Décidée à faire interdire les paris lors du tournoi de Roland-Garros, la Fédération française a perdu la première manche de sa bataille juridique contre les sociétés de paris en ligne. La FFT a été déboutée lundi dans trois procédures en référé intentées contre les sociétés Ladbrokes, bwin et Sporting Exchange (Betfair). La Fédération peut encore faire appel, dans un délai d'un mois après que le jugement lui aura été notifié par huissier.
Alors que la législation française interdit les paris sportifs autres que ceux organisés par la Française des Jeux., le lobby européen des jeux en ligne EGBA a réagi par communiqué «se félicitant de cette décision qui confirme que les opérateurs concernés ne violent pas les droits de la FFT, organisatrice de Roland-Garros et des Masters de Paris» . La Fédé avait justifié son action par le risque que font courir ces sites au tournoi en organisant des paris en temps réel sur des éléments comme la durée des jeux ou le nombre de doubles fautes, notamment en matière de corruption et de trucage.


