plus il n'y aura pas de vaccin avant le 15 novembre et il y a un délai avant qu'il soit efficace. On recommandera à tout le monde, sauf pour les trois grippés, de se faire vacciner."
Après avoir un moment menacé la réserve du PSG, dont deux joueurs présentaient des symptômes, le virus semble bien s'écarter puisque les prélèvements réalisés mardi sur l'un des deux réservistes, se sont avérés négatifs mercredi.
Le club évite ainsi une nouvelle controverse en raison de la présence dimanche lors du match de CFA des deux pros Camara et Boli, qui même s'ils ne présentaient pas de signes particuliers, n'ont été isolés qu'à l'issue de la rencontre.
Une bonne nouvelle qui en cache une autre puisque cela aura au moins permis au défenseur de faire son grand retour après une absence de plus de trois mois causée par une phlébite.

AFP/Stephane de Sakutinagrandir la photo




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