Après les piètres performances de Laure Manaudou et ses inquiétantes déclarations, l'entraîneur du club de Mulhouse, Lionel Horter a admis que ses nageurs avaient peiné aux Championnats d'Ecosse : « Tout le groupe a un peu du mal. J'ai du mal à mesurer. C'était un peu moins engagé qu'à Paris (à l'Open du 17 au 19 juin). Cela me surprend dans le sens où on a l'habitude de faire des compétitions tout au long de l'année, dans des contextes parfois soporifiques. C'est vrai qu'on n'en attend pas des miracles. Mais là, la semaine dernière à Paris comme ici, j'ai l'impression qu'ils ont eu un peu de mal à se mettre dans le truc. Et en même temps, ils ont travaillé très dur pendant les huit jours, dans l'eau et en musculation. Ils avaient les bras encore un peu plus lourds. Mais Laure, ce matin, a fait un effort d'entraînement, pas un effort de compétition».
Visiblement mécontent des performances de Manaudou, Lionel Horter n'a pas mâché ses mots : «Elle sait qu'elle n'a pas puisé. Elle était perdue au bout de 600 -700 m. Elle n'a plus l'habitude de faire une course aussi longue, alors que pendant des années elle a fait des 1500, en Coupe de France notamment et même au Championnat du monde quand il y en avait un. Elle avait ses repères. Physiquement et nerveusement, je crois qu'elle avait besoin de faire un 1500. J'aurais préféré qu'elle force un peu plus (...) Elle travaille bien mais ici, dans cette compétition, elle ne s'est pas engagée. Peut-être que c'est le contexte, la fatigue. Mais quand sur un départ Laure prend 1,50 m, c'est qu'elle n'est pas fraîche».
Pas question de bouleverser pour autant le programme d'entraînement de tous les nageurs mulhousiens : «Il ne faut pas bouger d'un iota là-dessus. On a largement le temps encore de faire ce qu'il faut à l'entraînement pour que, quand ils arrivent le jour des courses, ils soient en confiance». (avec AFP)


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