Jens Voigt (GER/CSC), vainqueur de l'étape : «Le coureur qui prend l'initiative, qui attaque le premier, est favorisé dans ce genre de situation. Quand je me suis retrouvé dans l'échappée, mon directeur sportif m'a dit que ce n'était pas forcément une bonne idée de se retrouver dans un groupe pareil. Mais, une fois dans l'échappée, il fallait essayer de faire un résultat.»
Giovanni Visconti (ITA/Quick Step), 2e de l'étape : «Voigt a été très fort. Il nous a fait croire qu'il était juste. Quand il a attaqué aussi loin de l'arrivée, on a pensé qu'il ne tiendrait pas. Ensuite, quand nous nous sommes rendus compte de l'erreur, c'était trop tard.»
Gabriele Bosisio (ITA/LPR), 4e de l'étape : «Nous aurions pu revenir sur Voigt. Mais on a commencé à s'attaquer l'un l'autre. J'ai eu l'impression que, lorsque nous sommes restés à trois, certains se satisfaisaient d'une place (d'honneur). Moi, j'ai travaillé alors que j'étais pourtant le moins rapide.»
Daniele Bennati (ITA/Liquigas), 5e de l'étape : «Nous en sommes à la dernière semaine du Giro et il y a eu beaucoup d'étapes dures. Dans l'échappée, je me suis retrouvé avec des coureurs très forts. Mais je suis content de ma prestation. J'avais encore des bonnes jambes.»
Paolo Bettini (ITA/Quick Step), 6e de l'étape : «J'ai toussé, j'ai eu du mal à respirer, j'en ai bavé aujourd'hui ! Quand Voigt a attaqué, nous étions d'accord au début. Mais il y en a qui ont cherché à s'économiser. C'est lui qui a eu raison de passer à l'attaque. C'est comme ça !»
Alberto Contador (ESP/Astana), leader : «C'est un plaisir de courir devant un public aussi chaleureux. Demain ? Ce sera une journée difficile. Je m'attends à être attaqué mais je suis confiant.» (AFP)


